Attaques de Bombay: l'Inde accuse des "agences officielles" au Pakistan

International - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Le Premier ministre indien Manmohan Singh a accusé mardi des "agences officielles" pakistanaises d'avoir "soutenu" les attentats islamistes de Bombay fin novembre et fustigé Islamabad pour utiliser le "terrorisme" comme un outil dans ses relations avec l'Inde.

"Il y a suffisamment de preuves pour montrer que, compte tenu de la sophistication et de la précision militaire des attaques de Bombay, elles avaient obligatoirement reçu le soutien de certaines agences officielles au Pakistan", a déclaré M. Singh lors d'une conférence à New Delhi.

Le chef du gouvernement indien a aussi accusé le Pakistan d'utiliser "le terrorisme comme un instrument de (sa) politique d'Etat", répétant que ce pays avait dans le passé "encouragé et donné un sanctuaire" à des militants hostiles à l'Inde.

Les propos beaucoup plus durs que d'habitude du Premier ministre indien font suite à la transmission lundi par New Delhi à Islamabad d'un dossier de preuves "accablantes" de l'implication d'"éléments pakistanais" dans les attentats de Bombay et à la dénonciation de la complicité "probable" de hiérarques pakistanais.

L'Inde, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne imputent le carnage de Bombay (172 morts, dont neuf assaillants) au Lashkar-e-Taïba (LeT), un groupe islamiste armé clandestin pakistanais.

Ce mouvement --qui a nié toute implication-- aurait entraîné le commando de 10 assaillants, tous des Pakistanais selon New Delhi, avec le soutien d'"éléments" du régime pakistanais, c'est-à-dire liés aux services de renseignement d'Islamabad, affirment des responsables indiens sous le couvert de l'anomymat.

Car "il est difficile de croire que quelque chose de cette ampleur qui fut si long à préparer ait pu arriver sans que quiconque, n'importe où au sein de +l'establishment+ (Ndlr: l'ordre établi ou le pouvoir) du Pakistan, ne sache que cela se déroulait", avait dénoncé lundi le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Shiv Shankar Menon.

Le numéro 2 de la diplomatie indienne n'a toutefois pas accusé explicitement le régime d'Islamabad, ni ses puissants services de renseignement (Inter-Services Intelligence, ISI) d'une responsabilité directe dans les attentats.

Depuis ces attaques islamistes perpétrées du 26 au 29 novembre contre la mégalopole-symbole de la puissance économique indienne, l'Inde et le Pakistan enchaînent les joutes diplomatiques, mais n'ont pas pris officiellement de mesures concrètes qui pourraient les conduire à se faire la guerre.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi