Eleven Paris ne souhaite pas embaucher des Juifs et écope de 20 000 euros d'amende !

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Juif contre Juif ! Le cofondateur de Eleven Paris, Dan Cohen, Juif pratiquant, n’a pas voulu  embaucher un chômeur Juif parce qu’il ne voulait pas le faire travailler pendant  Shabbat, (suivant les règles du judaïsme, les Juifs religieux ne travaillent pas ce jour là , ndlr)

La célèbre marque de prêt-à-porter, ELEVEN PARIS, connue pour collection "LIFE IS A JOKE", la vie est un jeu, des T-shirts Femme Moustache avec dessus Will Smith,Wiz Khalifa, Lenny Kravitz ou encore Kate Moss , écope de  20.000 euros d'amendes ,son président,10.000 euros d’amende, et l’ancien directeur réseau à 5.000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis.

Une condamnation grave pour le chef d’entreprise , condamné mardi pour discrimination à l’embauche envers les Juifs, le tribunal correctionnel de Paris ayant retenu qu’il ne voulait pas les faire travailler le samedi, jour de shabbat, selon un jugement consulté jeudi par l’AFP.

Le jeune homme de 26 ans, a été embauché en contrat à durée indéterminée comme conseiller à la vente, le 4 octobre 2012. Quinze jours plus tard, le directeur réseau, qui faisait office de directeur des ressources humaines, lui signifie la fin de sa période d’essai, en lui remettant un courrier, sans motivation. Le salarié savait qu'il ne le gardait pas parce qu'ils ne voulaient pas le faire travailler shabbat.

C'est alors qu'il veut le prouver, en enregistrent  des conversations téléphoniques avec le responsable réseau, lequel expliquait, « ils ont pour pratique de ne pas faire travailler les personnes de confession juive sur les périodes de shabbat, tout ça justement parce qu’ils sont très pratiquants », mais lui assurait que, pour le vendeur, « niveau travaille ça allait ».

Il avait également enregistré une responsable d’une boutique, qui disait « le boss est un peu religieux », « Il ne veut pas que ses employés de confession juive travaillent pour shabbat ».

Dan Cohen, se défend en expliquant que son directeur réseau avait agi de sa propre initiative. Peine perdue, le tribunal a jugé sa défense « peu crédible » , pour eux, le « DRH »directeur des ressources humaines, n'a pas pu s'octroyer la liberté de commettre des discriminations religieuses à l’embauche.

Pour maître Patrick Klugman, avocat de la société et de monsieur Cohen,  la condamnation est selon lui « justifiée par rien, à part des racontars ». « Il n’y a pas de discrimination dans l’entreprise », affirme-t-il.

Il avance que le responsable réseau a été mis à pied, et a aujourd’hui quitté l’entreprise, laquelle a mandaté SOS Racisme pour mener un audit et sensibiliser aux questions de discrimination.

On ne sait pas à ce jour, si Dan Cohen va faire appel de la décision de justice.

Dan Cohen, ELEVEN PARIS

DAN COHEN ELEVEN PARIS

Les prévenus ont en outre été condamnés à verser au total 7.700 euros de dommages-intérêts au plaignant. Ce dernier est « très soulagé par la décision », selon son avocate, Maître Emilie Chalin, dans ce dossier où il n’est question ni de « racisme » ni « d’antisémitisme ».

L'employé est  « entré dans la religion » tardivement, après 20 ans, n’est « pas non plus un pratiquant obstiné » : il « n’aurait jamais refusé de travailler un samedi ». Cette affaire est « tellement invraisemblable » que ses parents ne le croyaient pas, a ajouté l’avocate.

Nathalie ZADOK

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