Du désert à la glace : l'exploit délirant de la première équipe de bobsleigh israélienne aux JO !

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Du désert à la glace : l'exploit délirant de la première équipe de bobsleigh israélienne aux JO !

L'impossible rêve devenu réalité : Israël envoie sa première équipe de bobsleigh aux Jeux olympiques

Huit ans d'acharnement pour écrire l'histoire du sport israélien

« Les rêves deviennent réalité. Pour ce rêve, ce jour est aujourd'hui. » Ces mots prononcés par AJ Edelman, pilote de l'équipe israélienne de bobsleigh, résonnent comme une victoire sur l'impossible. Le 22 janvier 2026, Israël a inscrit une nouvelle page dans son histoire sportive : pour la toute première fois, une équipe israélienne de bobsleigh participera aux Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina.

Un American Jew qui a bâti un rêve de ses propres mains

L'histoire de cette qualification est aussi invraisemblable qu'inspirante. AJ Edelman, un Juif américain, n'est pas seulement le pilote de l'équipe : il en est aussi le principal financier. Pendant huit années, cet homme obstiné a poursuivi un objectif qui semblait à la limite du délirant pour un pays où la neige est une rareté et où le bobsleigh est un sport totalement méconnu.

« C'est une réalisation historique », a déclaré le Comité olympique d'Israël en confirmant que le Comité international olympique avait invité l'équipe. « L'équipe israélienne de bobsleigh est désormais "l'équipe olympique israélienne de bobsleigh". Nous partons pour Milan. »

Une équipe venue d'ailleurs

Ce qui rend cette histoire encore plus remarquable, c'est la composition de l'équipe. Aucun des membres n'était originellement bobeur. Menachem Chen était champion israélien de lancer de poids pendant des années. Omer Katz vient du CrossFit et de l'haltérophilie. Ward Fawarsy et Uri Zisman (remplaçant) proviennent du rugby.

Ces athlètes ont tout quitté – leurs sports, leurs certitudes, leurs zones de confort – pour se lancer dans une aventure apparemment folle : représenter Israël dans un sport que personne dans le pays ne pratiquait. Ils ont tout recommencé à zéro, appris les techniques, encaissé les chutes, supporté l'entraînement brutal du bobsleigh.

Une dimension intercommunautaire symbolique

Un détail qui n'en est pas un : Ward Fawarsy et Uri Zisman sont des athlètes druzes de Galilée. Leur présence dans cette équipe olympique historique incarne parfaitement la diversité israélienne et démontre que l'excellence sportive transcende les origines communautaires. Dans un pays parfois divisé, cette équipe de bobsleigh réunit des Israéliens de toutes origines autour d'un objectif commun impossible.

Une qualification arrachée de haute lutte

La qualification n'est pas venue d'un miracle, mais d'un travail acharné. L'équipe a dû prouver sa valeur dans la Coupe nord-américaine, où elle a terminé cinquième, une performance suffisante pour obtenir une place via le système de repêchage. Edelman, qui avait déjà rempli le standard de qualification dans la catégorie individuelle plus tôt dans la saison, a vu son rêve collectif se concrétiser.

Le Comité olympique israélien a dû obtenir l'approbation pour augmenter la taille de la délégation israélienne de cinq à neuf athlètes afin d'accueillir cette équipe de bobsleigh. Une reconnaissance officielle de l'exploit accompli.

Un coach qui a cru en l'impossible

Derrière cette équipe se trouve Itamar Shprinz, l'entraîneur qui a accepté le défi insensé de transformer des athlètes venant d'autres sports en bobeurs compétitifs au niveau olympique. Son travail, souvent invisible, a été déterminant dans la réussite de ce projet fou.

Un symbole de résilience israélienne

Cette qualification intervient dans un contexte particulier pour Israël. Alors que le pays traverse des moments difficiles sur le plan sécuritaire et géopolitique, cette équipe de bobsleigh envoie un message puissant : les Israéliens continuent de rêver, de se battre, de repousser leurs limites.

« À quel point cette réalisation est-elle remarquable ? », questionne la presse israélienne. La réponse est simple : monumentale. Dans un pays sans tradition de sports d'hiver, sans infrastructures adaptées, sans culture du bobsleigh, une poignée d'hommes déterminés ont réussi l'impensable.

Des précédents encourageants

Cette qualification rappelle d'autres moments où Israël a brillé dans des sports inattendus. En 2022, le skieur Barnabas Szőllős avait terminé sixième en combiné alpin aux Jeux olympiques de Pékin, égalant le meilleur résultat olympique d'hiver d'Israël, établi vingt ans plus tôt par les danseurs sur glace Galit Chait et Sergei Sakhnovski.

Comme Szőllős avant eux, les bobeurs israéliens prouvent que le manque d'infrastructure n'est pas un obstacle insurmontable quand la détermination est au rendez-vous.

Milan-Cortina : l'aboutissement d'un combat

Dans quelques semaines, du 6 au 22 février 2026, AJ Edelman, Menachem Chen, Ward Fawarsy et Omer Katz entreront dans l'histoire. Ils ne seront probablement pas favoris. Ils ne monteront peut-être pas sur le podium. Mais ils auront déjà accompli l'essentiel : prouver que rien n'est impossible.

Pour ces hommes qui ont choisi de poursuivre un rêve que personne ne croyait réalisable, la qualification elle-même est déjà une médaille d'or. Ils incarnent l'esprit olympique dans ce qu'il a de plus pur : le dépassement de soi, la persévérance, le refus d'accepter les limites qu'on vous impose.

Un héritage pour les générations futures

Au-delà de leur participation olympique, ces pionniers créent un héritage. Ils ouvrent la voie à de futurs athlètes israéliens qui rêveront peut-être, eux aussi, de sports d'hiver. Ils prouvent qu'il n'est pas nécessaire d'être né dans les Alpes pour devenir bobeur olympique.

Dans les écoles israéliennes, des enfants qui n'ont jamais vu de piste de bobsleigh de leur vie regarderont ces hommes dévaler les pistes glacées de Milan-Cortina. Et certains d'entre eux se diront peut-être : « Si eux l'ont fait, pourquoi pas moi ? »

Le 22 janvier 2026 restera gravé dans l'histoire du sport israélien comme le jour où l'impossible est devenu réalité. Où un rêve fou, nourri pendant huit ans par un homme obstiné et une équipe d'athlètes courageux, s'est transformé en qualification olympique. Une histoire qui prouve, une fois de plus, que la « Start-up Nation » ne se limite pas à la technologie : elle s'applique aussi à l'audace de ceux qui osent rêver l'impossible.

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