Bigard à Netanyahou : « Va te faire enculer » – la vidéo qui choque et divise la France

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Bigard à Netanyahou : « Va te faire enculer » – la vidéo qui choque et divise la France

Jean-Marie Bigard : des insultes violentes à Benyamin Netanyahou qui déclenchent un tollé

Une sortie publique aux relents de provocation politique

Depuis ce matin, une courte vidéo d’à peine plus d’une minute, mise en ligne par Jean-Marie Bigard, embrase les réseaux sociaux. Fidèle à un style où vulgarité et agressivité se mêlent, l’humoriste s’est aventuré sur un terrain où il n’est pas attendu : celui de la politique internationale, et plus précisément du conflit israélo-palestinien. Sa cible n’est autre que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, qu’il accable d’insultes et de menaces à peine voilées.

Un flot d’insultes et des accusations graves

Dans cette séquence, Bigard qualifie à plusieurs reprises le chef du gouvernement israélien « d’enculé », d’« assassin » et de « criminel de guerre », allant jusqu’à souhaiter sa « disparition ». Il l’accuse également de faire « mourir de faim des femmes et des enfants » dans la bande de Gaza, tout en estimant que ses actes nuisent « à tous les gentils juifs autour du monde ».

Ces propos, d’une extrême violence verbale, ont immédiatement déclenché une avalanche de réactions indignées, particulièrement sur X (ex-Twitter), où de nombreux internautes reprennent les insultes de Bigard… mais pour les retourner contre lui.

La tirade intégrale de Jean-Marie Bigard

Dans sa vidéo, Bigard interpelle directement le Premier ministre israélien :

« Ce message s’adresse à Benjamin Netyananou… Neta… Netanyahou, pardon… Remarquez, de toute façon, c’est un enculé, on s’en branle ! Il faudrait absolument que tu disparaisses pour rendre service à ton pays.

Il faut que tu arrêtes de faire mourir des femmes et des enfants de faim, c’est absolument ignoble et tu es en train de coller une réputation à tous les juifs de la Planète.

Toi, tu es tellement un sale con, un assassin, un criminel de guerre…

Il faudrait que tu disparaisses, ou alors que tu fasses un malaise, pas mortel… mais quand même… et que, du coup, tu te retrouves sur la touche et que tu te barres, car on en a plein le cul de ta gueule !

Donc, Benyamin, va te faire enculer… »

Un discours perçu comme antisémite par certains observateurs

Si l’humoriste dit s’attaquer à la politique de Netanyahou, plusieurs commentateurs soulignent que le mélange constant entre critique d’un dirigeant et généralisation sur « les juifs » frôle, voire franchit, la ligne rouge de l’antisémitisme. Le fait d’associer l’action d’un gouvernement à l’ensemble d’une communauté religieuse et culturelle est, pour beaucoup, une rhétorique dangereuse.

Un discours qui alimente les narratifs militants anti-israéliens

Ce type de sortie publique, aussi outrancière soit-elle, n’est pas isolé. Elle s’inscrit dans un climat où certaines figures médiatiques occidentales, conscientes de leur audience, reprennent des éléments de langage déjà présents dans les cercles militants pro-palestiniens les plus radicaux.
Dans ce contexte, l’attaque frontale contre un chef de gouvernement israélien, couplée à une stigmatisation globale des Juifs, sert souvent de caisse de résonance à des discours politiques hostiles à Israël. Ces dérapages, en banalisant un vocabulaire de haine, contribuent à légitimer des amalgames et nourrissent les tensions communautaires, bien au-delà des frontières du Proche-Orient.

Analyse juridique : des propos potentiellement répréhensibles

En droit français, les déclarations de Jean-Marie Bigard peuvent relever de deux infractions distinctes prévues par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse :

  • L’injure publique (article 33), dès lors que les propos, volontairement outrageants, visent une personne déterminée — ici Benyamin Netanyahou — et sont tenus dans un espace public accessible à tous.

  • La provocation à la haine, à la discrimination ou à la violence envers un groupe en raison de son appartenance à une religion (article 24), dans la mesure où Bigard associe explicitement les actes présumés d’un dirigeant à « tous les juifs de la Planète ». Cette généralisation peut être interprétée comme incitant à la défiance ou à l’hostilité envers l’ensemble d’une communauté.

Si une plainte était déposée, l’affaire pourrait être portée devant le tribunal correctionnel, avec à la clé des sanctions pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour provocation à la haine, et 12 000 euros d’amende pour injure publique. La jurisprudence récente montre que les tribunaux sont particulièrement attentifs à ce type de déclarations dès lors qu’elles sont diffusées massivement sur les réseaux sociaux.

Vos réactions

  1. christophelesomptier@gmail.com'Moshe Massoud Lesomptier

    Dvar Torah – Quand le respect disparaît, la honte prend la parole
    Par Moshe Massoud Lesomptier

    À une époque où la parole devient une arme, il est essentiel de se rappeler la puissance des mots. Nos Sages ont enseigné :
    « La vie et la mort sont au pouvoir de la langue » (Proverbes 18:21).
    Une seule parole peut construire, une seule peut détruire.

    Lorsqu’une personne s’unit à un(e) Juif(ve), elle ne se lie pas uniquement à un individu, mais à une tradition, une foi, un peuple porteur d’une histoire millénaire. Le respect mutuel est la base de toute relation – surtout quand il s’agit d’une identité aussi spirituellement profonde.

    Calomnier, rabaisser ou insulter les dirigeants du peuple d’Israël – particulièrement en ces temps – n’est pas simplement un manque de respect personnel. C’est une atteinte à un peuple entier, à ses valeurs et à son avenir.

    La Torah nous commande :
    « Tu ne maudiras pas un chef de ton peuple » (Exode 22:27).
    Le respect envers les dirigeants ne dépend pas d’opinions politiques, mais de la reconnaissance de leur responsabilité envers la collectivité.

    Il faut être prudent – car des paroles chargées de haine peuvent revenir tel un boomerang. La douleur causée à tout un peuple ne passe pas inaperçue.

    Et précisément maintenant, après des épreuves difficiles, nous avons besoin d’unité, de respect mutuel, et de paroles qui apaisent – pas qui divisent.

    Am Israël ‘Haï.
    L’honneur d’Israël est vivant.
    Et la vérité brillera toujours.

    דבר תורה – כשהכבוד נעלם, הבושה מדברת
    מאת משה מסעוד לסומטייה

    בתקופה שבה הדיבור הפך לכלי נשק, חשוב לזכור את כוחן של מילים. חז »ל לימדו אותנו: « החיים והמוות ביד הלשון » (משלי י »ח, כ »א). מילה אחת יכולה לבנות, ומילה אחת – להרוס.

    כאשר אדם מקיים קשר עם יהודי או יהודיה, הוא אינו מתחבר רק לאדם – אלא למסורת, לאמונה, לעם שלם עם היסטוריה של אלפי שנים. כבוד הדדי הוא הבסיס לכל קשר, ובוודאי כשמדובר בזהות רוחנית ודתית עמוקה כל כך.

    הוצאת דיבה, זלזול והכפשה כלפי מנהיגי עם ישראל – ובמיוחד בעת הזאת – אינה רק חוסר כבוד אישי. היא פגיעה בעם שלם, בערכיו, ובעתידו.

    התורה מצווה אותנו: « לא תקלל נשיא בעמך » (שמות כ »ב, כ »ז). הכבוד למנהיגות אינו תלוי בדעה פוליטית – אלא בהכרה בכך שמדובר בשליח ציבור, אדם הנושא באחריות כבדה למען כלל ישראל.

    יש לדעת להיזהר – כי מילים שזורקות שנאה, יכולות לחזור אל האדם כבומרנג. הכאב שנגרם לעם שלם, אינו עובר בשתיקה.

    דווקא עכשיו, לאחר תקופות קשות, אנו זקוקים לאחדות, לכבוד הדדי, ולמילים שמרפאות – לא שמפצלות.

    עם ישראל חי.
    כבוד ישראל חי.
    והאמת תמיד תאיר.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi