BDS Montpellier poursuivit pour incitation à la haine raciale

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Saadia Benfakha et Husein, deux militants de BDS 34, de solidarité lutte Palestinienne sont  aujourd'hui poursuivit par  la LDH, la ligue des droits de l'homme pour «incitation à la haine raciale»

BDS34

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En effet, Le tribunal de grande instance de Montpellier devait, ce jeudi, se pencher sur un dossier opposant le comité BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) de Montpellier à la Ligue des droits de l’homme (LDH).

l'affaire opposant la Ligue des droits de l’homme (LDH) au comité BDS 34 (Boycott Désinvestissement Sanctions) a été renvoyée par le tribunal de grande instance de Montpellier.

En effet,  la direction nationale de la LDH a  déposé plainte pour «incitation à la haine raciale» à l’encontre de deux militants du comité BDS 34 car en août 2014, ces militants ont partagé sur leur page Facebook un photomontage comparant l’armée israélienne à l’armée nazie. Un texte accompagnait ce montage, affirmant entre autres que «les nazis et les sionistes sont les deux revers de la même médaille», que «c’est la même école», et que «ce que faisait Hitler aux Juifs était fait exprès pour que le monde sympathise avec eux et leur donne tous les droits»  explique Sophie Mazas, présidente de la LDH Montpellier.

En découvrant ce document, celle-ci a alerté le comité BDS de Montpellier et le photomontage a été retiré. Une condamnation  de BDS quant à ce document n’est intervenue que près de sept mois plus tard, le jour de l’audition des militants par la police, tout en se dédouanant de leur responsabilité.

Cette affaire ne s'arrête pas uniquement  à la publication d’un seul document litigieux ,Il y avait également sur la page Facebook d’un des militants une photo de cadavres de militaires israéliens avec ce commentaire : «viande haram à ne pas laisser à la portée des enfants» Ainsi qu’un film faisant intervenir un jeune néonazi aux propos particulièrement antisémites présentés comme antisionistes.

Quand on milite pour les droits de l’homme, on doit être vigilants. Nous ne sommes pas les seuls à partager cette analyse : la Licra, et le Mrap sont également parties civiles dans ce dossier souligne Sophie Mazas

Les militants depuis plusieurs années, étaient présents le samedi après-midi sur la place de la Comédie, en plein centre de Montpellier, suite à cette affaire, la Licra a demandé à la mairie l’interdiction de la tenue de leur stand sur la voie publique.

La  LDH de Montpellier ,désapprouve cette demande, contrairement à ce qu’a pu dire le préfet qui, dans cette affaire, a jeté de l’huile sur le feu. La LDH de Montpellier, rappelons-le, est membre du collectif Palestine 34 et participe de longue date à des actions de boycott ciblées sur des produits provenant de  Samarie et Judee.

Quand à la Commission européenne, elle  vient de faire savoir qu’elle demandait un étiquetage différencié de ces produits. Pour la LDH, l’Europe devrait remettre en question l’ensemble de cet accord, ce qui constituerait un vrai moyen de pression sur le gouvernement israélien.

Nathalie ZADOK

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