Artiste juive : Ata Kandó, lutter contre le chaos

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Ata Kandó est une photographe néerlandaise d'origine hongroise. Elle naît dans une famille juive lettrée qui la pousse à poursuivre des études d'art. Elle passe du dessin à la photographie.

A Paris où elle s'installe avec son mari elle ouvre un studio et s'intéresse à la photographie d'enfants. Passant entre les filets de la Gestapo elle rentre avec sa famille en Hongrie où elle devient résistante.

Elle revient à Paris après la guerre et Robert Capa l'embauche chez Magnum où elle reste jusqu'en 1952. Elle se sépare de son mari et épouser en seconde noce le photographe hollandais Ed Van der Elsken dont elle divorcera très vite.

Pour faire vivre ses enfants elle devient photographe de mode pour des maisons de couture hollandaises et françaises tout en continuant la photo de reportage.

Entre autre sur l'Insurrectrion de Budapest. Avec la photographe Violette Cornelius à Vienne elle prend des photos d'enfants de réfugiés dans un livre qui connaît un grand succès puis publie un livre "Droom in het woud (Rêve en forêt)" que des librairies aux Pays-Bas refusent de vendre le livre sous prétextes que les séquences de rêves sont trop érotiques.

Elle poursuit son travail à la fois de mode, de reportage et d'enseignement à l'Académie des Arts hollandais de Design et des Arts Graphiques d'Utrecht et s'intéresse à l'Amazonie et ses peuples premiers qui deviennent un point central pour sa notoriété.

Mais c'est vraiment lors de ses 100 ans que son travail est reconnu de manière internationale tant pour ses photos d'enfants, ses reportages familiaux ou du monde et ses clichés de mode.

Pluridisciplinaire par ses thématiques, Ata Kando traverse l'intime et les espaces forains pour donner des visions inconnues et poétiques. Existe toujours son regard dont le "baromètre" est l'attention portée aux autres.

En émane un maelstrom qui n'est pas seulement d'émotions. Contre les plaies du monde et "le désespoir des singes" elle s'élève contre certains chaos. Et c'est une manière de dire qu'il ne nous appartient plus, qu'il ne nous appartient pas. C'est une belle leçon de conduite.

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