Artiste juif : Woody Allen ostracisé ?

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Rifkin's festival"
Woody Allen : Opération ex filtrage
Woody Allen, "Rifkin's festival", 2022, en salles mais pour combien de temps ?

Curieuse destinée pour - si l'on en croit Woody Allen - son  avant dernier film.
En France où le réalisateur a toujours été prisé, son "Rifkin's festival" est sorti en quasi catimini en plein mois de juillet.

La critique - plus ou moins en vacances - s'est poliment retirée et les salles qui habituellement reçoivent ses films à l'affiche pour plusieurs semaines ont écourté la distribution craignant pour certains propriétaires de salle un boycott et pour d'autres des manifestations contre le réalisateur.

C'est la preuve que le wokisme joue bien son rôle d'idéologie "morale". La vertu suscite la terreur. Et dans une époque où l'extrême gauche française emboîte le pas à Robespierre, Woody Allen devient un Vendéen. Certes les Saint-Just ne demandent pas encore sa tête mais de son film il ne peut être question ou presque.

Il s'agit pourtant d'un Allen pur jus, genre comédie légère et inoffensive dont le cinéaste reste le maître. Un couple d'Américains se rend au Festival du Film de Saint-Sébastien et tombe sous le charme de l'événement, de l'Espagne et de la magie qui émane des films.

L'épouse a une liaison avec un brillant réalisateur français(incarné par Louis Garrel). Tandis que sa femme le trompe, le mari repense aux génies du septième art et se console dans le bras du docteur Jo Rojas (Elena Anaya), dont la sensibilité et les goûts se révèlent proches des siens.

Il va alors appréhender la vie sous un angle plus optimiste et revivre les moments marquants de son existence via le prisme de son amour pour les grands classiques du cinéma.

Tout cela ne mange pas de pain mais se déguste comme une pâtisserie. Pour autant le film est boudé tant il avance à la sauvette.  Ce vaudeville léger, élégant et mélancolique aux allures testamentaires (ponctués de scènes en noir et blanc) s'il n’offre pas de surprise révèle une fois de plus l'instinct caricatural d'un Woody Allen amoureux des amours - cinématographique ou non. Mais pour lui, la fin de son histoire est difficile.

 

 

Jean-Paul Gavard-Perret.

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