Artiste juif : Sam Borenstein , vies québécoises

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Artiste juif : Sam Borenstein , vies québécoises

Sam Borenstein : vies québécoises

Issus de trois générations différentes, les Peintres juifs de Montréal ont profondément marqué l'histoire de l’art pictural canadien. L’expression "Peintres juifs de Montréal" a été utilisée pour la première fois en 1987 par l’historienne et conservatrice d’art québécois Esther Trépanier.

Les membres du groupe étaient soit de nouveaux immigrants provenant des shtetls (bourgades juives) est européen, soit des enfants de ces mêmes immigrants. Ainsi, la production culturelle de ces artistes reflète une sensibilité juive internationale jamais observée auparavant sur la scène artistique canadienne.

Parmi les artistes les plus connus de la deuxième génération Sam Borenstein (1908-1969) reste le plus important. Après une enfance déchirée par la guerre en Pologne, il s´installe à Montréal avec son père et une de ses soeurs en 1921. Il passe deux ans à Ottawa en tant qu´apprenti chez un fourreur, puis revient à Montréal où il travaille comme coupeur dans une usine de vêtements. Il suit des cours du soir en arts et étudie la sculpture et fréquente les artistes montréalais, notamment Alexandre Bercovitch, Fritz Brandter, Herman Heimlich.

 

Sa première exposition solo a lieu en 1934 au Coffee House de Montréal. Au cours d´un voyage axé sur la peinture qu´il effectue en 1939 en Bretagne, Borenstein a l´occasion de voir les œuvres des artistes qu´il admire depuis longtemps et son œuvre sera plus déterminée par la suite. À compter de 1940, il commence à peindre le paysage laurentien et son travail exubérant et expressif retient rapidement l´attention. Sam Borenstein emploie un style exubérant pour représenter les taudis de Montréal et les villages des Laurentides, et pour faire le portrait de sa famille et de ses amis. Ses couleurs vives, sa perspective tordue et son sens du mouvement rappellent les œuvres des maîtres européens qu´il admire, en particulier Vlaminck, Soutine.

 

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