Artiste juif : Richard Tuschman et la vie conjugale

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Artiste juif : Richard Tuschman et la vie conjugale

Richard Tuschman  et la vie conjugale

Avec ses "Méditations Hopper", Richard Tuschman s'amuse même si son univers photographique n'a rien d'une vie chez les Tuche... Fasiné par Hopper dont, écrit-il,

"les peintures de Hopper, avec une économie de moyens, sont capables de résoudre les mystères et les complexités de la condition humaine", le photographe procède comme lui : il place une ou deux silhouettes dans un décor intérieur et minimaliste.

De telles scènes de la vie conjugale n'ont rien d'enjouées - et c'est un euphémisme.
Existent indifférence, résignation sans doute plus étrange et rêveuse ici que chez Hopper. Tuschman se veut d'ailleurs aussi influencé par la thétralité et le clair-obscur de Rembrandt..

Se mettant devant ses modèles en situation d’observation de leur "ennui", le photographe ne réduit pas ses prises à un document ethnographique.

sur la condition de la femme dans le New York du XXIème siècle. L'époque est intemporelle. Les personnages constituent la matière mentale la plus plastique.

Leur soumission au poids de leur existence est tellement forte qu'elle les sort du réel.
Les figures féminines deviennent des sujets d'une "Mélancolia" sous l’effet d’une chape de plomb qui pèse sur elles. Elles ressemblent à des condamnées, enfermées dans leur solitude. Si Hopper n'est jamais loin Antonioni et Bergman rôdent....

 

Jean-Paul Gavard-Perret

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