Artiste juif : Richard Tuschman Israël et Gaza

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Artiste juif : Richard Tuschman,
Richard Tuschman, « Archives », https://www.richardtuschman.com

A l’origine Richard Tuschman n’avait pas prévu de publier quoi que ce soit sur la tragédie en cours en Israël et à Gaza, même si cela l’obnubilait complètement affligé et navré par toutes ces souffrances et toutes ces morts, et complètement découragé par toute cette haine.

En tant que juif, il ressent  un lien indissoluble avec l’État d’Israël et « avec mes frères et sœurs juifs. Ils sont mon peuple » « écrit-il.
La brutalité indescriptible par le Hamas contre des Israéliens innocents est pour lui un pur mal, point final.
Cela ne signifie pas qu’il soutient l’occupation israélienne, nombre de ses politiques gouvernementales, ses actions passées ou toutes ses tactiques actuelles. Il a été aussi tourneboulé par les grandes souffrances des Palestiniens et les pertes de vies innocentes à Gaza et ailleurs.

Pour lui Palestiniens et Israéliens sont profondément traumatisés et tous deux ont ét é trahis par leurs dirigeants. Beaucoup désignent le tribalisme (ou sa manifestation religieuse) comme le coupable, comme si se débarrasser de cet instinct préhistorique intrusif pouvait résoudre les problèmes du monde.

Richard Tuschman reconnait l’attrait simple et convaincant de cet argument.
Mais outre le fait que cela soit totalement irréaliste, il n’est pas entièrement d’accord avec le principe tel qu’il le comprends. Selon lui et malgré les progrès que la civilisation a apportés à l’humanité, en tant qu’êtres sociaux nous avons tous encore un besoin et un désir profonds de faire partie et de nous identifier à des groupes plus grands que nous, mais pas trop grands.

Il estime que tout le monde est d’accord sur la nécessité et les avantages de la communauté, mais n’est-ce pas là simplement le revers positif du tribalisme ?
Peut-on avoir l’un sans l’autre ? Et l’auteur de souligner les mots du rabbin Jonathan Sacks :

« il y a de la dignité dans la différence ». Mais selon le premier la question est de comment résister à l’idée de confondre « différence » avec supériorité ou infériorité, ou pire et aussi comment  éviter ou surmonter le narcissisme de croire que notre groupe a le monopole de la vérité.

Et il poursuit : Est-il naïf de vouloir, en même temps, se protéger tout en ressentant de l’empathie envers les personnes qui veulent nous faire du mal ?  Bref le créateur a plus de questions que de réponses, même si pour lui cela me semble une arme à double tranchant.

Jean-Paul Gavard-Perret

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