Artiste juif : Elliott Erwitt, regard introspectif expose à Genève

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Artiste juif : Elliott Erwitt, regard introspectif

Elliott Erwitt : regard introspectif

Elliott Erwitt", Found Not Lost", Galerie Esther Woerdehoff, Genève, du 13 janvier au 5 mars 2022
De parents émigrés juifs russes Elliott Erwitt est né à Paris et a grandi à Milan. En 1939, face au national-socialisme, sa famille retourne à Paris pour immigrer à New York un an plus tard, puis à Los Angeles en 1941.
À quinze ans il  trouve son premier emploi dans un studio photo commercial où il développe les planches contact de stars et starlettes de l’industrie cinématographique. En 1946, il retourne à New York. Il y rencontre Robert Capa, Edward Steichen et Roy Stryker et en 1953, il rejoint l'agence Magnum   dont il deviendra le directeur.
Dans les années 1970, il se tourne de plus en plus vers l’image en mouvement et produit plusieurs documentaires et une série de comédies pour la chaîne de télévision américaine HBO. Son travail est représenté dans des collections renommées à travers le monde. Il est devenu célèbre pour ses portraits de onze présidents des États-Unis, ou de stars du cinéma.  Mais écrit-il "À 90 ans, mon travail me parait différent de ce que j’avais vu auparavant… Il y a un temps pour les photos qui disent bonjour, et il y a un temps pour écoute".
L’exposition "Found Not Lost" propose en conséquence la rencontre des deux regards que l’artiste a su porter sur le monde. Celui du reporter de génie de l’Agence Magnum, dont les photographies audacieuses soulignent avec humour l’absurdité de la condition humaine. Et celui d’un homme qui décide, à partir de 2018, de réexaminer les photographies prises au début de sa carrière, loin du tumulte des commandes. En se retrouvant face à ses planches-contacts, il réexamine sa vision du monde. Hier comme aujourd'hui son regard s’intéresse à la manière dont les vivants habitent le monde, avec gravité et humour. Et l'absurde demeure toujours sous-jacente.

Jean-Paul Gavard-Perret

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