Un catalogue en ligne de milliers d'oeuvres volées par les nazis

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art-err.jpgMis en ligne aux Etats-Unis, un registre de plus de 20.000 oeuvres d'art volées par les nazis à des juifs de France et de Belgique fait apparaître que la moitié au moins n'ont pas été restituées aux familles qui en étaient propriétaires.

Cette base de données, projet commun à l'organisation new-yorkaise Claims Conference et au musée de l'Holocauste des Etats-Unis, est fondée sur des documents établis par les nazis à Paris et a pour objet d'aider les familles concernées à rechercher les oeuvres dont elles pensent avoir été spoliées.

"Cette nouvelle liste (...) devrait être consultée par les musées, les marchands d'art et les maisons d'enchères en vue de déterminer s'ils sont en possession d'oeuvres d'art volées par les nazis, ainsi que par les familles en quête d'objets de valeur perdus depuis longtemps", dit la Claims Conference.

L'organisation cherche à faire obtenir "une petite part de justice" aux victimes juives des persécutions nazies, notamment par la restitution d'oeuvres d'art à leurs anciens propriétaires.

"De nombreuses familles savent ou pensent que des parents tués durant l'Holocauste possédaient des oeuvres d'art, mais beaucoup ignorent les noms de ces pièces ou des artistes; cette liste peut les aider à rechercher des biens de famille", ajoute la Claims Conference dans un communiqué.

Le registre comprend des oeuvres non restituées d'artistes comme Claude Monet et Paul Cézanne, dont les tableaux rapportent des millions de dollars lors de ventes aux enchères.

Selon la Claims Conference (ou Conference on Jewish Material Claims Against Germany), 20.000 objets recensés ont été saisis dans plus de 200 collections privées appartenant à des juifs en France et en Belgique occupées entre 1940 et 1944.

Une agence allemande spéciale avait rassemblé des centaines de milliers d'objets d'art et des millions de livres et d'archives pris à des juifs et à d'autres, ainsi qu'à des musées et des bibliothèques. A Paris, cette agence avait inscrit ces quelque 20.000 objets sur des fiches.

Le registre est consultable sur le site www.claimscon.org

La question de la restitution des oeuvres dérobées par les nazis reste délicate, notamment à cause de la grande valeur de certaines d'entre elles.

En 2006, Ronald S. Lauder passe pour avoir payé 135 millions de dollars un portrait peint par Klimt d'Adele Bloch-Bauer, dont la nièce a reçu ce tableau et quatre autres à l'issue d'une bataille judiciaire avec le gouvernement autrichien.

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