Pourquoi Israël s'en sort mieux pour les retraites que la grande majorité des autres pays ?

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Retraites : Israël deuxième de l’OCDE, loin devant les États-Unis et l’Allemagne

Par Claudine Douillet

Les Israéliens qui épargnent pour leur retraite s’en sortent mieux que presque tous les autres dans les pays riches. C’est ce qui ressort du nouveau rapport de l’OCDE sur l’épargne retraite, Pensions Outlook 2026, publié en Israël ce dimanche.
Sur les dix dernières années, le pays arrive au deuxième rang des États membres pour le rendement réel des fonds de pension, c’est à dire après inflation et frais de gestion.

5,6 % par an en moyenne

Le rendement réel moyen atteint 5,6 % par an sur la décennie en Israël. Seul le Costa Rica fait mieux, avec 6,3 %. L’écart avec les grandes économies occidentales est frappant : 4,1 % en Australie, 2,2 % aux États Unis, 0,9 % en Espagne et à peine 0,4 % en Allemagne. La Turquie affiche même un rendement négatif de 2,6 %. Sur la seule année 2025, Israël fait partie du trio de tête avec 11,1 %, derrière la Pologne, qui a bondi de 30,7 %, et le Costa Rica.

Ces chiffres sont d’autant plus remarquables que cette décennie a été traversée de crises pour Israël : pandémie, bataille autour de la réforme judiciaire, puis une guerre sur plusieurs fronts depuis le 7 octobre 2023.

La force de l’obligation de cotiser

Le rapport explique cette performance surtout par la réforme de 2008, qui a rendu la cotisation retraite obligatoire pour tous les salariés. La participation au système a bondi de plus de quarante points. Les taux de cotisation israéliens restent dans la moyenne des pays étudiés : ce n’est donc pas un effort d’épargne hors norme qui fait la différence, mais la structure du système.

Ce système repose sur la capitalisation : chaque salarié accumule sa propre épargne, placée sur les marchés. L’État dépend donc moins de fonds publics pour combler les déficits de retraite. L’OCDE souligne que, dans d’autres pays, ces déficits pèsent lourdement sur le budget et la dette.

Un atout à préserver

Le directeur de l’Autorité des marchés de capitaux, Amit Gal, y voit la confirmation d’une reconnaissance internationale. Il rappelle que l’indice mondial Mercer classe déjà le système israélien parmi les cinq meilleurs au monde. Pour un pays dont la cote de crédit et la monnaie ont été bousculées par les élections et la guerre, ce bilan rappelle que l’épargne de long terme reste l’un des points forts de l’économie israélienne.

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