Cessez-le-feu Israël–Hezbollah : un fragile équilibre sur le point de céder ?

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Depuis le début de ce week-end, et en parallèle des négociations directes entre Israël et le Liban qui se poursuivent, les tensions entre Tsahal et le Hezbollah s’accentuent, avec des violations du cessez-le-feu de la part de la milice chiite.

Le Hezbollah revendique même l’envoi de drones de combat vers le nord d’Israël, en prétendant « répondre aux violations du cessez-le-feu de l’occupation sioniste ».
Cela montre à quel point le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah n’est qu’une trêve ultra fragile, qui devait initialement prendre fin ce dimanche 26 avril 2026, mais a été prolongée de façon complètement arbitraire par le président Trump. D’ailleurs, Washington a demandé à ses ressortissants présents au Liban « d’évacuer au plus vite », et ce dès jeudi.

Une situation qui rappelle l’avant “Flèche du Nord”

Les experts estiment que le Hezbollah est revenu à un niveau comparable à celui du Hamas avant le 7 octobre 2023. À s’y méprendre, on revient à un scénario semblable à celui d’avant l’opération « Flèche du Nord », où le Hezbollah attaquait timidement le nord d’Israël et Tsahal répliquait.

Cependant, une différence majeure subsiste : l’armée israélienne conserve certaines positions au sud-Liban, notamment dans le secteur de Bint Jbeil, forteresse du groupe chiite dans la région. Néanmoins, cette situation ne pourra pas perdurer aussi longtemps que la précédente, qui avait duré plus d’un an.

En effet, il n’y a plus le contexte de la guerre dans la bande de Gaza pour contenir l’escalade, et l’équilibre des forces dans la région a profondément changé. Une étincelle peut désormais tout embraser à tout moment.

Les différents scénarios qui se profilent

La douzième chaîne israélienne a révélé que le Premier ministre Benyamin Netanyahou « a ordonné à l’armée d’attaquer le Hezbollah ». Dans la nuit, Tsahal a frappé des positions du groupe au sud-Liban.

Pour l’instant, aucune reprise d’une campagne militaire d’envergure ne semble imminente, ni aucune frappe en profondeur, encore moins sur Beyrouth. Le gouvernement israélien veut laisser une chance aux négociations, bien qu’elles soient en réalité au point mort : la date d’une rencontre entre le Premier ministre israélien et le président libanais n’a toujours pas été fixée.

Cependant, si un civil devait être touché, Israël pourrait être contraint de prendre une décision radicale. Sur le terrain, la situation lui est pour l’instant favorable : le commandant de la brigade de Bint Jbeil a été éliminé, et la ville serait sur le point de tomber.

Mais cela reste insuffisant pour vaincre le Hezbollah. Cette situation, extrêmement fragile et précaire, devra évoluer rapidement.

Une déclaration du Premier ministre jette d’ailleurs le doute sur la poursuite de cette pause dans les combats :
« Nous n’avons pas de désaccord avec le Liban, nous sommes proches d’un accord de paix, mais le Hezbollah tente de le saboter. »

Cela laisse peu de place au doute : les combats pourraient reprendre tôt ou tard. On voit mal les États-Unis envoyer des soldats au sud-Liban pour désarmer le groupe, tandis que l’armée libanaise a déjà montré ses limites à plusieurs reprises.

Le sort semble donc jeté : la reprise des affrontements paraît inévitable.

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