Hamas contrôlera la majeure partie de la bande de Gaza — dès ce week-end

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Hamas contrôlera la majeure partie de la bande — dès ce week-end

Hamas contrôlera la majeure partie de la bande — dès ce week-end 

Les forces israéliennes amorcent leur retrait, le retour annoncé de l’ombre de Gaza

Dès ce jeudi matin, l’armée israélienne a entamé un retrait progressif de la bande de Gaza — des retraits logistiques immédiats, suivis de retraits graduels des unités de combat — quelques heures après l’annonce du président américain Donald Trump sur la conclusion d’un accord de libération des otages.
Au cœur du terrain, on replie des positions et des bases, notamment dans la partie nord de la zone de combat, en prévision d’un nouveau déploiement de défense plus près de la frontière. 

Selon des « sources militaires », Israël envisage de conserver un contrôle « de sécurité » sur certains secteurs stratégiques — Rafia, les abords de Beit Hanoun, les zones est proches de Šuja‘iyya ou Khan Younès — mais admet que « la majorité du retrait couvrira de grands pans de terrain, et le Hamas pourra revenir se renforcer et se réorganiser dès la minute de la trêve ».
Cette projection est plus qu’une simple conjecture : « Dès ce week-end, le Hamas recevra à nouveau le contrôle de la plupart des zones urbaines », affirment-ils. 

En parallèle, l’armée a annoncé qu’elle se mettait en alerte maximale à l’approche de la trêve, redoutant des actes extrêmes, tirs de roquettes ou attaques comme tentatives de kidnapping de soldats.  Le déploiement est notamment ralenti pour les missions non essentielles, tandis que des actions dites « de finition » — frappes ciblées sur les infrastructures accumulées ces derniers jours — sont tolérées. 

Au-delà du retrait : les conditions de l’accord selon la feuille de route Trump

Le « retrait initial » et la carte du « Yellow Line »

Le retrait s’opère selon une carte stratégique, exposée par Donald Trump, désignée comme « la ligne de retrait initiale » (Yellow Line). Selon cette carte, Israël conserverait le contrôle sur les axes de Philadelphi et Rafah, le périmètre frontalier, même une fois l’armistice entré en vigueur.  Le président américain a indiqué :

« Quand le Hamas approuvera, l’arrêt des hostilités prendra effet immédiatement, l’échange des otages commencera, et nous créerons les conditions pour la phase suivante du retrait. » 

Cette « retraite initiale » ne marque pas la conclusion du conflit mais s’inscrit dans le cadre de la « Feuille de route en 20 points » que Trump propose comme base de sortie, combinant retrait conditionnel, contrôle de sécurité permanent et transition vers une entité de gouvernance internationale dans la bande. 

Les points de friction — armes, gouvernance, rôle de Hamas

L’un des principaux sujets de discorde reste le désarmement. Selon des rapports, le Hamas se dit prêt à discuter mais n’acceptera pas de céder ce qu’il désigne comme ses « armes de défense ». Plusieurs sources affirment qu’il pourrait accepter le dépôt de ses armes offensives sous la supervision de l’Égypte ou des Nations unies.  Le groupe rejette en revanche l’idée d’un mécanisme de gouvernance internationale auquel il ne participerait pas. 

Un haut responsable du Hamas a déclaré :

« Nous sommes préparés à négocier sur l’armement, mais il demeurera dans Gaza ». 

Le volet politique se concentre également sur la gestion civile de Gaza. Le plan Trump prévoit que la bande soit administrée temporairement par un « Conseil de paix » international, sans participation du Hamas. Le Hamas, lui, propose un gouvernement « technique palestinien » sous supervision arabe, refusant de renoncer à son rôle dans la vie politique locale. 

Enfin, la question des prisonniers est cruciale. Le Hamas exige la libération de 250 détenus de grande notoriété, dont Marwan Barghouti, ce qui sera l’un des points les plus âprement négociés.  L’accord prévoit la libération de tous les otages — vivants et morts — dans les 72 heures de l’acceptation publique de l’accord par Israël.

Ce nombre comprendrait 250 détenus ayant des peines à vie et 1 700 autres détenus arrêtés depuis le début du conflit d’octobre 2023

Quel avenir derrière la trêve ? Doutes, enjeux et pièges

Si tous les éléments de l’accord se concrétisent, Israël pourrait atteindre ses deux objectifs : le retour intégral des otages et le retrait de ses forces.
La « logique de profondeur de retrait alignée sur la profondeur du désarmement » est présentée comme un principe fondamental du plan.  Toutefois, de nombreux observateurs mettent en garde : si le désarmement n’est pas vérifiable ou complet, le retrait pourrait laisser place à une résurgence active du Hamas. 

Le processus risque de dépendre fortement de la volonté du Hamas d’appliquer ses engagements — et sur ce point, l’organisation affiche déjà ses réserves.  Sans mécanisme de contrôle strict, la promesse d’une armistice pourrait n’être que provisoire. 

Enfin, certains responsables politiques israéliens, notamment Binyamin Netanyahu, ont présenté ce plan comme un « étape vers un retrait complet ou, si nécessaire, un retour militaire ». Le scénario de la « reprise des hostilités » demeure ouvert si les engagements ne sont pas respectés. 

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