Israël : Assez Israéliens pour Mourir au Front, Mais Pas pour Que Leurs Mères Soient Citoyennes

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Assez Israéliens pour Mourir au Front, Mais Pas pour Que Leurs Mères Soient Citoyennes

La Lutte des Mères pour un Statut Permanent en Israël : Une Indignation Légitime

Un combat sur deux fronts : les mères de soldats israéliens face à l’injustice administrative

Un statut temporaire pour des mères de citoyens engagés

Alors que leurs enfants risquent leur vie pour défendre le pays, des mères se battent sur un autre front : celui de la bureaucratie israélienne.
Ces femmes, résidentes temporaires en Israël, demandent un statut permanent dans le pays où elles vivent depuis des années et auquel elles ont tant donné. Dina Gindak, mère d’un soldat du corps d’artillerie, s’indigne : « Ce n’est pas normal qu’un enfant soit dans l’armée et que sa mère soit une résidente temporaire. »

Tatiana Gurchansky, mère d’un soldat servant dans une unité classée, partage cette douleur :
« Mon fils est utile pour  servir, mais pas pour être un citoyen ? » Ces paroles reflètent une frustration croissante et une situation qui soulève des questions d’éthique et de justice sociale.

Des décisions isolées mais insuffisantes

Le ministère de l’Intérieur, dirigé par Moshe Arbel, a récemment octroyé la citoyenneté à des parents de soldats tombés au combat. Par exemple, la mère et le frère d’Elisha Jung, membre de la communauté hébraïque et combattant de Tsahal tué au front, ont obtenu ce statut. De même, le père de Cedric Green, tombé lors des combats à Gaza, a reçu la résidence permanente.

Ces décisions sont louables mais insuffisantes. Elles mettent en lumière un problème systémique : pendant que les soldats protègent Israël, leurs proches, notamment leurs mères, doivent mener une lutte épuisante pour prouver qu’ils méritent de vivre dans le pays pour lequel leurs enfants risquent leur vie.

Portraits de mères en lutte : des vies marquées par l’incertitude

Dina Gindak : une vie dédiée à Israël

Résidente en Israël depuis deux décennies, Dina a élevé seule ses enfants après un divorce. Son fils, combattant dans une unité d’artillerie, a risqué sa vie dans des missions dangereuses. Pourtant, Dina reste une résidente temporaire.

« J’ai passé plus de la moitié de ma vie ici. J’élève seule mes enfants, je travaille deux emplois pour survivre, et tout ce que j’entends, c’est “attendre”. C’est humiliant. » Une lettre du commandant de son fils au ministère de l’Intérieur résume l’absurdité de la situation : « Il est assez israélien pour se battre pour ce pays, mais pas assez pour que sa mère obtienne la citoyenneté ? »

Tatiana Gurchansky : “C’est ma maison”

Tatiana est arrivée en Israël en 2000. Son fils unique, un enfant de citoyen israélien, est aujourd’hui soldat. Veuve, elle élève seule son enfant, mais doit renouveler son statut de résidente chaque année. « C’est ma maison. J’ai tout donné à ce pays, y compris mon fils, et pourtant je suis reçue dans un département appelé “étrangers”. Je ne suis pas une étrangère ! »

Natalia Tishkov : une lutte pour l’avenir de ses enfants

Mère de deux enfants, Natalia réside en Israël depuis 12 ans. Son fils aîné est militaire, et sa fille s’apprête à rejoindre l’armée. Malgré cela, Natalia doit sans cesse prouver son lien avec Israël. « Ils me font comprendre que je suis étrangère. Pourtant, j’ai tout fait pour ce pays, y compris permettre à mes enfants de le défendre. »

Un système bureaucratique qui bafoue les valeurs d’Israël

Le poids de la bureaucratie sur les familles

Le Bureau de la Population et de l’Immigration affirme que ces femmes n’ont pas droit à un statut permanent selon la loi actuelle. Elles bénéficient d’un statut temporaire pour des raisons humanitaires, souvent en lien avec leur mariage passé avec un citoyen israélien. Cependant, une fois le mariage terminé, leur statut devient précaire, malgré leurs années de résidence et leur contribution au pays.

« Ces mères ont tout donné à Israël, et pourtant, elles sont traitées comme des étrangères. » souligne Liat Steinberg, avocate spécialisée en droit de l’immigration. « Rien n’est plus juste qu’accorder la citoyenneté à ces parents qui, par leur sacrifice, font déjà partie intégrante de la société israélienne. »

Une injustice à corriger d’urgence

L’implication des soldats dans la défense du pays devrait garantir une reconnaissance pleine et entière de leurs familles. Le ministre Moshe Arbel a montré une sensibilité à ce sujet dans des cas isolés. Mais les témoignages de Dina, Tatiana et Natalia démontrent qu’il est urgent d’adopter une approche systématique pour mettre fin à cette injustice.

Un appel à l’action

Ces mères méritent la citoyenneté non seulement pour elles-mêmes, mais pour ce qu’elles représentent : des familles dévouées, engagées, et prêtes à tout sacrifier pour Israël. « Le pays a une dette morale envers elles. » conclut Steinberg.

Le combat de ces femmes n’est pas seulement une affaire personnelle, mais une question de justice sociale et de respect des valeurs fondamentales de l’État d’Israël. Le temps est venu d’agir.

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