Nouvelles charges fiscales : Betsalel Smotrich écrase la classe moyenne et épargne les élites

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Nouvelles charges fiscales : Betsalel Smotrich écrase la classe moyenne et épargne les élites

Jusqu'à 10 000 NIS par famille : la classe moyenne supportera l'essentiel de la charge fiscale imposée par Smotrich

Un poids écrasant pour la classe moyenne

Les nouvelles mesures fiscales annoncées par le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, pèsent lourdement sur la classe moyenne israélienne.
Un ménage type composé de deux parents avec deux enfants, gagnant un salaire moyen , devra payer 7 600 NIS de plus par an en 2025.
Pour les familles de la classe moyenne supérieure , ce montant grimpe à 10 000 NIS par an. Les ménages aux salaires minimums , quant à eux, perdront environ 3 500 NIS annuellement. Ces augmentations s'ajoutent aux hausses prévues des tarifs de l' électricité , de l' eau , des taxes foncières et des transports publics .

Alors que Smotrich utilise régulièrement l'analogie de la civière pour illustrer le partage équitable des efforts économiques, la réalité montre que la charge est loin d'être répartie équitablement. Comme dans une vraie civière, certains soutiennent le poids principal, tandis que d'autres prétendent aider sans porter réellement. Ici, le secteur actif , en particulier la classe moyenne , endosse la majorité du fardeau.

Les principales hausses fiscales : un coup dur pour les ménages

Parmi les mesures fiscales adoptées, on trouve :

  • Augmentation de la TVA : de 17 % à 18 % , à partir de janvier 2025.
  • Hausse des primes d'assurance sociale et maladie : impactant directement les salaires.
  • Gel des barèmes d'imposition et des points de crédit d'impôt , annulant toute revalorisation en fonction de l'inflation.

Impact direct sur les dépenses des ménages

  1. Augmentation des prix :
    La hausse de la TVA se répercutera sur les prix de nombreux produits et services, touchant particulièrement les ménages modestes. Par exemple, les taxes sur l'immobilier augmenteront de 5,29 % , et les transports publics deviendront 33 % plus chers .
  2. Hausse des cotisations sociales :
    Les salariés dont les revenus atteignent 7 522 NIS verront leurs cotisations sociales tripler, passant de 0,4 % à 1,2 % . Les employeurs verront également leurs cotisations augmenter de 0,8 % , et les travailleurs indépendants supporteront seuls une augmentation totale de 1,6 % .
  3. Primes d'assurance maladie :
    Une augmentation de 0,135 % jusqu'à 7 522 NIS et de 0,165 % au-delà impactera davantage les hauts salaires.

Chiffres-clés sur l'impact fiscal annuel :

  • Salaires minimums : +1 320 NIS pour un foyer.
  • Salaires moyens : +1 880 NIS.
  • 150 % salaire du moyen : +2 126 NIS.

Le gel des barèmes fiscaux et des points de crédit d'impôt augmentera aussi la pression fiscale réelle. Une famille gagnant un salaire moyen perdra 816 NIS , et une famille avec des salaires supérieurs de 50 % au salaire moyen, 2 448 NIS supplémentaires.

Des jours de récupération supprimés : un impact symbolique mais significatif

L'accord entre le ministère des Finances et l'Histadrut impose une réduction d' un jour de récupération supplémentaire pour chaque salarié en 2025, après une mesure similaire en 2024. La valeur d'un jour de récupération s'élève à 418 NIS dans le secteur privé et 471 NIS dans le public. Pour une famille où un parent travaille dans chacun de ces secteurs, cela représente une perte combinée de 889 NIS par an.

Les inégalités se creusent : une répartition inéquitable des efforts

Alors que les travailleurs soutiennent le poids principal des réformes fiscales, certains groupes restent épargnés . Les étudiants , Avrachim (étudiants religieux) et autres groupes non actifs verront leurs cotisations sociales augmenter de seulement 50 % , soit environ 180 NIS par an . À titre de comparaison, un salarié au salaire minimum paiera 565 NIS de plus , et un salarié au salaire moyen , 720 NIS de plus .

De plus, les mesures qui auraient pu correspondre à ces hausses, comme la suppression des fonds de coalition ou la taxation des boissons sucrées , ont été ignorées par le gouvernement. Le poids fiscal continue donc de reposer sur ceux qui travaillent.

Une critique acerbe de l'Histadrut et des experts

Arnon Bar David, président de l'Histadrut, a évoqué les mesures fiscales, les qualificatifs de "décisions fatales pour la classe ouvrière". Malgré les négociations, le gouvernement a refusé de réduire ses dépenses inutiles ou de fermer des bureaux redondants.

Un échec politique flagrant

Selon les économistes, le gouvernement aurait pu utiliser cette crise économique pour encourager l'emploi et imposer des réformes fiscales plus équitables. Pourtant, les efforts se concentrent sur la population active, créant une pression sociale et économique croissante sur la classe moyenne .

Une population active sous pression

L'augmentation des impôts et des charges couplée au gel des compensations fiscales constitue une double peine pour la classe moyenne. Pendant ce temps, le gouvernement persiste à prétendre qu'il "porte la civière", alors que les mesures démontrent le contraire.

La classe moyenne , moteur économique du pays, se trouve accablée par une série de mesures qui réduisent son pouvoir d'achat, tout en épargnant les secteurs non productifs et le gouvernement lui-même. Cette situation risque d’amplifier les inégalités sociales et de peser sur la croissance économique à long terme.

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