Israël : Les menaces du Shin Bet font la Une des médias israéliens

Actualités, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Après le témoignage du journaliste Peter Beinart accusant le Shin Bet d’utiliser des pratiques illégales, l’écrivain, Reza Aslan, a également fait part de son entrée sur le territoire israélien sur son compte Twitter.

Après l’arrestation du journaliste juif américain, Peter Beinart, à l’aéroport Ben Gurion, Reza Aslan a lui aussi été arrêté par les forces de sécurité israéliennes. Sur son compte twitter, l’écrivain américano-iranien a fait part de son expérience, quelque peu, tumultueuse et des pratiques illicites utilisées par le Shin Bet.

Il se rendait en Israël avec sa femme, ses enfants et sa belle-famille après un voyage en Jordanie. À son arrivée, il a été séparé de sa famille à la frontière.

Selon lui, le Service de sécurité intérieur israélien aurait utilisé des « tactiques policières » pour l’intimider, allant même jusqu’à le menacer. « Tu penses que parce que tu es une personne publique, je ne peux pas faire ce que je veux avec toi ? », lui aurait dit le responsable de l’interrogatoire.

L’interrogatoire aurait duré plusieurs heures. Durant un long moment, l’échange s’est porté sur le sentiment que porte Reza Aslan sur Israël. « Pourquoi tu détestes Israël ? Tu détestes le Premier ministre israélien, il a été élu démocratiquement ! »

« Vous ne pensez pas qu'Israël devrait exister, oui ? », lui a demandé l’enquêteur. L’écrivain a alors rétorqué : « Je déteste Trump mais j’aime toujours l’Amérique. Je suis contre l'occupation et non pas contre Israël. »

C’est après cela que l’échange est devenu un peu plus sérieux lorsque le Shin Bet lui a demandé ses collaborateurs. « Écris le nom des journalistes avec qui tu travailles. Écris les noms des organisations palestiniennes que tu soutiens. Nous pouvons nous arranger pour que tu ne vois plus tes enfants pendant longtemps. »

Reza Aslan affirme qu’il a été menacé par le Shin Bet de ne plus revoir ses enfants. (Photo d'illustration)

Reza Aslan affirme qu’il a été menacé par le Shin Bet de ne plus revoir ses enfants. (Photo d'illustration)

Selon l’écrivain, les intimidations ont duré jusqu’à la fin de l’interrogatoire. « Je peux te laisser entrer en Israël, mais qui sait, peut-être que je ne te laisserai pas sortir. J’expulserais ta famille et toi tu resteras, tes enfants te manqueront certainement. Cela ne dépend que de toi.

Ne rentre pas dans les territoires palestiniens, ne parle pas à des Palestiniens ou des fauteurs de troubles israéliens. Nous te surveillons. »

Reza Aslan a décidé de révéler sa venue quelques jours après le témoignage du journaliste juif américain, Peter Beinart. « L’expérience de Peter m’a incité à partager la mienne », a t-il écrit.

Aslan a conclu ses tweets avec de sévères critiques contre Israël : « C'était mon quatrième voyage en Israël en dix ans et chaque fois que je viens ici, ça va de pire en pire. C’est inadmissible pour un État qui se dit démocrate. Ça ne peut plus durer. Quand j'ai été libéré, ma famille était en état de choc. »

Aslan a émigré d'Iran aux États-Unis avec sa famille en 1979 (il est alors âgé de 7 ans) après la révolution islamique et la montée du régime d'ayatollah. Dans sa jeunesse, il est passé de l'islam au christianisme évangélique. Il s’emploie à promouvoir les droits et l’égalité des sexes dans les pays islamique,s tout en promouvant la tolérance religieuse. Il est maître de conférences à l'université de Californie à Riverside, professeur chercheur à l'université de Californie du Sud en religions.

Le Shin Bet n'a pas encore commenté les accusations d'Aslan.

Cet article ne peut être repris par aucun autre média ni radio, ni presse écrite ni presse numérique sans l'autorisation de la direction.
Cet article vous a plu ? Nous aussi ! Nous avons eu beaucoup de plaisir à le traduire et à le partager avec vous. Si vous souhaitez à votre tour contribuer au développement de notre action engagée depuis 1997, vous pouvez faire un don "aux amis d'Alliance". Merci pour votre attention et votre fidélité.

(source : Ynetnews)

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi