Israël : quelle sanction encourt le sergent Elor Azaria ?

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Après avoir été reconnu coupable d'homicide, l'étape suivante dans le procès de Elor Azaria sera sa peine. Les poursuites devraient entraîner une longue peine de prison car le tribunal a statué que cet acte n'a été commis ni par négligence, ni par imprudence. Maintenant, la seule personne pouvant éviter son emprisonnement semble être le chef d’Etat major Eizenkot.  

La décision dramatique rendue hier (mercredi) par le Tribunal militaire de reconnaître Elor Azaria coupable d'homicide n'a pas présagé la fin de l'affaire qui a secoué le pays pendant plus de neuf mois. L'étape juridique suivante sera la phase de détermination de la peine, et s’il ne bénéficie pas de la grâce dont tout le monde parle aujourd’hui, il pourrait être envoyé en prison.

La peine maximale pour homicide est de 20 ans de prison, et bien qu'il soit peu probable qu’une peine à deux chiffres lui soit imposée, le tribunal risque de le condamner à de longues années de réclusion. Selon le jugement, l'infraction attribuée à Azaria est l’assassinat.

Elor Azaria

Elor Azaria

Les juges ont souligné dans leur décision que le meurtre n'avait pas été commis par négligence ou imprudence, mais intentionnellement. Le mot «vengeance» est revenu à quatre reprises au cours du procès de jugement. Dans la pratique, les juges ont statué qu’Elor Azaria n'avait pas tiré par peur ou préoccupation pour ses coéquipiers - mais pour se venger.

En ce qui concerne une grâce, tout semble tourner autour d’Eizenkot.

Alors, quelles sont les chances pour que, bien que la punition l'attende, Azaria n’aille pas en prison? Tous les chemins passent par le lieutenant-général Gadi Eizenkot. La première option est de se tourner vers le GOC, ou en cas d'un appel devant la Cour, vers le chef d'état-major Eizenkot. Les fonctionnaires peuvent également décider de réduire sa peine ou même de l’abolir complètement, même sans procédure formelle de pardon.

Si Azaria décide de se tourner directement vers le président de l’Etat, il sera de toute façon dépendant de la position d’Eizenkot. Avant que le président décide d'approuver ou de rejeter la demande de pardon, il cherchera la recommandation de l'avocat général militaire, du chef d'état-major et du ministre de la Défense. À la lumière des relations de travail et de l'appréciation mutuelle entre Rivlin et Eizenkot, il semble peu probable que Rivlin pardonne à Azaria si Eizenkot exprime son opposition. Une telle décision serait interprétée comme une expression de manque de confiance dans l'armée.

Source : mako.co.il

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