La crise de foi des jeunes israéliens

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Pourquoi un quart des diplômés des établissement scolaires secondaires du mouvement sioniste religieux abandonne-t- il sa foi?

Les hauts responsables des établissements d'enseignement de la mouvance sioniste religieuse organisent de nombreuses réunions et discussions autour du thème de l’abandon de la pratique religieuse parmi les jeunes.

On y entend la voix de nombreux experts mais pas celle des jeunes du milieu, potentiellement concernés pas le phénomène.

Deux jeunes hommes, diplômés de lycée-yeshiva et étudiant maintenant en deuxième année de yeshiva (études juives) ont analysé ce problème qu’ils connaissent bien, dans une tentative de retracer les raisons de l'abandon de la religion d’un quart des diplômés des établissements scolaires sionistes religieux.

Ils ont demandé à rester anonymes afin de ne pas causer de tort aux établissements dans lesquels ils ont étudiés. Ils se sont eux même renommés « Moshe et Yaacov ».

Etudes à la yeshiva

Etudes à la yeshiva

Le principal argument le plus repris par les éducateurs et les enseignants du secondaire serait que ceux qui ont choisi d'abandonner leur religion l'ont fait parce qu'ils ont cédé à la luxure. Selon Moshe et Yaacov, le fait de se livrer à des pratiques immorales provient d’une absence de réponse appropriées de la part du corps enseignant à des questions portant sur la foi et la pensée juive.

Ils reconnaissent avoir rencontré ce problème chez certains de leurs camarades de classe. Certains ont abandonné la pratique du judaïsme et d’autres sont restés dans la communauté religieuse, poursuivant leurs études à la yeshiva avec au fond du cœur un doute grandissant et une incompréhension.

« Les enseignants n’ont souvent pas le temps de traiter ce genre de questions. Certains n’en ont pas la capacité », témoignent-ils. « Souvent, ils ne connaissent pas assez bien les dangers d’Internet ».

Ils citent le cas d’un élève qui avait posé une question concernant le monde futur et ce qu’il advenait dans l’au-delà après la mort. Le Rav lui a conseillé d’aller se renseigner sur Google plutôt que de traiter le sujet en classe. L’élève a été confronté à des sources chrétiennes sur Internet et à du matériau non adapté à sa spiritualité ».

« La solution serait de faire de la formation pour les éducateurs », conseille Moshe, « sur les thèmes de la croyance et de la foi, pour éviter que les jeunes aillent chercher des réponses ailleurs et restent dans le chemin de la Torah ».

Ils conseillent que cela soit fait dès le plus jeune âge, dès la 5eme.

Un autre problème soulevé est le fait que certaines questions nécessitent d'être traitées en privé. En effet, posées en classe, elles entraînent parfois des débordements qui ne laissent pas la place à l’approfondissement du sujet. Pour ce faire, les éducateurs doivent encourager les élèves à communiquer avec eux après la classe, pour pouvoir soulever des questions et des discussions de ce genre dans un cadre informel.

Source : Arutz 7

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