Lutte contre le terrorisme : Vers plus d’octroi de permis de travail aux Palestiniens

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Lutte contre le terrorisme : Vers plus d’octroi de permis de travail aux Palestiniens

Pendant des années, Israël a essayé de résoudre le problème des étrangers en situation irrégulière (essentiellement les palestiniens), mais sans succès notable. Le problème a empiré avec la dernière vague de terrorisme.

Lutte contre le terrorisme : Vers plus d’octroi de permis de travail aux Palestiniens

En effet, en mars, 44% des attentats au sein de la Ligne verte ont été commis par des étrangers en situation irrégulière. Le système de sécurité israélien a compris que le problème résidait dans les transporteurs, les hébergeurs et les employeurs des clandestins. Et donc, malgré les appels à réduire le nombre de permis de travail pour les Palestiniens, le gouvernement pourrait assouplir les critères d’obtention des permis et augmenter les quotas pour les Palestiniens, ces derniers seraient ainsi occupés à travailler et non à semer la terreur.

La semaine dernière, le Comité de contrôle d'Etat a tenu une discussion dirigée par la député Karin Elharar, à laquelle a participé le chef d’état-major, Gadi Eizenkot. Lors de l'audience, Eizenkot a déclaré qu’environ 60 000 travailleurs palestiniens viennent quotidiennement en Israël, et 40 000 Palestiniens travaillent dans les zones industrielles israéliennes en Judée Samarie.

A propos de l'étendue des étrangers illégaux en Israël, le chef d’état-major a déclaré que le nombre estimé varie entre 50 à 60000. Selon lui, parmi les dizaines de milliers de personnes qui détiennent un permis de travail en Israël « il n’y a pas eu de terroriste qui a participé à la dernière vague de terreur et probablement même à celle de la dernière décennie." Ces résultats impliquent que l'octroi du permis réduit le stress chez ceux qui le reçoivent et réduit la tentation de se tourner vers le terrorisme.

Les participants ont également discuté du sort des clandestins : sur 4.300 arrestations, seuls 1500 actes d'accusation ont été déposés. En outre, certains participants ont fait valoir que la peine n’était pas dissuasive, en effet, si la loi permet une peine de prison allant jusqu'à cinq ans, en pratique, elle est habituellement d'environ cinq mois. Il a également été souligné que les peines imposées pour les transporteurs et les employeurs étaient relativement légères.

En plus du problème sécuritaire, il y a aussi une question économique en jeu : Les employeurs ne paient pas d’impôts sur les salaires des clandestins puisqu’ils ne sont pas déclarés (manque à gagner pour le fisc). De plus, les clandestins ne reçoivent pas les prestations sociales des employeurs, qui peuvent les licencier sans préavis.

Une autre question importante est l'aspect criminel. Selon les estimations, les illégaux qui parviennent à s’infiltrer, mais qui ne trouvent pas de travail sont enclin à commettre des infractions sur les biens mobiliers pour ne pas rentrer chez eux les mains vides. Par conséquent, leur frustration liée à l'incapacité de gagner sa vie fera que certains se tourneront vers le terrorisme.

Source : walla.co.il

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