Une campagne anti-Google originale à Tel-Aviv

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Une campagne anti-Google originale à Tel-Aviv

Si vous êtes aujourd'hui au coin de la rue Yigal Alon, et HaShalom à Tel-Aviv et que vous regardez en l’air, vous apercevrez probablement un ballon dirigeable sur lequel il est écrit en hébreu d’un côté « Khalon [ministre de l'économie] impose Google » et de l'autre " Google doit payer des impôts" en anglais.

Une campagne anti-Google originale à Tel-Aviv

C’est initiative est celle de l'avocat Guy Ophir avec l’Association TRON. Selon lui, les ballons s’envoleront ce matin à 6 heures, à une hauteur de 25 mètres, et se trouveront juste en face des bureaux de Google dans l’immeuble Electra qui dominent l'autoroute Ayalon. Ils y resteront jusqu'à minuit. Me Ophir prétend que Google en ne payant pas des impôts en Israël, coûte à l'Etat des milliards de shekels chaque année.

Selon des articles de la presse financière, depuis 2010, Google ne paie pas d'impôt sur ses recettes publicitaires en Israël, à cause d'une faille dans la loi qui lui permet de transférer le produit de la vente en ligne de l'espace publicitaire vers ses bureaux en Irlande, où les impôts sont nettement inférieurs. Selon les experts fiscaux, le problème est que la vente de publicité se fait sur Internet, ce qui veut dire qu’elle n’est pas nécessairement faite physiquement en Israël.

Google répond à toutes ces affirmations en disant qu'il respecte la loi et paie des impôts comme il se doit. En effet, les revendications ne disent pas que Google viole la loi, mais qu’il y a une lacune dans la législation [israélienne], combinée à des conventions internationales qui lui permettent d'échapper à l'impôt en Israël et de les payer dans un autre pays (et ainsi de ne pas payer la double imposition sur un même revenu), même s’il a des bureaux de vente en Israël qui s’adressent au marché intérieur.

Au cours des dernières années, plusieurs membres de la Knesset ont essayé de résoudre le problème en légiférant et réglementant. Chaque année, les médias annoncent que les autorités fiscales travaillent à le résoudre, en obligeant Google (et Facebook) à payer des impôts en Israël plutôt que dans les pays étrangers, mais jusqu'à présent, aucune solution ne satisfait ceux qui s’opposent aux activités de Google et donc rien n’a été voté.

Source :mako.co.il

Copyright: Alliance

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