Nice : les formations anti-radicalisation dès les classes primaires

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Ecole

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Depuis la multiplication des attentats, nous cherchons à comprendre mieux ce qu’est la radicalisation. De jeunes adolescents se radicalisent, l'école devient donc la première source  d'alerte. Aujourd’hui, des formations sont proposées aux enseignants niçois pour lutter contre les élèves qui risquent de basculer dans le terrorisme.

L’école est-elle une cause ou un remède ?
Après les attentats de Janvier 2015, on constate, que des élèves ont des comportements douteux.
En effet, sans explications préalables, la minute de silence n'a pas toujours été un exercice facile à faire dans les écoles, collèges et même lycées pour les attentats de Charlie Hebdo et l’hyper casher.
Encore plus grave, dans une école élémentaire de Seine-Saint-Denis, pas moins de 80 % des élèves d'une classe ont refusé cette minute de silence. « Certains reproduisent des discours complotistes»,

Après le massacre qui a frappé Paris le 13 Novembre, un scénario plus inquiétant,  un garçon de sept ans refuse de dessiner le drapeau français. Motif évoqué par l’écolier : « Ce n’est pas dans ma religion ». Face à ce type de situations rencontrées dès les classes de primaire, les enseignants se sentent parfois démunis.

Des professeurs s’expriment avec stupéfaction,  « Il m’est arrivé d’apprendre par les Renseignements Généraux qu’une élève était radicalisée. Je n'avais pas été capable de déceler cela chez elle », confie l’un d’eux.
« Nous commençons à voir, même si ça reste très minoritaire, des élèves qui refusent de travailler en binôme ou d’aller à la piscine », poursuit une seconde et rapportant le témoignage d’un père, à Nice : « Ma fille est partie en Syrie par surprise » 

La formation proposée par la préfecture des Alpes-Maritimes consiste à avoir les bonnes réactions face à ces refus de laïcité et de mixité . Objectif : le maillage territorial. « Le point de départ est l’établissement scolaire" détaille Sébastien Humbert, sous-préfet.

On confronte, des professionnels et des professeurs  avec des profils et des expériences  différentes, mais qui rencontrent le même public et les mêmes problèmes, le tout supervisé par des personnels administratifs et acteurs du monde extrascolaire, des formateurs des associations, Unismed et Entr’autres :
« D’abord, nous allons définir ce qu’est la radicalisation, ce qui motive ces personnes et comment elles basculent, précise Alain Ruffion d’Unismed. En étant vigilants, ils seront aptes de signaler, grâce au numéro vert par exemple. »

« Après cette journée, je me sens davantage capable de déceler un cas, même s’il n’y a pas d’étude sociale et d’automatisme dans ce processus. » estime Chaouki Naghmouchi de l’association CLAJ Ariane. Lancée il y a un an, c’est la 18e formation de prévention contre la radicalisation organisée dans le département.

Nathalie ZADOK

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