Le père du 3ème terroriste : si j'avais su qu'il commettrait une telle chose je l'aurais tué avant

Actualités, Antisémitisme/Racisme, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Le père du 3eme kamikaze «Quel être humain peut faire ce qu'il a fait? Si j'avais su qu'il commettrait un jour une chose comme ça, je l'aurais tué avant.»

Le père du troisième kamikaze du Bataclan, dans les attentats de Paris du 13 Novembre dit  "Je ne reconnais plus mon fils" explique Saïd Mohamed-Abbag  au Parisien-Aujourd'hui en France, en ajoutant :,  "Il était devenu inutile de communiquer avec lui".
Il était sûr  que son fils allait mourir en Syrie ou Irak.

Cette pensée venait souvent le hanter la nuit. Le père de Foued Mohamed-Abbag confie son désarroi depuis qu'il a appris que son fils était le troisième kamikaze du Bataclan, où 90 personnes ont été tuées lors des attentats du 13 novembre dernier.

foued-mohamed-aggad

foued-mohamed-aggad

«Quel être humain peut faire ce qu'il a fait? s'interroge-t-il aujourd'hui. Si j'avais su qu'il commettrait un jour une chose comme ça, je l'aurais tué avant.»

La dernière fois que son fils lui a donné des nouvelles, c'était il y a quatre ou cinq mois via Skype, raconte-t-il.

Le père assure qu'il ne reconnaissait plus son fils à qui on avait, selon lui, lavé le cerveau. «Ça ne servait plus à rien de communiquer...», se désole-t-il.
Ce père n'avait plus de nouvel de son fils depuis le départ de ce dernier en Syrie en décembre 2013. «Il nous avait menti, faisant croire qu'il partait en vacances, pour se rendre en fait en Syrie il y a deux ans. «Depuis 2013, je n'en dormais plus.», raconte Saïd Mohamed-Abbag.

Deux de ses fils étaient partis avec un groupe d'amis, la plupart issus du même quartier à Strasbourg. Deux sont morts, sept sont rentrés.

Foued, lui,  avait préféré rester en Syrie. L'aîné de la fratrie, Karim, est actuellement détenu en France. En octobre, le parquet a demandé son renvoi en correctionnelle pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Comme souvent, leur famille dit n'avoir rien vu venir. «C'était un enfant calme, se souvient le père de famille. Il est né ici, a grandi en France, a été scolarisé en France.» En 2013, il a commencé à se laisser pousser la barbe. À l'époque, Foued vivait encore chez sa mère. «Il s'était mis aussi à faire sa prière, évoque son père, mais de là à imaginer ce qui se passerait ensuite... Franchement, on n'a rien compris à tout ça, rien vu venir.»
Nathalie ZADOK

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi