Le projet de modernisation du Consistoire rejeté

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Le projet de rapprochement entre le Consistoire israélite de France et le Consistoire de Paris, porté par leur président Joël Mergui, a été rejeté dimanche 29 novembre en assemblée générale.

Le « projet de modernisation » visait à rapprocher le Consistoire central, qui fédère toutes les régions, et celui de Paris Île-de-France, représentant deux-tiers des juifs de France mais pesant peu jusqu’alors au sein de l’assemblée.

Il fallait deux votes pour le valider. Ce dimanche 29 Novembre, le Consistoire voulait aller vers encore plus de démocratie, plus d’élus, plus  de débats, plus de proximité, plus d’union, plus de solidarité avec ce projet.

Le premier, du Consistoire central, a été acquis dimanche matin à 91%. Mais dans l’après-midi le projet, avec 61% de votes favorables, n’a pas obtenu la majorité qui était de  66% , lors de l’assemblée générale du Consistoire de Paris.

La réforme était menée notamment par les anciens présidents du Consistoire de Paris, dont Dov Zerah. Le projet prévoyait qu’ils soient choisis par de grands électeurs, « souvent cooptés » selon l’association Avenir du judaïsme, « ce qui fait dire qu’il s’agit d’une atteinte à la démocratie ».

En effet, le grand rabbin de France Haïm Korsia en sort renforcé dans sa fonction, que le Consistoire tentait d’affaiblir. En revanche Joël Mergui est désavoué, a tweeté de son côté Avenir du judaïsme, souvent critique envers l’institution consistoriale.

« Le projet a été approuvé par une majorité de personnes mais n’a pas été adopté, il ne peut donc entrer en vigueur », a pris acte Joël Mergui. « La communauté juive hésite à moderniser une institution bicentenaire alors qu’elle vit un moment d’incertitude », a-t-il analysé, tout en assurant: « Il n’y a pas de crise du judaïsme français ».

Ses promoteurs y voyaient la « modernisation » d’une institution bicentenaire, ses détracteurs une « confiscation de la démocratie »: une réforme du Consistoire israélite a été rejetée par un vote en assemblée générale dimanche, a-t-on appris auprès de l’organisation.

Le Consistoire est aujourd’hui l’artère principale  de représentation religieuse de la première  communauté juive d’Europe, forte d’un demi-million de personnes, croyantes, pratiquantes ou non. Il gère quelque 400 synagogues, mais pas l’intégralité des communautés: certaines, de sensibilité libérale, massorti ou ultra-orthodoxe notamment, sont autonomes.

Nathalie ZADOK

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