Attentats à Paris :toujours sans nouvelles sont ils encore vivants ?

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Ils étaient avocat, enseignant, musicien, barman ou ingénieur. Français, Belges, Algériens ou Espagnols. A un concert au Bataclan, à la terrasse d'un restaurant ou devant le stade de France,
leur vie a été arrachée par la vague  terroriste de vendredi soir a fait au moins 129 victimes. Leur identité et des fragments de leur vie sont peu à peu dévoilés. 66 noms ont été diffusés par l'AFP à ce jour.

Pour d’autres, la situation est bien plus lourde. Toutes les familles ne sont pas encore fixées sur le sort de leurs proches présents aux alentours du Bataclan et des bars de l’est parisien,sont-ils vivants ou morts ? «Ma femme n’est pas dans la liste des victimes. Mais elle n’avait aucun papier sur elle, puisque nous avions laissé nos affaires aux vestiaires», se désole un père de famille qui était au Bataclan avec son épouse et l’a perdue de vue dans la panique générale.

Vendredi soir, Gilles et son amie étaient au Bataclan. Elle a été évacuée, mais lui est resté à l'intérieur, blessé. Depuis, sa mère, Nelly Leclerc, n'a plus de nouvelles : "Personne ne peut nous renseigner pour l'instant". Une attente incompréhensible car Gilles porte un tatouage facilement identifiable. Mais ses proches restent optimistes. "Tant qu'on ne l'aura pas retrouvé, on gardera espoir et la foi, on ne lâchera rien", affirme une proche de Gilles.
Sur les réseaux sociaux, chacun peut assister, à la mutation progressive des avis de recherche en avis de décès. D'autres restent encore introuvables,les corps,souvent déchiquetées sont pratiquement impossible a identifier,d'autres sont "sans identités". Des visages de femmes et d’hommes défilent sur les réseaux sociaux,dans la douleur les proches essaient de faire circuler les infos.. Des photos de gens heureux, rieurs, postées par leurs proches qui n’ont plus de leurs nouvelles… Et qui n’hésitent pas, parfois, à donner leur propre numéro de téléphone pour obtenir des informations. Ils errent entre les différents hôpitaux de la capitale, redoutant une convocation à l’institut médico-légal. Si 103 victimes sur les 129 dénombrées ont d’ores et déjà été identifiées.

Les demandes portent surtout sur les personnes qui étaient présentes au Bataclan. La salle était pleine pour le concert d’Eagles of Death Metal et au moins 82 personnes y ont été tuées, Samedi le hashtag #rechercheparis avait été tweeté - et surtout retweeté -plus de 400 000 fois en fin d’après-midi , annonçant,quelques heures plus tard,des messages  heureux ou tragiques.
un dispositif de prise en charge a été déployé par les autorités. La préfecture de police de Paris a mis en place un numéro d’assistance aux victimes et à leurs proches (0800 40 60 05).  L’Assistance publique hôpitaux de Paris (AP-HP) a aussi mis en place un numéro pour ceux qui souhaitent des informations sur l’identité des victimes éventuellement hospitalisées à l’AP-HP (01 40 27 40 27). Enfin, la mairie du XIe arrondissement de Paris a relayé sur Twitter un numéro spécial d’urgence pour les touristes (01 45 50 34 60).

François Braun, président de Samu-urgences de France, confirme que les blessés très graves ont été pris en charge "essentiellement dans cinq hôpitaux parisiens". "C’est beaucoup, ajoute-t-il en précisant "qu’à la Pitié-Salpêtrière par exemple, une dizaine de blocs opératoires ont été ouverts immédiatement."

De son côté, François Braun précise "qu’avec un tel afflux de victimes, les urgentistes du Samu n’ont pas pris le temps de récupérer les papiers pour procéder à l’identification". "Sur les lieux, nos équipes ont fait face à des personnes en situation d’urgence absolue. La priorité, c’était les soins immédiats."

Jusque dimanche matin, plusieurs morts ont été laissés sur les lieux des attentats, au Bataclan mais aussi sur les terrasses de la Belle Equipe, rue de Charonne. L’explication ? C’est François Braun la donne : "Sur une scène de crime comme celle-là, la levée des corps est extrêmement dangereuse, car les dépouilles peuvent être piégées." Les scènes de carnage ont ainsi dû être sécurisées, avant d’être évacuées complètement. Tous les blessés sont ce lundi pris en charge par les médecins.

Dans la panique, la plupart des spectateurs du Bataclan ainsi que les personnes attablées en terrasse des bars-restaurants des 10 et 11eme arrondissements ont laissé sacs et téléphones portables derrière eux. Dès lors, ce sont plusieurs dizaines de victimes qui se sont retrouvées dans l’impossibilité de rassurer leurs proches rapidement.Une attente insoutenable.

La question se pose alors, y aurait- il encore des survivants ? Attentat Paris
Nathalie ZADOK

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