Des restes de victimes juives du nazisme découverts à l’institut médico-légal de Strasbourg

Actualités, Antisémitisme/Racisme, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Des restes de victimes juives du nazisme découverts à l’institut médico-légal de Strasbourg

Des restes appartenant à 86 victimes juives de l’anatomiste nazi August Hirt ont été trouvés à l’institut médico-légal dans l'est de la France, c’est ce qu’affirment les autorités locales dans un communiqué publié samedi.

Quatre-vingt-six juifs avaient été envoyés aux chambres à gaz en 1943 et leurs corps ont été transportés à Strasbourg, puis sous l'occupation nazie, Hirt a rassemblait une collection macabre de cadavres.

Les corps, certains intacts, d'autres démembrés ou brûlés, ont été trouvés en Novembre 1944 après la libération de Strasbourg, dans des bocaux remplis d'alcool distillé. Ils ont ensuite été enterrés dans une fosse commune, en 1946, après autopsies.

Mais le 9 Juillet dernier, l’historien Raphaël Toledano a constaté que plusieurs restes gisaient encore non découverts à l'institut médico-légal depuis plus de 70 ans.

Avec l'aide de l’actuel directeur de l'institut, Jean-Sébastien Raul, l'historien a réussi à identifier plusieurs des parties du corps, y compris "un bocal contenant des fragments de peau d'une victime de chambre à gaz."

Les pièces trouvés à l'institut avaient effectivement été préservés par un légiste de la faculté de médecine de Strasbourg, Camille Simonin, dans le cadre d'une enquête sur les crimes de Hirt.

Simonin avait été chargé par les autorités militaires d’effectuer des autopsies jdiciaires afin d’établir les conditions ayant conduit à la mise à mort délibérée" des victimes.

Toledano avait été aidé dans ses recherches par une lettre de Simonin en 1952, " qui mentionnait les bocaux contenant les échantillons prélevés au cours d'autopsies judiciaires réalisées sur les victimes juives de la chambre à gaz du Struthof."

"Les étiquettes identifient chaque pièce avec précision et mentionnent le matricule 107969, qui correspond au numéro tatoué au camp d'Auschwitz, sur l'avant-bras de Menachem Taffel, l'une des 86 victimes," a indiqué le communiqué annonçant la découverte des corps.

Les autorités locales envisagent de restituer les restes récemment découverts à la communauté juive de Strasbourg. Ils seront enterrés avec le reste des victimes au cimetière de Cronenbourg, en Alsace.

La polémique autour de l'existence longtemps mise en doute de restes de victimes du nazisme à l'institut de médecine légale de Strasbourg avait été relancée en janvier après la publication d'un livre du médecin et chroniqueur de télévision Michel Cymès, consacré aux médecins des camps de concentration.

Source : Arutz 7

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi