Paracha de la semaine de Claude Layani : EMOR La loi des prêtres

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Emor paracha de la semaine par Claude Layani

EMOR La loi des prêtres

La Sidra d’Emor (Lév. 21 à 24) comporte des sujets différents que nous essayerons de découvrir la logique qui les lie. D’abord la Torah nous entretien des dispositions particulières réservées aux Cohanim, aux prêtres.

Précédemment, elle avait indiqué les nourritures et les conduites porteuses d’impureté. Maintenant, la Torah précise que le prêtre, lui, est soumis à d’autres règles, en plus des premières, pour exercer le service divin en état de pureté.

Notamment, interdiction lui est faite, de manière générale, d’entrer en contact avec le mort. Bien que chacun doit participer à la toilette mortuaire, le prêtre doit être exclusivement, consacré à D.ieu.

C’est pourquoi il ne s’associera pas à cette forme de service qui est dû aux morts.

Viennent ensuite de nouvelles mitsvoth sur le comportement des prêtres, la recherche de la perfection dans le culte sacrificiel. L’ensemble de ces considérations a pour but de rendre D.ieu plus proche du camp d’Israël et c’est pourquoi, la Torah va continuer à partir du chapitre 23 à nous parler du Chabbat et des fêtes qui permettent au juif de se détacher de ses activités quotidiennes et profanes. « Voici les fêtes que l’Eternel ¨ » Suivent ensuite les explications sur les différentes fêtes énoncées dans notre lecture.

Dans cette « Loi des prêtres » prise au sens strict du terme, on retrouve à nouveau et avec insistance le même mot clef « sainteté » avec les notions qui en découlent.

A propos des prêtres il est dit: Ils doivent rester saints pour leur D.ieu...car ce sont les sacrifices de l’Eternel, c’est le pain de leur D.ieu qu’ils ont à offrir, et, ils doivent être saints ». (Lev. 21,6). De chaque prêtre en particulier, il est dit: « Il est saint pour son D.ieu...car c’est lui qui offre le pain de ton D.ieu ; qu’il soit saint pour toi, car Je suis saint, moi l’Eternel qui vous sanctifie » (Lev. 21,8).

Ces mots sont répétés à maintes reprises pour nous enseigner que la sainteté propre aux prêtres dépend de la sainteté de leur comportement ; ils ne sont pas saints par nature.

Ils ne doivent pas se considérer eux-mêmes comme saints, mais comme devant l’être. Le texte d’Ezékiel, (44,15-31) qui a été choisi comme haftara du jour décrit le Troisième Temple celui des temps à venir Le verset 44,19 dit que les prêtres «  ôteront les vêtements dans lesquels ils ont officié, les déposeront dans les salles consacrées, et en mettront d’autres pour ne pas sanctifier le peuple par leurs vêtements ».

A savoir ils ne doivent pas apparaître devant le peuple comme saints à cause de leurs vêtements sacerdotaux particuliers. Les vêtements sacerdotaux sont destinés au service dans le Sanctuaire.

En dehors de lui, les prêtres appartiennent au commun des mortels, ils s’habilleront comme tout le monde et auront le même aspect que tout le monde. Et s’ils tentent d’apparaître saints, particuliers et différents du peuple en dehors et au-delà du service accompli dans le Temple, « il ne s’agit pas de sanctification de D.ieu, mais de l’arrogance et de la prétention comme le souligne le Natziv de Volozhine dans son commentaire de la Torah. (L’habit ne fait pas le moine ¨¨¨)

Ce qui a été dit à propos des prêtres quand le temple existait, avec son service et ses vêtements sacerdotaux, reste valable pour toutes les générations.

Un principe fondamental du judaïsme veut que certaines personnes sont considérées comme saintes par elles-mêmes et non en raison de la fonction qu’elles remplissent au service de la Torah.

La foi juive ne reconnaît le concept de sainteté qu’en rapport avec le service de D.ieu. Elle ne saurait conférer de sainteté automatique aussi bien à l’homme, à la nature, à la réalité matérielle, à la terre ou a un édifice.

« Distinguer le sacré du profane » constitue l’un des principes fondamentaux de la conscience religieuse.

Claude Layani

EMOR

La loi des prêtres

La Sidra d’Emor (Lév. 21 à 24) comporte des sujets différents que nous essayerons de découvrir la logique qui les lie. D’abord la Torah nous entretien des dispositions particulières réservées aux Cohanim, aux prêtres. Précédemment, elle avait indiqué les nourritures et les conduites porteuses d’impureté. Maintenant, la Torah précise que le prêtre, lui, est soumis à d’autres règles, en plus des premières, pour exercer le service divin en état de pureté. Notamment, interdiction lui est faite, de manière générale, d’entrer en contact avec le mort. Bien que chacun doit participer à la toilette mortuaire, le prêtre doit être exclusivement, consacré à D.ieu. C’est pourquoi il ne s’associera pas à cette forme de service qui est dû aux morts.

Viennent ensuite de nouvelles mitsvoth sur le comportement des prêtres, la recherche de la perfection dans le culte sacrificiel. L’ensemble de ces considérations a pour but de rendre D.ieu plus proche du camp d’Israël et c’est pourquoi, la Torah va continuer à partir du chapitre 23 à nous parler du Chabbat et des fêtes qui permettent au juif de se détacher de ses activités quotidiennes et profanes. « Voici les fêtes que l’Eternel ¨ » Suivent ensuite les explications sur les différentes fêtes énoncées dans notre lecture.

Dans cette « Loi des prêtres » prise au sens strict du terme, on retrouve à nouveau et avec insistance le même mot clef « sainteté » avec les notions qui en découlent. A propos des prêtres il est dit: Ils doivent rester saints pour leur D.ieu...car ce sont les sacrifices de l’Eternel, c’est le pain de leur D.ieu qu’ils ont à offrir, et, ils doivent être saints ». (Lev. 21,6). De chaque prêtre en particulier, il est dit: « Il est saint pour son D.ieu...car c’est lui qui offre le pain de ton D.ieu ; qu’il soit saint pour toi, car Je suis saint, moi l’Eternel qui vous sanctifie » (Lev. 21,8). Ces mots sont répétés à maintes reprises pour nous enseigner que la sainteté propre aux prêtres dépend de la sainteté de leur comportement ; ils ne sont pas saints par nature. Ils ne doivent pas se considérer eux-mêmes comme saints, mais comme devant l’être. Le texte d’Ezékiel, (44,15-31) qui a été choisi comme haftara du jour décrit le Troisième Temple celui des temps à venir Le verset 44,19 dit que les prêtres «  ôteront les vêtements dans lesquels ils ont officié, les déposeront dans les salles consacrées, et en mettront d’autres pour ne pas sanctifier le peuple par leurs vêtements » A savoir ils ne doivent pas apparaître devant le peuple comme saints à cause de leurs vêtements sacerdotaux particuliers. Les vêtements sacerdotaux sont destinés au service dans le Sanctuaire. En dehors de lui, les prêtres appartiennent au commun des mortels, ils s’habilleront comme tout le monde et auront le même aspect que tout le monde. Et s’ils tentent d’apparaître saints, particuliers et différents du peuple en dehors et au-delà du service accompli dans le Temple, « il ne s’agit pas de sanctification de D.ieu, mais de l’arrogance et de la prétention comme le souligne le Natziv de Volozhine dans son commentaire de la Torah. (L’habit ne fait pas le moine ¨¨¨)

Ce qui a été dit à propos des prêtres quand le temple existait, avec son service et ses vêtements sacerdotaux, reste valable pour toutes les générations.

Un principe fondamental du judaïsme veut que certaines personnes sont considérées comme saintes par elles-mêmes et non en raison de la fonction qu’elles remplissent au service de la Torah. La foi juive ne reconnaît le concept de sainteté qu’en rapport avec le service de D.ieu. Elle ne saurait conférer de sainteté automatique aussi bien à l’homme, à la nature, à la réalité matérielle, à la terre ou a un édifice.

« Distinguer le sacré du profane » constitue l’un des principes fondamentaux de la conscience religieuse.

Claude Layani

EMOR

La loi des prêtres

La Sidra d’Emor (Lév. 21 à 24) comporte des sujets différents que nous essayerons de découvrir la logique qui les lie. D’abord la Torah nous entretien des dispositions particulières réservées aux Cohanim, aux prêtres. Précédemment, elle avait indiqué les nourritures et les conduites porteuses d’impureté. Maintenant, la Torah précise que le prêtre, lui, est soumis à d’autres règles, en plus des premières, pour exercer le service divin en état de pureté. Notamment, interdiction lui est faite, de manière générale, d’entrer en contact avec le mort. Bien que chacun doit participer à la toilette mortuaire, le prêtre doit être exclusivement, consacré à D.ieu. C’est pourquoi il ne s’associera pas à cette forme de service qui est dû aux morts.

Viennent ensuite de nouvelles mitsvoth sur le comportement des prêtres, la recherche de la perfection dans le culte sacrificiel. L’ensemble de ces considérations a pour but de rendre D.ieu plus proche du camp d’Israël et c’est pourquoi, la Torah va continuer à partir du chapitre 23 à nous parler du Chabbat et des fêtes qui permettent au juif de se détacher de ses activités quotidiennes et profanes. « Voici les fêtes que l’Eternel ¨ » Suivent ensuite les explications sur les différentes fêtes énoncées dans notre lecture.

Dans cette « Loi des prêtres » prise au sens strict du terme, on retrouve à nouveau et avec insistance le même mot clef « sainteté » avec les notions qui en découlent. A propos des prêtres il est dit: Ils doivent rester saints pour leur D.ieu...car ce sont les sacrifices de l’Eternel, c’est le pain de leur D.ieu qu’ils ont à offrir, et, ils doivent être saints ». (Lev. 21,6). De chaque prêtre en particulier, il est dit: « Il est saint pour son D.ieu...car c’est lui qui offre le pain de ton D.ieu ; qu’il soit saint pour toi, car Je suis saint, moi l’Eternel qui vous sanctifie » (Lev. 21,8). Ces mots sont répétés à maintes reprises pour nous enseigner que la sainteté propre aux prêtres dépend de la sainteté de leur comportement ; ils ne sont pas saints par nature. Ils ne doivent pas se considérer eux-mêmes comme saints, mais comme devant l’être. Le texte d’Ezékiel, (44,15-31) qui a été choisi comme haftara du jour décrit le Troisième Temple celui des temps à venir Le verset 44,19 dit que les prêtres «  ôteront les vêtements dans lesquels ils ont officié, les déposeront dans les salles consacrées, et en mettront d’autres pour ne pas sanctifier le peuple par leurs vêtements » A savoir ils ne doivent pas apparaître devant le peuple comme saints à cause de leurs vêtements sacerdotaux particuliers. Les vêtements sacerdotaux sont destinés au service dans le Sanctuaire. En dehors de lui, les prêtres appartiennent au commun des mortels, ils s’habilleront comme tout le monde et auront le même aspect que tout le monde. Et s’ils tentent d’apparaître saints, particuliers et différents du peuple en dehors et au-delà du service accompli dans le Temple, « il ne s’agit pas de sanctification de D.ieu, mais de l’arrogance et de la prétention comme le souligne le Natziv de Volozhine dans son commentaire de la Torah. (L’habit ne fait pas le moine ¨¨¨)

Ce qui a été dit à propos des prêtres quand le temple existait, avec son service et ses vêtements sacerdotaux, reste valable pour toutes les générations.

Un principe fondamental du judaïsme veut que certaines personnes sont considérées comme saintes par elles-mêmes et non en raison de la fonction qu’elles remplissent au service de la Torah. La foi juive ne reconnaît le concept de sainteté qu’en rapport avec le service de D.ieu. Elle ne saurait conférer de sainteté automatique aussi bien à l’homme, à la nature, à la réalité matérielle, à la terre ou a un édifice.

« Distinguer le sacré du profane » constitue l’un des principes fondamentaux de la conscience religieuse.

Claude Layani


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