Vincennes: une tuerie de Juifs, pas de prise d'otages

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rassemblement à Tel-Aviv pour les victimes des attentats en France

Vendredi dernier, à Paris, en 2015, un homme armé est entré dans un magasin casher et a tué 4 personnes, du seul fait qu'elles étaient juives. Il s'agit donc ici d'une véritable tuerie de Juifs  et non d'une prise d'otages comme annoncée par la plupart des médias. L'homme a abattu ses victimes dès son arrivée: aucune négociation, aucun échange n'étaient attendus en retour. 
Vendredi 9 janvier 2015, le live du Monde parle d’"otages" qui ont été tués, même s'il admet le caractère antisémite de l'attaque. Pourquoi parle t-on d'otages alors ?
L'homme armé a bien retenu des personnes dans le supermarché casher, mais il en a tué 4 d'emblée qui n'ont jamais été retenus "en otage" et c'est cela qui mérite d'être mis en avant.

Il faut également réfléchir sur ce que l’on subit, depuis trois jours, "en hommage" aux collaborateurs de Charlie Hebdo, présentés comme incarnant l’âme de la France.

On peut tout à fait être révolté par l’assassinat de ces hommes et femmes, et déterminé à combattre ceux qui les ont tués, sans pour autant se reconnaître dans les idées et le style de ce journal.

Ni même dans sa décision de publier des "caricatures" désignant les musulmans comme adeptes d’une foi intrinsèquement meurtrière.

Au lieu de répéter inlassablement dans la rue ou sur les réseaux sociaux "Je suis Charlie", au même titre que  "contre le sida" ou "pour le Téléthon", ne faudrait-il pas plutôt prendre conscience de la situation dans laquelle nous sommes et des dangers qui nous menacent ?

N’est-il pas temps de se mobiliser contre l’ennemi qui harcèle nos sociétés depuis les années 1990 ?

L’histoire a montré la tendance qu'ont les Français à se planquer en attendant que ça se passe.

"Je suis Charlie" traduit aujourd’hui une attitude de repli, quasi victimaire, avec laquelle on croit se donner bonne conscience en évitant les questions qui fâchent. Ce n’est pas cela qui fera peur aux djihadistes. Ça n'est pas la solution.

D'après le journaliste Patrick JARREAU

Caroline Haïat

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