Barack Obama arrive au Proche-Orient, avertissements d'Al Qaïda

International - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Barack Obama a entamé mercredi à Ryad son premier déplacement au Proche-Orient en tant que chef de la Maison blanche, qui sera marqué jeudi au Caire par un discours qui se veut fondateur à l'adresse du monde musulman.

Dès son arrivée, Obama s'est rendu à la résidence du roi Abdallah, dans le désert des environs de la ville, où les deux hommes devaient évoquer le conflit israélo-arabe, l'influence régionale croissante de l'Iran et la stabilisation des prix du pétrole, dont l'Arabie est le premier exportateur mondial.

Sa visite coïncide avec la diffusion par la chaîne qatarie Al Djazira d'un message audio d'Oussama ben Laden l'accusant de marcher sur les pas de son prédécesseur George Bush et incitant les Américains à se préparer à en subir les conséquences.

La veille déjà, l'Egyptien Aymane al Zaouahri, numéro deux d'Al Qaïda, avait invité les Egyptiens à ne pas se laisser berner par "des campagnes de relations publiques, des visites théâtrales ou des propos raffinés" d'un "criminel" engagé dans une campagne sanglante au Pakistan et en Afghanistan.

Très attendu, le discours que Barack Obama doit prononcer au Caire vise à raccommoder les relations entre Les Etats-Unis et le monde islamique, endommagées par les dérives de la guerre d'Afghanistan depuis 2001, l'aventure irakienne de 2003 et l'alignement sur Israël qui ont marqué la présidence de Bush.

"REMETTRE LES PENDULES A L'HEURE"

Barack Obama, dont le père était musulman et qui a vécu dans son enfance en Indonésie, pays islamique le plus peuplé du monde, doit passer la nuit chez le souverain wahhabite, avant de s'envoler pour l'Egypte autre allié privilégié régional des Etats-Unis dont le corps social est travaillé par l'islamisme.

"J'ai confiance que nous sommes à un moment où, dans les pays islamiques, on reconnaît je crois que le chemin de l'extrémisme ne va pas déboucher sur une vie meilleure pour les gens", a déclaré le président américain à la chaîne NBC avant de quitter Washington.

"On y admet qu'être simplement anti-américain ne va pas régler les problèmes", a ajouté le chef de la Maison blanche en soulignant que les mesures prises pour retirer les militaires américains d'Irak contribueraient à apaiser les choses.

Le discours du Caire visera "à remettre les pendules à l'heure dans nos relations avec le monde musulman", a déclaré son porte-parole Robert Gibbs, tandis que Barack Obama a promis qu'il ne s'agirait que d'un premier pas vers un dialogue plus large avec cette communauté d'un milliard de fidèles.

Dans son message sur internet, accompagné d'un film montrant le candidat Obama en 2008 à Jérusalem affirmant son attachement à la sécurité d'Israël, Zaouahri estime qu'il vient "tenter de gagner, par ruse, ce qu'il n'a pu obtenir sur les champs de bataille" d'Irak, d'Afghanistan et de Somalie".

Ben Laden, pour sa part, estime que Barack Obama a "semé les graines de la haine et de la vengeance" contre les Etats-Unis dans le monde musulman, notamment en engageant une stratégie globale contre l'islamisme en Afghanistan et au Pakistan.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi