Nouvelle réplique en Italie, où les recherches se poursuivent

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Une série de répliques a perturbé dans la nuit de mercredi à jeudi le travail des secouristes à la recherche de rescapés dans les décombres des maisons rasées par le séisme de lundi dans le centre de l'Italie, qui a fait 272 morts selon le dernier bilan.

Une forte secousse, de magnitude 5,2 sur l'échelle de Richter, a été enregistrée à 02h53 locales (00h53 GMT), selon l'institut géologique américain. Elle a ébranlé la ville médiévale de L'Aquila et les villages environnants, y faisant des dégâts. Mais on ne signalait pour l'instant pas de nouvelles victimes dans cette réplique, bien qu'elle ait été ressentie jusque dans la capitale, Rome, à une centaine de kilomètres plus à l'ouest.

Ces répliques ont semé l'effroi parmi les habitants, dont 17.000, sans-abri depuis lundi, dorment dans les villages de toiles bleues par les nuits froides des montagnes des Abruzzes.

Les secouristes n'ont retiré aucun rescapé depuis au moins 24 heures. La dernière personnes secourue, une femme de 20 ans, a été dégagée des gravats mardi soir après être restée ensevelie pendant 42 heures.

"Nous sommes des êtres humains, comme les gens qui sont encore là dessous. Aussi, nous faisons tout notre possible", déclarait un secouriste, en marchant parmi les décombres du centre historique de L'Aquila, cité médiévale de 70.000 habitants. "Mais il est clair qu'au bout de 72 heures, l'espoir diminue".

L'Italie a commencé mercredi à enterrer les victimes du séisme, et des obsèques et un jour de deuil national sont prévus vendredi.

Au moins 16 enfants, dont un bébé de cinq mois, ont péri dans le séisme qui a frappé aux premières heures de lundi et avait une magnitude comprise entre 5,8 et 6,3.

Outre les 272 morts, on dénombre un millier de blessés, dont une centaine dans un état grave, et une trentaine de disparus. 28.000 personnes ont perdu leur maison.

Une chapelle ardente a été dressée dans un centre de formation de la Guardia di Finanza, la police douanière et financière, dans les faubourgs de L'Aquila, ville la plus touchée.

ONNA, VILLAGE RASÉ

Le président du Conseil Silvio Berlusconi s'est rendu mercredi sur place pour la troisième journée consécutive. Lors d'une conférence de presse à L'Aquila, il a déclaré que des pays étrangers pourraient participer à la reconstruction des nombreux monuments historiques détruits par le séisme.

Plusieurs répliques ont gêné les efforts des secours. La plus forte, de magnitude 5,6 sur l'échelle de Richter, a fait un mort mardi soir et provoqué l'effondrement de plusieurs bâtiments, dont une partie d'une basilique et la gare de L'Aquila.

A Onna, village de 300 habitants, il y a eu plus de quarante morts et pratiquement tous les bâtiments ont été détruits ou endommagés.

Berlusconi, qui a proclamé l'état d'urgence et dépêché des troupes dans la région sinistrée, a fait ériger vingt camps de toile et seize cuisines de campagne pour fournir des repas chauds.

Les conséquences du tremblement de terre sur l'économie italienne, déjà menacée par la pire récession depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, devraient être limitées. Les assureurs estiment les dégâts à deux ou trois milliards d'euros.

En revanche, l'impact sur la vie locale sera terrible dans cette région qui vit surtout du tourisme, de l'agriculture et de l'activité de PME familiales.

Berlusconi s'est engagé à faire construire une nouvelle ville près de L'Aquila. Son ministre de l'Agriculture, Luca Zaia, en visite sur place, a demandé aux Italiens d'aider la région, "principalement en achetant des produits des Abruzzes".

Les patrouilles de police ont été renforcées dans les villes touchées après quelques cas de pillages. Et Berlusconi a lancé une mise en garde aux pillards. "Quiconque est assez misérable pour essayer de tirer profit d'une tragédie pareille prouve qu'il n'a aucun principe et sera sévèrement puni", a-t-il dit.

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