Sarkozy : "La sécurité de la communauté juive concerne toute la République française"

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sarkocrif.jpgArticle paru dans "Le Point"

Nicolas Sarkozy a fait un passage express au dîner annuel du Crif, lundi soir, où il a retrouvé Richard Prasquier, président du Crif, et Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris

"Hier (dimanche), j'étais en Belgique, aujourd'hui (lundi), en Égypte. J'ai un emploi du temps chargé, mais il n'était pas question que je ne vienne pas." C'est au terme d'une journée marathon que Nicolas Sarkozy s'est rendu, lundi soir, au dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), à Paris. Le chef de l'État, qui a passé moins d'une demi-heure à ce rendez-vous traditionnel a affirmé : "Je suis là chaque année, il n'y avait aucune raison que je ne vienne pas." François Fillon a pour sa part prononcé le discours, un honneur réservé au Premier ministre, excepté en 2008 où le président de la République s'est prêté à l'exercice.

"Je tenais à venir manifester ma solidarité, mon amitié, ma fidélité à cette manifestation importante", a insisté Nicolas Sarkozy. Comme on l'interrogeait sur l'inquiétude face à des actes d'antisémitisme en hausse, il a répondu : "La question de la sécurité de la communauté juive (...) concerne toute la République française." "Quand on s'en prend à un juif parce qu'il est juif, c'est toute la France qui doit se sentir solidaire" de la victime, a-t-il poursuivi, avant de lâcher : "Je dirais la même chose s'agissant de l'islamophobie."

"Parfois, l'actualité internationale provoque des tensions"

"Les antisémites, les islamophobes, les racistes n'ont rien à voir, rien à faire sur le territoire de la République française", a-t-il martelé. "C'est à moi qu'il appartient, avec le ministre de l'Intérieur et les autorités, d'assumer la sécurité de tous. Malheureusement, parfois, l'actualité internationale provoque des tensions. C'est bien regrettable", a-t-il déploré.

L'an dernier, Nicolas Sarkozy a créé la polémique lors de son discours au dîner annuel du Crif en annonçant sa volonté de "confier" à chaque enfant de CM2 la mémoire d'un enfant juif mort pendant la Shoah . La proposition a suscité de longs débats et une commission ad hoc a finalement privilégié un programme pédagogique sur la Shoah pour les classes de CM2.

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