Report du 5e round des discussions entre la Syrie et Israël

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DAMAS ,le 04/09/08- Le cinquième round des discussions indirectes entre la Syrie et Israël par l'intermédiaire de la Turquie est reporté en raison de la démission d'un des négociateurs israéliens, a déclaré le président syrien Bachar al Assad.

"Il devait y avoir un cinquième round qui devait être décisif. La démission du chef des négociateurs israéliens a conduit au report de ce round qui était destiné à définir le déroulement de ces négociations", a-t-il dit.

Ce nouveau round de pourparlers devait avoir lieu à Istanbul dimanche et porter sur la question de la délimitation des frontières entre la Syrie et Israël.

"Il ne se tiendra pas puisque Yoram Turbowitz, qui était le négociateur d'Ehud Olmert, a présenté sa démission", avait-on appris auparavant auprès de la présidence française à l'issue d'un entretien entre Nicolas Sarkozy et Bachar al Assad.

La France participe à Damas à un sommet quadripartite sur les efforts de paix entre la Syrie et Israël.

Yoram Turbowicz, chef de cabinet d'Olmert, avait annoncé sa démission en juillet mais avait proposé de continuer à participer aux négociations indirectes.

Impliqué dans une affaire de corruption, le Premier ministre israélien devrait, lui, quitter ses fonctions après le vote, prévu le 17 septembre, des membres du parti Kadima pour le remplacer.

"Nous attendons maintenant ce vote pour définir l'avenir de processus. Nous comptons sur le soutien de tous les pays", a déclaré Bachar al Assad au début du sommet quadripartite.

LA FRANCE SOUTIENT LA POURSUITE DU PROCESSUS

"Les Israéliens devaient réagir à la vision syrienne du tracé de la ligne le long du lac Tibériade", a-t-on précisé de source française. "Les Syriens sont un peu déçus parce que les quatre précédents rounds avaient été positifs, dans l'atmosphère et dans le travail concret."

Selon son entourage, Nicolas Sarkozy a déclaré à Bachar al Assad que la France allait "pousser" les Israéliens à poursuivre le processus malgré les incertitudes pesant sur l'évolution de la situation politique en Israël.

Plus tôt, lors d'une conférence de presse avec le président français, Bachar al Assad avait déclaré que des discussions de paix directes entre la Syrie et Israël ne pourraient commencer que quand les négociations indirectes auraient permis d'établir un climat de confiance entre les deux pays.

"Pour le moment, nous sommes en train de jeter les bases de ces négociations, à savoir la confiance entre les différentes parties", a-t-il dit. "Ensuite, après avoir rétabli la confiance, il faudrait voir quelles sont les références pour le processus de paix, pour les négociations directes."

"Une fois que tout sera mis en place, nous pourrions aborder les négociations directes", a ajouté le président syrien. "Mais cette étape-là des négociations directes nécessitera la présence des Etats-Unis avec d'autres pays."

"Comme parrains du processus de paix, nous pourrions citer les Etats-Unis, la France, la Turquie et bien sûr d'autre pays concernés par cette question", a-t-il dit. "Mais nous avons demandé aussi au président Sarkozy de jouer un rôle dans l'étape des négociations indirectes parce que c'est le seul moyen de parvenir à des négociations directes."

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