YOM YEROUCHALAYM par Claude Layani

Le sens de nos fêtes juives - le - par .
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YOM YEROUCHALAYM par Claude Layani

 

Après les 3000 ans de la fondation de Jérusalem qui a eu un retentissement extraordinaire en Israël et dans le monde juif, nous allons célébrer cette semaine le 38é anniversaire de la réunification de Jérusalem, un événement capital de notre histoire. Jérusalem ville charnière, où l'Europe découvre l'Asie et l'Afrique, où l'Occident rencontre l'Orient, où l'horizon marie les couleurs du désert à celles de la mer toute proche. Lieu redoutable où les racines plongent dans les profondeurs secrètes du monde. La Bible est là toute entière présente.

 

Selon la tradition juive, il y a trois lieux en Terre sainte qui ont été acquis et payés argent comptant: la caverne de la Machpélah achetée à Ephron par Abraham, un terrain dans la ville de Che'hem (la Naplouse d'aujourd'hui) qui a été acquise par Jacob, et enfin la grange d'Arona que David  a achetée à Jébus, l'ancien nom de Jérusalem, pour y faire sa capitale.. Or, il n'y a pas un seul endroit dans toute la terre d'Israël qui ait été contesté comme ces trois lieux. Hébron a été contestée aux Juifs par l'Islam, et pendant des siècles il leur était interdit d'approcher de la caverne de la Ma’hpélah. 

 

Après la guerre des Six jours elle faisait partie des territoires administrés par Israël  Les accords d’Oslo ont permis à cette ville de passer sous la souveraineté des Palestiniens ainsi que Naplouse. Quant à Jérusalem , cette ville reste encore une pomme de discorde en les Israéliens et les Palestiniens.

 

 Elle est toujours contestée à Israël à la fois par le christianisme et par l'Islam. S'il est vrai que Jérusalem est une ville sacrée pour le christianisme, qu'on y trouve le Saint-Sépulcre et une quantité de lieux saints, des édifices qui ont été construits à l'époque de Byzance puis au moment des Croisées, c'est Rome qui est la capitale de la catholicité. Si Jérusalem est une ville sacrée pour l'Islam parce qu'il y a eu là-bas, l'ascension de Mahomet, la Mecque et Médine la surpassent en sainteté. 

 

Or, pour Israël, il suffit de laisser parler la Bible: "Si je t'oublie, ô Jérusalem, que ma main droite se dessèche, que ma langue s'attache à mon palais si je ne te mentionne, ô Jérusalem, au sommet de toutes mes joies "(Psaume 127) Parler de nos «  droits  » sur Jérusalem n’est-ce pas manifester un semblant de doute sur leur légitimité ? Certainement pas. Pour nous, il ne peut, en effet, y avoir aucun doute possible à ce sujet. Matériellement et spirituellement, par notre raison et par notre coeur, nous sommes rattachés à ce foyer ardent de notre existence qu’est Jérusalem, sans laquelle et notre histoire et notre spiritualité serait incompréhensibles. 

 

Jérusalem est devenue depuis le 7 juin 1967 (27 Iyar 5727), une lumière, allumée dans le coeur d’Israël et des juifs du monde entier. La libération de Jérusalem est entrée dans la légende. Ce jour-là, il fut décidé qu’elle serait à jamais la capitale d’Israël. 

 

Pour conclure rappelons seulement le souhait de la prière du Moussaf: «  Ramène-nous, Eternel, dans l’allégresse, à Sion, ta Cité, et à Jérusalem, ta sainte résidence, pour une joie éternelle ; et à nouveau nous t’offrirons les sacrifices comme Tu nous l’as demandé...  »

 

Puisse l’Eternel, un jour prochain nous accorder le mérite de voir exaucé ce voeu des enfants d’Israël, unis dans la pensée de la Jérusalem réunifiée. Yerouchalayim Hachelémah.

 

 

Claude Layani

 

 

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