Cinéma: Les garçons et Guillaume, à table ! par Laurent Bartoleschi

Chronique Cinéma - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

guillaume.jpgChronique cinéma 

 

Les garçons et Guillaume, à table ! ou le premier film en tant que réalisateur de Guillaume Gallienne, sort enfin en salles ; après un passage fort remarqué aux derniers festivals de Cannes et de Deauville, où il récolta divers récompenses dont le Prix Michel D’Ornano. Pour débuter sa carrière derrière la caméra, le comédien –sociétaire de la Comédie Française, depuis 2005 (et disciple de Daniel Mesguich- a choisi d’adapter au cinéma son spectacle autobiographique crée en 2008. Cinq ans plus tard, cet objet oublié, comme posé sur une étagère, débarque. 

Guillaume Gallienne revient donc, avec humour, finesse et tendresse sur son enfance et l'éducation qu'il a reçu, tant par ses parents- surtout sa mère- que durant sa période scolaire. Sa grande difficulté venant d’exister en tant que garçon dans sa famille. 

Enfant, sa part de de féminité dérangeait; petit et jusqu'aujourd’hui, il vouait une fascination extrême pour sa mère, en l'imitant sans fausses notes, tant dans les gestes que dans la voix : jusqu’à ce que sa grand-mère, voire son propre père arrivent à les confondre les deux! Guillaume a dû en souffrir ? Pas tant que ça finalement ! A partir du postulat où, un garçon efféminé aime nécessairement les hommes plutôt que le sexe opposé, sa famille proche croit bien deviner son orientation. 

Ce refus catégorique de faire du sport, de vouloir échapper coûte que coûte au service militaire ou bien d’avoir simplement une attitude virile, convaincrait qu’il soit homosexuel. Cliché à revoir en somme. Mais, les Garçons et Guillaume,… peut prendre une autre tournure, celle d’une (belle) déclaration (d’amour) faite à la mère du réalisateur (dont il interprète lui-même le personnage féminin). Gallienne dit d’ailleurs que cette dernière lui a permis d’apprendre sur les femmes, les regarder attentivement, etc. Mais l’amour de la mère, les séances de psy répétées, cela ne rappelle rien ? 

Laurent Bartoleschi,

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi