La France et ses Juifs : chronique d’un « divorce » annoncé.L'économie israélienne une des plus fiables au monde Par Marc Brzustowski

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Les bouleversements du monde s’accumulent,depuis 2008-09 : guerre de Gaza (Goldstone) et appels à la haine antisioniste dans les villes du « vieux continent », « Printemps arabe », nucléaire iranien, stagnation économique, avec la « petite aiguille » de l’indicateur grec que l’édifice européen menace de s’écrouler…

L’homme de la rue est désabusé, indécis, face aux scrutins dont il s’acquitte par défaut ou par devoir, quand il n’est pas tenté de déserter le terrain des idées et des actes.

Les extrêmes (Mélenchon ou Le Pen ?) grignotent le camembert républicain et le Jihad fait son « beur » toulousain dans les banlieues.
Le Judaïsme français, en plus de ses propres luttes internes d’egos, paie les « pots cassés » de 30 ans d’échec de l’intégration.

On ne saurait se faire trop d’illusion, quant à un « réveil républicain », à l’issue de la Tragédie de Toulouse.

Pourtant, elle marque un tournant, à la façon d’un « 11 septembre français »,
selon N. Sarkozy
.

Très vite l’omerta du « Tous ensemble » et du refus des « amalgames » s’est empressé de recouvrir les visages des victimes.
Deux voix réputées des « banlieues de l’Islam » : Tariq Ramadan et son épigone comique, Djamel Debbouzze, [« ulcéré par l’affaire Merah » (sic : « Le Parisien »)] ont vite fait de se couvrir la tête de cendres, célébrant « leur héros » disparu par recours à la sociologie de l’excuse, nouvelle doctrine théologique passe-partout de « l’intégration à la française » :
Merah serait donc la victime prototypique d’une société trop méchante, un Calimero dressé en vengeur islamiste, venu détruire la vie de ses « oppresseurs » : les soldats engagés de Montauban, un enseignant et les petits enfants franco-israéliens d’une école juive.

Face à une telle débauche de moyens de prédication de la haine « excusable », on peut vitupérer, s’étrangler de rage, quant à la mauvaise foi qui anime le « Lascar-buziness », annonciateur de milliers de Merah.

Elle est, d’ores et déjà, l’œuvre d’« assassins de papier ».
Depuis longtemps, la scène, avec le compère de Debbouzze, Dieudonné invitant Faurisson, a cessé de nous faire rire.

La seule référence qui vaille se tient debout, dans le deuil impossible et la dignité exemplaire de la lettre de Madame Hava (Eva) Sandler, qui nous enjoint d’écouter notre cœur, d’inviter les déshérités à la table du Seder et nous rappelle notre Libération à l’égard des nouveaux Pharaons de la presse.

C’est parce que nous construirons, en dépit des forces de haine, que le combat pour l’humanité triomphera. Ce miracle est permanent.

Savons-nous bien regarder et écouter, autour de nous ?
Des changements fondamentaux, encore souterrains sont en train de se produire, dans l’Est Méditerranéen.
Alors que l’Amérique s’affaisse, que l’Europe se lamente sur ses craintes d’éclatement économique,  sa perte d’influence sur les évènements, dans le monde arabe et le poids croissant des pays « émergents » du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), Israël fait preuve d’une remarquable stabilité et d’une croissance de 5, 4 % en 2011, d’une réduction du déficit public à 3, 7% en 2010. Il est devenu une place-refuge pour les investisseurs étrangers, plaçant 18 milliards de $ en 2010. Les réserves en devises de la Banque d'Israël ont explosé. La puissance de la high-tech a propulsé Israël au premier rang mondial pour la part du PIB consacrée aux dépenses R&D (4,7%), technologies de l'information et de la communication, biotechnologies, traitement des eaux, énergies renouvelables, etc.

Depuis 1948, les exportations ont augmenté de 13 400% et sont passées de 6 millions de dollars à 80,5 milliards de dollars. 

Ainsi, jamais Israël n'a bénéficié d'une telle prospérité économique. Son niveau de vie le classe dans la catégorie des « pays avancés ».

Les réserves de changes ont augmenté de près de 50 milliards de dollars en deux ans et le shekel s'est fortement réapprécié, reflet de la bonne santé de l'économie du pays, encore renforcé, vis-à-vis de l'euro, du dollar et du franc suisse.

Cela, malgré l'existence de poches de pauvreté dans des petites villes de « développement » où les disparités sociales s'accentuent pour les : mères célibataires, familles nombreuses, chômeurs, ultra-orthodoxes juifs, minorités arabes qui n'ont pas accès au panier de la prospérité.

L'économie israélienne reste une des plus fiables au monde :
• d'importantes réserves de gaz ont été découvertes, depuis 2009, au large des côtes, au nord du pays, allégeant ainsi pour les années à venir, la facture énergétique du pays.

•la high-tech, locomotive de l'économie, est la principale source de devises et les leaders mondiaux du secteur ont quasiment tous une présence en Israël, où se trouve une main d'œuvre hautement qualifiée et compétitive, dotée d’esprit d'initiative, de capacités d'innovation.

Depuis 27 ans, Israël n'avait pas eu d'aussi bons résultats en ce qui concerne le chômage, avec 5,6 % de sans emploi, alors que le taux, en France, est de 9,2% de la population.

L’Etat Juif, jouissant d’une situation de point d’équilibre entre Europe et Asie, propose de nouveaux défis et partenariats stratégiques à Chypre et à la Grèce, le « mouton noir » de l’Europe… Il devient une «locomotive », citée, par le FMI, en modèle aux pays en difficulté

Jusqu’à présent, l’Etat Hébreu n’a compté que sur son ingéniosité et sa légendaire faculté d’adaptation pour combattre un environnement hostile, dont les guerres conventionnelles ou idéologiques (jusqu’à « la guerre des images ») sont alimentées par les pétrodollars, les ressources naturelles et la grande Peur de l’Europe (depuis 1973, rebaptisée Eurabia) d’être soumise par le serrage de robinet à pétrole.

Une oasis, à l’ombre de gigantesques tours de Babel, au Qatar, est devenue l’un des centres mondiaux de la propagande des Frères Musulmans et d’Al Qaeda, via Al Jazeera, point de repère des « rues arabes ».

Cette manne est aussi la « malédiction du monde arabe ». Au lieu d’investir dans l’éducation, le développement, la marque des émirs est la dépense somptuaire et l’inclination à dormir sur ce matelas énergétique.

Une des tensions majeures qu’on repère, au sein des forces qui travaillent ce fameux « Printemps Arabe », résulte de la colossale « armée de réserve » dont disposent les groupes islamistes, du fait des énormes frustrations et des désordres engendrés par l’absence de redistribution des richesses sur les secteurs prometteurs.

Les plus cyniques se contentent de promettre 72 vierges  à l’issue d’une mort minutée à la ceinture d’explosifs (Youssouf Al Qaradawi, maître-à-penser de l’UOIF français).

Comme on accuse les Occidentaux de la misère endémique, on tranche la tête de quelques dictateurs, on conspue les « Sionistes » à Tunis, au Caire ou Tripoli, mais sans réelle solution pour le « jour d’après ».
Et l’OTAN se contente de fournir les avions et missiles, à la grande loterie de la puissance (atomique) qui en sortira grandie.

Les Israéliens se sont auto-éduqués au « système D ». Il est heureux que le pays ait restauré sa souveraineté dans cet esprit « pionnier », de goût de l’effort et du risque. En un mot : il a su miser sur le « facteur humain », clé de la prospérité et de la démocratie.

Le niveau de développement du pays est le fruit semé en terre par les générations précédentes. On le doit aussi à l’esprit de coopération, l’égalitarisme fondamental, au sein de l’armée, lors des périodes de « milouim ».

L’armature juridique de l’Etat de Droit garantit la régulation des mouvements de population, le développement et l’intégration.

Des chefs d'entreprises français font leur Alyah et réussissent leur implantation locale, parce qu'ils tirent parti des nouvelles lois d'Israël en matière d'importation de savoir-faire, ce qui les exonère d'impôts pendant 10 ans.

Cet appel de « matière grise » et d’investissement, ne va pas sans susciter quelque méchante rumeur, aiguisée par la crainte de la « fuite des cerveaux » et des capitaux : à grands renforts d’appui médiatique, devant « faire l’effet d’une bombe », on distille que « les fiscs français et israélien collaboreraient officiellement « contre le blanchiment de l’argent non déclaré aux autorités fiscales », en réalité, contre l’achat de bien immobilier ou la possession de compte bancaire en Israël. Dorénavant, tous les services de l’administration française (justice, fisc, police, immigration, etc.) seraient lancés aux trousses des Juifs de France qui entretiennent des liens financiers avec Israël.

Cette collaboration entre les deux pays ferait fuir les investisseurs français d’Israël. Or, la loi israélienne permet, depuis toujours, de disposer d’un compte à devises étrangères durant 30 ans. Claudine Douillet (ICl) a enquêté auprès des principaux intéressés : les banques israéliennes. « Ces échanges de listes n’ont jamais existé et, si c’était le cas, cela reviendrait, pour Israël, à se priver de sa principale source de développement : l’immobilier. Et ceci, contre une hypothétique « liste d’Israéliens ayant des comptes en Suisse » ? L’objectif de cette rumeur frise le simplisme : dissuader les capitaux français de quitter l'Hexagone en ces temps de crise pour la Zone Euro ».

Lorsqu’on sait, d’autre part, que l’immobilier et ses incohérences sont à l’origine du « mouvement des tentes » de l’été dernier, l’Etat remédiant aux attentes légitimes, on comprend mieux l’intérêt du pays à ce que ce genre de baudruche se dégonfle.

Pas plus que l’argent, le pétrole et le gaz naturel ne font le bonheur. Il suffit de regarder autour de soi. Mais, ils peuvent y contribuer.

Tout n’est question que de juste gestion, de conscience des priorités et de réinvestissement sur les domaines de compétence à forte valeur ajoutée. Avec Tamar = 250 milliards de m3, en service dès 2013 ; Léviathan : 490 milliards de m3 (à partir de 2016) ; 2 nouveaux gisements (Myrah et Sarah), de 80 à 180 milliards de m3, Jérusalem met le cap sur son propre Fonds Souverain, en confiant sa conception à l’Institut Miliken. Il pense pouvoir engranger 100 à 140 milliards de $ d’ici 2040, pour faire face aux « évènements imprévus » et « risques géopolitiques ». D’autres pays, notamment arabes, ont opté pour ce mode de capitalisation. Parmi eux : l’Arabie Saoudite (500 milliards de $), la Libye (100 à 120 milliards de $), le Qatar et les Emirats, la Norvège, le Chili, la Russie, la Chine.

Une partie de ce capital israélien devrait aller à l’éducation, la santé, la formation, la recherche. Ces secteurs sont déjà florissants sans manne gazière et pétrolière.

A quoi servent encore les Fonds de quelques-uns des pays que nous venons de citer ?
-    L’Arabie Saoudite a injecté le poison wahhabite dans les « veines » migratoires, en construisant de monumentales mosquées. Certains princes intégristes, proches de la royauté ont financé Al Qaeda. Le prédicateur Youssouf Al Qaradawi (Haut membre du Conseil Européen de la Fatwa) dispose, à Ryiad, d’œuvres de « bienfaisance » servant directement au Jihad (Bosnie, Afghanistan, IHH turque...).

-    Le Qatar, hormis s’acheter le Paris Saint-Germain et le Barça Barcelone, entretient une cour de politiques français des deux bords, paie ses milices jihadistes en Libye (autre Fonds Souverain), point de départ, avec la Tunisie, des nouvelles filières vers l’Afghanistan et partout dans le monde.
-    La Norvège, à en croire l’historienne des Religions Hanne Nabintu Herland (ICI) est le « pays le plus antisémite au monde ».

Faire jeu égal avec ces corrupteurs de la conscience civilisée et de la dignité humaine, entretenant les deux maux qui viennent de frapper Toulouse en plein cœur (Jihadisme antisémite et anti-français), représente sûrement un enjeu majeur des « imprévus et risques géostratégiques » que Jérusalem peut avoir actuellement en tête. Un gazoduc, construit avec Chypre (qui dispose de gisements explorés conjointement avec Israël) et la Grèce, assurera l’acheminement du gaz vers l’Europe, diminuant sa dépendance envers la Russie de Poutine, la Turquie d’Erdogan et l’Iran de Khamenei.

Cet « Eldorado » de 1000 milliards de m3 offre de nouvelles opportunités à saisir, selon l’adresse de Shaul Zemah (Ministère de l’énergie) aux groupes français, assistant à des réunions d’approche. L’Ambassadeur Christophe Bigot plaide pour que les Français y prennent leurs risques, relatifs aux garanties de stabilité.

De l’exportation dépendra l’investissement étranger.

L’Europe est confrontée à un vaste problème démographique de remplacement des générations, qui, selon le critique Eric Zemour, devient un « remplacement des populations ». 

La crise européenne risque de s’intensifier du fait du chaos politique qu’entraîne le « printemps arabo-islamique ».
A moyen terme, on n’entrevoit aucune résolution dans les capitales arabes, en relation suivie avec la France, avant ces évènements : soit les Islamistes y tiennent les Parlements à 75%, soit la guerre civile ou le séparatisme s’y taillent la part du lion, à Damas et en Libye (conflits ouverts entre le Tripolitain et la Cyrénaïque, débordements des milices touaregs sur le Mali, soutien de l’Egypte et du Soudan aux milices al-Shabab en Somalie contre l’Union africaine…).

La cherté du pétrole résulte des effets de la guerre en Libye, dont l’or noir est d’excellente qualité, mais encore indisponible, et des difficultés saoudiennes à remplacer la marché iranien, qui menace directement de prendre le pouvoir au sein de l’OPEP, si jamais Téhéran détenait la bombe atomique.

Dans ce cadre, Israël devient, plus que jamais, un rempart défensif contre « la marée verte » et un îlot attrayant de stabilité et de diversification énergétique, avec de grandes perspectives innovatrices.

Il aide, déjà, la région est-méditerranée, à mettre sur pied des solutions de sortie de crise et à réduire sa dépendance à l’égard des maîtres-chanteurs de tout acabit.

Ce pays, loin d’être un « fardeau » à défendre, pour l’Europe et l’Amérique, redistribue ses atouts en direction de différents partenaires, jusqu’en Chine, Inde, confrontés au péril hydrographique, Asie Centrale (Kazakhstan, Azerbaïdjan, Géorgie) et entretient d’excellents rapports avec le Kurdistan irakien, région la plus stable d’une région fortement troublée.

Pour les Diasporas menacées, il devient aussi urgent, de penser leurs liens à Israël, de façon circulaire : en même temps qu’à l’Alyah, il est indispensable de réfléchir à un renforcement de cette influence israélienne si dérangeante, à partir d’un centre, Jérusalem, vers certains Etats-nations qui ont bien l’intention de tenir fermement, face au choc actuel, en dépit des difficultés présentes.

Nous reviendrons, dans le concret et le détail de ces opportunités que créent les esprits les plus audacieux, face à l’immobilisme des leaders européens, paralysés face aux enjeux de l’avenir.

Marc Brzustowski

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