Sciences: Un test pour détecter la drogue du viol mis au point en Israël

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TEL-AVIV – Deux scientifiques israéliens ont mis au point un détecteur qui permet de savoir si quelqu’un a versé la drogue du viol dans une consommation.

La drogue du viol désigne certaines substances, généralement des psychotropes, des sédatifs ou des hypnotiques, qui sont inodores, incolores et solubles dans les liquides. Un prédateur sexuel peut en verser discrètement dans le verre de sa victime, dans un bar ou un party rave, pour ensuite l’abuser sexuellement.
Ces substances peuvent occasionner divers effets comme la léthargie, la confusion, des étourdissements, des vomissements, la désinhibition sexuelle, l’amnésie et parfois même le coma. La drogue ne laisse aucune trace après une période de 12 à 48 heures.

Les chercheurs Fernando Patolsky et Michael Ioffe de l’Université de Tel-Aviv en Israël ont développé un petit détecteur facile d’utilisation dont les résultats sont rapides et fiables à 100 %. Le principe consiste à aspirer une goutte de la boisson suspecte et d’y verser un produit chimique. S’il contient la drogue du viol, le liquide change de couleur.

Pour évaluer l’efficacité de leur appareil, les scientifiques ont testé 50 boissons et cocktails, dans lesquels la drogue du viol avait été versée de façon aléatoire. Les résultats se sont tous avérés exacts.

Le détecteur peut dépister la présence de GHB (gamma-hydroxybutyrate) et de kétamine, deux drogues du viol fréquemment utilisées. Les chercheurs espèrent bientôt pouvoir bientôt l’utiliser pour déceler le flunitrazepam (Rohyonol), dont l’usage est également répandu.

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