Actualité Internationale :Le processus de paix israélo-palestinien plus que jamais dans l'impasse

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Lors d'une réunion du Quartette pour le Proche-Orient lundi 11 juillet à Washington.REUTERS/JONATHAN ERNST

Le Quartet pour le Proche-Orient n'a pu que constater, lundi 11 juillet à Washington, la profondeur de l'impasse dans laquelle se trouve actuellement le processus de paix israélo-palestinien, malgré la perspective d'un affrontement diplomatique majeur à l'ONU en septembre. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton ont renoncé à publier une déclaration à l'issue de leur dîner, qui concluait une journée de travail de leurs conseillers.

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C'était l'une des dernières – sinon la dernière – tentatives diplomatiques pour éviter la confrontation des parties à l'assemblée générale de l'ONU. Mais les responsables "ont conclu ce soir, en se fondant sur leurs conversations récentes avec les parties, qu'il restait des écarts empêchant des avancées", a rapporté anonymement un haut responsable de l'administration Obama.

LA QUESTION DES LIGNES DE 1967

Selon cette source, le Quartet a affirmé son soutien à l'idée du président américain, selon lequel les parties doivent discuter de l'établissement de deux Etats sur la base du partage antérieur à la guerre des Six-Jours. Mais le gouvernement israélien refuse les lignes de 1967, qu'il qualifie d'"indéfendables". Tel-Aviv a également prévenu qu'il n'y aurait pas d'accord de paix sans reconnaissance par les Palestiniens d'Israël comme "Etat-nation du peuple juif".

Les Palestiniens, eux, exigent de négocier sur cette base et réclament que la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est soit gelée pendant le temps des pourparlers. Faute d'un retour au dialogue, ils ont prévenu qu'ils demanderaient la reconnaissance d'un Etat palestinien à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre.

Vivement rejetée par Israël, cette perspective n'a pas les faveurs des Etats-Unis, et elle risque de diviser les Européens. Certains, dont la France, pourraient approuver la démarche des Palestiniens, tandis que d'autres, comme l'Allemagne, y sont profondément hostiles. Une divergence internationale sur le Proche-Orient serait particulièrement délicate au moment où le monde arabe est en pleine tourmente politique, après des décennies de statu quo.

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