Actualité Internationale :Les ambassades britannique et italienne attaquées à Tripoli

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Les ambassades italienne et britannique ont été la cible d'attaques dimanche à Tripoli, quelques heures après un bombardement de l'OTAN dans lequel le plus jeune fils de Moammar Kadhafi a été tué. La Grande-Bretagne a immédiatement réagi en annonçant l'expulsion de l'ambassadeur de Libye à Londres.

Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères William Hague a condamné les attaques contre l'ambassade, en partie incendiée, ainsi que contre les représentations diplomatiques d'autres pays. Il a donné 24 heures à l'ambassadeur libyen pour quitter la Grande-Bretagne.

A Rome, le ministère italien des Affaires étrangères a indiqué que son ambassade et celles d'autres pays avaient été prises pour cibles par des groupes de vandales, et a accusé le pouvoir libyen de ne pas prendre de mesures pour protéger les missions diplomatiques.

Dans un communiqué, le ministère a ajouté que l'attaque contre son ambassade "n'affaiblira pas" la détermination de l'Italie à poursuivre avec ses partenaires de l'OTAN la mission en Libye. Rome a retiré ses diplomates de Libye il y a plusieurs semaines.

Ces attaques interviennent quelques heures après une frappe de l'OTAN sur Tripoli qui a manqué Moammar Kadhafi mais a coûté la vie à son plus jeune fils et trois de ses petits-enfants, selon le régime libyen. L'Alliance atlantique assure avoir visé des cibles militaires et a dit ne pas pouvoir confirmer la mort de Seif al-Arab Kadhafi.

A New York, une porte-parole des Nations unies a annoncé l'évacuation de 12 membres du personnel de l'ONU en poste à Tripoli, en raison de la situation. Ces personnels ont quitté la Libye et ont rejoint la Tunisie voisine, a précisé Stephanie Bunker, porte-parole de la Coordination des affaires humanitaires de l'ONU.

Les représentants de plusieurs agences onusiennes étaient arrivés à Tripoli peu après la signature d'un accord le 10 avril entre l'ONU et la Libye sur une présence humanitaire à Tripoli. Les personnels de l'ONU à Benghazi, fief de l'insurrection dans l'est de la Libye, restent en poste, a ajouté Stephanie Bunker.

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