Black Swan de Darren Aronofsky

Chronique Cinéma - le - par .
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black-swan1.jpgL'année 2011 commence fort en cinéma: après Somewhere de Sofia Coppola, précipitez vous en salles pour découvrir le nouveau film et non moins chef d'œuvre de Darren Aronofsky (Requiem for a Dream, Pi,…), Black Swan. Black Swan est d’abord un film mettant en scène la sublime, l'épatante Natalie Portman.

Elle y incarne ici une jeune fille, Nina, qui sera choisie pour incarner le rôle principal dans le Lac des Cygnes, un rêve pour les jeunes filles. Seulement Nina n’a pas, selon son professeur incarné par Vincent Cassel, le potentiel pour incarner le Cygne Noir. C’est une jeune fille trop sage, un peu noyée dans la masse, complètement prise par son métier de danseuse et ne vivant que pour cela, et surprotégé par une mère possessive.

Trop gentille, trop « blanche », elle va devoir se dépasser, se surpasser même pour pouvoir incarner les deux versions du personnage dans le ballet de Tchaïkovski. Mais pour y arriver, elle ne devra pas réaliser une performance artistique mais dévoiler le coté obscur qui sommeille en chacun de nous, faire face à ses peurs intérieures.

Ce ne sera donc pas sans conséquences! Tout le cinéma d'Aronofsky est planté. La réalité se natalie-portman-black-swan.jpgmélangeant aux rêves, hallucinations, fantasmes. Aussi, par la pression que lui inflige âprement son précepteur, ne sera-t-elle pas en contact avec son double? Avec Black Swan, ce réalisateur audacieux signe ici son premier thriller psychologique. Fascinant de maitrise et riche de l'imagination sensorielle qui a fait sa marque de fabrique, il nous entraîne dans un tourbillon d'illusions, de schizophrénie et de paranoïa.

Black Swan lui a donné l'occasion de se plonger dans un monde méconnu et d'explorer ce qui pousse certaines personnes à tout sacrifier. Mais le film n'aurait pas toute son intensité sans la prestation de Natalie Portman. Cette actrice israélo-américaine (qui avait fréquenté l'Université hébraïque de Jérusalem) projette quelque chose de cette fille lancée à corps perdu vers un "idéal du moi" presque inaccessible. Si vous aimez des films tels que les premiers films de Roman Polanski, de Brian de Palma et David Cronenberg, le cinquième long métrage de Darren Aronofsky saura vous succomber de plaisir et vous poursuivra jusqu'à longtemps après la projection. 

Laurent Bartoleschi

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