L'Autorité palestinienne n'a plus de gouvernement

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Salam Fayyad est le premier ministre de l'Autorité palestinienne depuis 2007.
Le premier ministre Salam Fayyad a présenté lundi matin sa démission au président Mahmoud Abbas. Celui-ci devrait le reconduire dans ses fonctions pour former un nouveau gouvernement.

Ce doit être la première étape d'un remaniement du gouvernement à Ramallah. Le premier ministre Salam Fayyad a présenté lundi matin la démission de son gouvernement au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

À la fin de l'année dernière, le président avait fait part de son intention de remanier le gouvernement. Il avait alors précisé que Salam Fayyad, un économiste de 58 ans premier ministre depuis 2007, serait reconduit dans ses fonctions. Le chef du gouvernement doit rapidement entamer des consultations avec les partis palestiniens et la société civile.

«Rétablir l'unité nationale»

En crise de légitimité après les fuites sur les négociations de paix avec Israël et la débâcle des régimes égyptien et tunisien, deux pays alliés, la direction palestinienne a annoncé samedi des élections générales d'ici à septembre. Dès le 31 janvier, Salam Fayyad avait appelé les mouvements palestiniens à «commencer à réfléchir sérieusement à des élections générales», après le scrutin municipal prévu pour le 9 juillet. Il avait estimé «opportun de les utiliser pour mettre fin à la division et rétablir l'unité nationale». Une allusion à la séparation de fait entre la Cisjordanie, dont l'Autorité palestinienne gouverne les zones autonomes, et la bande de Gaza contrôlée par le Hamas depuis juin 2007.

Le mouvement islamiste, vainqueur des législatives il y a cinq ans, a d'ores et déjà rejeté les deux scrutins prévus par l'Autorité palestinienne. Celle-ci avait déjà appelé à des élections générales pour le 24 janvier 2010, avant d'y renoncer face au refus du Hamas de les organiser à Gaza. Le Hamas conteste publiquement depuis des mois la légitimité du gouvernement de Ramallah et celle de Mahmoud Abbas. Le mandat du président a expiré en janvier 2009, mais il a été prolongé jusqu'à l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle afin d'éviter un vide institutionnel.

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