Ecrivaine juive :Violaine Schwartz ,la poupée et son double

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Violaine Schwartz : la poupée et son double

Violaine Schwartz : la poupée et son double.

Violaine Schwartz, « J’empêche, peur du chat, que mon moineau ne sorte », P.O.L éditeur, 2017

Violaine Schwartz propose une nouvelle  « opération poupée ».  Mais celle-ci n’a rien d’une Barbie.
Selon différentes séances de « poses » elle en devient le contraire là où le vent de mélancolie et de doute souffle.
De doute surtout. D’autant que Lola la narratrice si elle n’est pas tout à fait une autre, n’est pas vraiment elle-même. Il se peut qu’elle ait été tuée par son père ou enfermée par sa mère. Pas quoi en faire une choucroute, mais un livre :oui.

Toutefois non ne sommes pas ici dans le genre « heroic fantasy » en dépit non seulement de revenants mais de leurs fantômes…. Pas question donc de prendre appui sur une telle réalité. Le sol glisse. Et la pièce est ensemencée de mauvais conseils et de « fake news » comme on dit aujourd’hui. Mais sans savoir d’où ils viennent . Au dedans d’une tête malade ?  Ou de dehors ?

Ce qui est sûr : la narratrice devient de la chair fraîche pour son médecin. Même si de lui ou d’elle qui pourrait dire qui a le plus peur ?  Qui sont les chats et les moineaux ? Bref les « choses » échappent. Et pas seulement elles. Reste un huis-clos où l’enfer n’est pas forcément  les autres. La pièce parle et ne dit rien. Ou l’inverse.

Violaine Schwartz : la poupée et son double

Violaine Schwartz : la poupée et son double

Elle berce de chimères dans un babil d’une classe dangereuse et faussement primaire. Il y a un goût de cendre dans la bouche d’une tête qui part en vrille. On peut toujours se rassurer qu’il n’existe là que des blagues. L’auteur en rit sous cap.

Elle fait croire à la réalité afin d’en dévoiler l’illusion.  Mais elle se double d’une seconde : restituer le jeu des forces élémentaires de l’écriture au-delà de ce qui est dit et qui échappe au règne du pur  mental - de créer un horizon qui déplace les lignes et ce qu’on nomme poupée bien à tord.

 

Jean-Paul Gavatf-Perret

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