John Cage et les mystères de la création

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John Cage et les mystères de la création

John Cage, Quatre textes d'introduction aux quatre parties de Empty Words. Traduit de l'anglais (USA) par Pascal Poyet, Editions Contrat maint, Toulouse

John Cage et les mystères de la création

John Cage et les mystères de la création

Héritier de Dada, Cage fait de l’art non seulement un lieu du plein d’images et de sons mais aussi du vide et du silence. La musique reste néanmoins son mode premier d’expression toutefois le poétique n’est jamais loin. Musique et mot sont là afin de sonder les abysses dans la suite de Thoreau et Mallarmé. Pour l’artiste l’art doit donc passer par une ascèse propre à nourrir écoute et interrogation.

Toute la démarche créatrice passe ainsi par le blanc et le silence afin de repartir « à zéro » et reconstituer une virginité culturelle, mentale et perceptive.

Cage convie son public à la méditation autant par sa ‘musique » que par ses happening (comme son premier où le public était invité à la toile blanche de Rauschenberg).
Sa poésie quant à elle, est dans la droite ligne du « coup de dés ».

Le blanc y est essentiel mais son point zéro n’est qu’un degré premier. Il ne vise qu’à recréer les conditions de la liberté créatrice pour celui dont le savoir ou la culture sont comme la nature : des réservoirs de formes où puise l’artiste. D’où le recours constant au plagiat institutionnalisé par Cage, en principe fondamental d’écriture et élevé au rang de morale sociale pour celui qui - à la possession des choses - préfère leur utilisation lorsque le besoin s’en fait sentir.

Jean-Paul Gavard-Perret

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