Un trio amoureux, une histoire explosive : Karine Tuil, «L’invention de nos vies»

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INVENTION.jpgSam Tahar est un homme heureux et prospère. S’il a grandi et fait ses études de Droit en France, c’est au barreau de New York qu’il fait une brillante carrière.

Il a épousé une riche héritière juive, Ruth, dont il a deux enfants. Mais ce qu’ignorent sa famille, ses amis et ses collègues, c’est qu’il n’est pas juif mais arabe et musulman. Et que son prénom n’est pas Samuel mais Samir…

Le «vrai» Samuel s’appelle Baron et vit en France. Lui et Samir se sont rencontrés à la fac. Samuel rêvait de devenir écrivain. Entre eux deux, Nina, une femme superbe et qui, en l’absence de Samuel, est devenue la maîtresse de Samir. Après la tentative de suicide de Samuel, Nina a choisi de rester à ses côtés. Samir est parti.

Vingt ans plus tard, Samuel est un écrivain raté qui habite avec Nina dans une banlieue française grise et difficile.

Aussi lorsqu’il découvre, par la presse, la «nouvelle» existence de Samir. Il n’a qu’une envie, le rencontrer et comprendre pourquoi il lui a emprunté une partie de sa vie et de son identité.

Une rencontre qui va conduire le trio à l’effondrement. À moins que ce ne soit la délivrance!

L’invention de nos vies est un épais roman qu’on lit presque comme un thriller. Karine Tuil y aborde avec habilité des thèmes essentiels comme la liberté, l’identité, l’appartenance à une communauté, la place de l’homme et de la femme dans la société. Le tout dans un style efficace et inventif. Que demander de plus?

Karine Tuil, «L’invention de nos vies», Grasset, 493 p.

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