Artiste juive : Agneta Sofiadotter et le « naturalisme »

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Agneta Sofiadotter l'origine du monde qui lie l’être à l’animal.

 

l'origine du monde qui lie l’être à l’animal.

l'origine du monde qui lie l’être à l’animal.

Agneta Sofiadotter et le « naturalisme »

Agneta Sofiadotter par ses dessins, leur facture, leurs sujets offre non un déguisement mais une destruction des émotions que proposent traditionnellement l’art plus ou moins naturaliste ou animalier.

Tout est monté ici en forme non de philosophie (dans le boudoir ou en pleine nature) mais de jeu. En se sens son propos semble remonter au plus près de l'origine du monde qui lie l’être à l’animal.

L’image reprend tout sa force de dérangement, et là, vraiment, elle a de quoi inquiéter, plus que de quoi exciter. Elle justifie sa brouille avec le bien pensé, le bien pensant, avec l'ordre : elle ne peut donc trouver sa place, si ce n'est une place occulte et occultée, dans une société bien ordonnée.

Contre la volupté de l'univers sexuel habituellement admis, le sujet est donné comme tel sans diégèse. Refusant le flux pervers du faux "bon sens" érotique admis, dans ses tissus de conventions en apparence, mais en apparence seulement transgressives, l'œuvre de la Suédoise travaille contre les fantômes de château de cartes prétendues érotiques.

Dans cette nudité intimiste la sexualité perd sa valeur habituelle d'ingrédient libertin et va au-delà du stéréotype, de la norme, des standards de la beauté, de la représentation des corps.
Son site
Jean-Paul Gavard-Perret

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