artiste juif :Michel Braun et les leçons des ténèbres

Artistes, Culture - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
artiste juif :Michel Braun et les leçons de ténèbre

Michel Braun et les leçons des ténèbres

Galerie Alexandre Mottier, Genève

Avec Braun aucune image n’est image mais elle donne plus que son reste. Et celui qui la fomente n’est que son propre « ghostpainter », nègre blanc d’abracadabrantesques  des cendres en un frôlement d’imprévisibles élytres et avec obstination du sage.

artiste juif :Michel Braun et les leçons de ténèbre

artiste juif :Michel Braun et les leçons de ténèbre

Par empreintes, tachisme et différents types de report Michel Braun n’élargit pas le chaos. Mais il ne cherche pas plus à le réduire. Par divers type d’impressions et de surimpressions surgissent des agglutinements de textures et les taches qu’ils laissent.

Existent d’étranges mixions , structures et incidentes qui sont autant, pour reprendre des mots de Beckett des « foirades » et des « sarabandes »ou encore des haillons sans personne dedans.

L’oeuvre semble répondre à ce que Valère Novarina demande (ironiquement) à l’art « pas de être, juste des vêtements ». Comme lorsque l’étoile jaune sur une veste voulut effacer l’être et le joindre au néant.

Discontinuité, éboulis, interférences deviennent, plus que des corpus de reliques étranges, des formes hallucinées et grouillantes. Une telle œuvre en appelle à l’émotion. Nul besoin de code ou de codex juste des griffures reports pour monter dans son « carrousel » du temps et de l’horreur que celui « entend » à travers l’histoire. Chaque tache est une mise en trop dictée par la terreur des pestes brunes.

Braun ne cherche pas à en boucher les trous. Au besoin même il les élargit pour donner à chacune de ses œuvres une sorte de transparence et de la transe lucidité dans la déclinaison des noirs pour seules apparitions. C’est l’expédient ni des enfers ni des paradis mais d’un territoire du temps que l’on peut paraphraser ainsi « back is a black, is a black to black » selon une martingale infinie mais en espérant que l’histoire ne bégaie plus. Mais Braun n’en est pas convaincu.

jpgp

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi