Artiste israélien à Paris. Ra’anan Levy : l’être et le néant.

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Ra’anan Levy expose à Paris septembre/octobre 2015

Artiste israélien à Paris. Ra’anan Levy : l’être et le néant.

Ra’anan Levy, « La suite », Exposition du 11 septembre au 31 octobre 2015, Galerie Maeght, Paris.

Né en 1954 en Israël, de parents Juifs Syriens Ra’anan Levy vit entre Florence et Paris.
Il a étudié l’art en Italie et l’histoire à Jérusalem.
Son œuvre est exposé partout dans le monde et son œuvre a déjà connu deux rétrospectives : « Ra‘anan Levy: The Poetics of Space » au Tel-Aviv Museum of Art (2007) et « Ra‘anan Levy, la chambre double » Fondation Dina Vierny-Musée Maillol à Paris (2011).

Ra’anan Levy expose à Paris septembre/octobre 2015

(c) Ben Uri, The London Jewish Museum of Art; Supplied by The Public Catalogue Foundation

Le peintre est hanté par la perte et le vide. Sa peinture explore les appartements désertés, les détails inertes du quotidien et une portion du corps humain (la main). Toutes ces thématiques remettent en cause la notion de sujet. Tout semble « en place » là où bizarrement l’artiste ne cesse de créer des vertiges jusque dans ce qui devient des vestiges du monde.

Alors que sa première série exposée en 2013 montrait un sorte d’équilibre « La suite » à l’inverse joue de la cassure. Entre autres dans la peintures de portes vacillantes ou dégondées. Surgit comme l’écrit Alain Jaubert dans le catalogue consacré à l’exposition un passage « De l’enfer ou du paradis… De la vie ou du trépas… ». Les portes restent les seuils qui ouvrent sur l’incertitude. On ne sait ce qui se cache derrière d’autant que certaines d’entre elles sont projetées à terre.

Le plus souvent (en dehors des mains) la présence humaine est in abstentia néanmoins elle rôde implicitement. A ce titre la main est essentielle. Elle représente la présence et la force humaine.

La vie est là mais la mort aussi, dans des oeuvres qui se peignant la main tente crête du désir. D’en prolonger l’ « envoi » face aux espaces où joue le manque dont l’artiste s’empare, qu’il fait sien même s’il n’en est pas le sujet. Le tout dans une virtuosité presque dérangeant là où la verve fait place à une véritable profondeur.
Jean-Paul Gavard-Perret

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