Inés, 16 ans avait fui le domicile de ses parents ce mardi. La jeune fille s'étant radicalisée depuis un an, on supposait qu’elle tentait de rejoindre la Syrie...
En fait, Inès a été retrouvée mercredi dans la soirée, vers 21 h 30, pas très loin de chez elle à Drancy en Seine-Saint-Denis. Elle a été reconnue par un passant suite à l'appel à témoin lancé mardi. "C'est un homme qui l'a ramenée à sa famille". La jeune fille a été interrogé par la police dans la soirée pour tenter de récupérer des informations plus précises sur les raisons de sa fugue.
Une radicalisation inexorable, sous les yeux de sa mère qui craignait un tel départ depuis plusieurs mois.
La jeune lycéenne portait des propos douteux : « Quand j’ai des idées noires j’ai envie de partir », disait alors Inès à sa mère. Celle-ci décrit également un changement de comportement de sa fille, refusant de manger avec sa famille, restant enfermée dans sa chambre, passant son temps sur Internet.

Ines
Depuis un mois, sa mère, inquiète avait privé Inès de téléphone et d’ordinateur portable. « Sa mère l’accompagnait partout par peur qu’elle ne lui échappe », lit-on sur le site de BFM, qui précise qu’Inès avait déjà voulu, l’été dernier, partir en Syrie pour se marier là-bas avec un Français.
En vain, l’adolescente échappe à la vigilance parentale mardi, le temps d’un passage au lycée pour voir une amie : celle-ci lui prête un téléphone, qui permet à Inès de parler avec un inconnu.
Peu après, elle rentre chez elle avec sa mère, ouvre une fenêtre et s’enfuit. Sa mère découvre un sac rempli d’affaires, dont, un niqab , voile intégral couvrant tout le visage à l’exception des yeux.
Dans la chambre de l'adolescente, sa mère avait découvert il y a trois semaines un testament et un itinéraire précis pour gagner la Syrie. Selon ce plan, l'adolescente devait aller à la gare du Nord, emprunter un téléphone, puis rejoindre les Pays-Bas en covoiturage. Sur place, elle devait voler les papiers d'une femme avant de partir.
L’adolescente avait fait l’objet d’une fiche S pour radicalisation, et avait été entendue par les services de l'antiterrorisme.
Nathalie ZADOK