Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Biutiful à Cannes

BIUTIFUL_.jpgTout juste cinq ans après son chef d'œuvre Babel, qui avait été récompensé à Cannes par le Prix  de la Mise en Scène, Alejandro G. Inarritu revient pour présenter sur la Croisette son quatrième long métrage Biutiful. Biutiful raconte l'histoire d'Uxbal, un père dévoué pour ses deux enfants, pendant que sa femme déprimée et mythomane traine avec d'autres hommes dont le frère de son mari. Proche des morts et sensible aux esprits, Uxbal est en contact permanent avec le fantôme de son père, qu'il n'a pourtant  jamais connu.

(Sur)Vivant au cœur d'une Barcelone où l'individualisme est roi, il fait travailler un groupe javier_bardem_3.jpgd'africains et de chinois, tous clandestins. Au cours d'une banale visite médicale, il apprendra qu'il est atteint d'un cancer et que les mois à venir lui sont désormais comptés. "Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir", aurait dit Johnny H. devant ce film où seul le titre donne une note joyeuse. Ciao ciao la Barcelone rayonnant de Vicky Cristina Barcelona, pour laisser place à une ville sale et miséreuse. Bye bye au beau Javier Bardem (qui ne sourit que tres rarement) des films de Almodovar. Abandon enfin du principe du récit choral d'Inarritu qui avait fait sa gloire avec des films comme 21 grammes et Amours Chiennes.

Malgré ce pessimisme si désespérant et cette noirceur extrême, le réalisateur arrive à nous convaincre (comme d'habitude), avec notamment l'immense performance de Javier Bardem, Le candidat potentiel au Prix d'Interprétation de ce 63ème Festival.

Biutiful sortira sur les écrans le 25 août prochain. 


Laurent Bartoleschi

You Will Meet a Tall Dark Stranger à Cannes

allen.jpgOn croyait Woody Allen reparti définitivement pour New York avec son précédent film Wathever Works, que nenni, en témoigne son film présenté hors compétition à Cannes (comme d’habitude !) You Will Meet a Tall Dark Stranger. Au programme de ce nouvel opus, amour, sexe, rire et trahisons. Les vies de plusieurs personnages dont les passions, ambitions et angoisses auront pour conséquence toutes sortes d'ennuis allant du loufoque au dangereux. « Vous allez rencontrer un bel et grand homme.. », c’est ce que prévoit une voyante baratineuse à souhait à la mère de Naomi Watts.

Pourtant c’est cette dernière qui lui a fait part de conseil à la consulter afin de lui faire changer ses idées après sa séparation inattendue avec son époux. Pourtant, sa fille a bien besoin, elle aussi de se les changer (ses idées) : un mari-écrivain raté qui voit sa vie bousculée par l’arrivée allen2.jpgd’une nouvelle voisine, un patron dont elle tombe sous le charme et un père fréquentant une bimbo en tout genre. Comme à l’accoutumé, ce qui fait la fabuleuse marque de fabrique du réalisateur de Manhattan, ce sont les dialogues qui sont traités avec finesse et noirceur.

Ici, la belle blonde de Mullholand Drive est entourée  d’un atypique trio masculin remarquable Josh Brolin (Wall Street 2, W.,…), Antonio Banderas et Sir Antony Hopkins. Si ce nouveau cru 2010 n’atteint pas la virtuosité d’un Match Point ou du Rêve de Cassandre, il rejoint la magie (le thème étant bien approprié) de films tels que Le Sortilège du Scorpion de Jade ou encore Alice.

You Will Meet a Tall Dark Stranger, sortira sur les écrans en novembre 2010.
 
Laurent Bartoleschi

Du 19 Mai au 3 Juillet 2010 : Dis-leur que la vérité est belle !

DISLEUR.jpgde Jacques HADJAJE

avec : Isabelle BROCHARD, Sébastien DESJOURS, Anne DIDON, Anne DOLAN, Guillaume LEBON,
Delphine LEQUENNE, Laurent MORTEAU

Lucernaire
53, rue Notre Dame des Champs, 75 006 Paris
Métro : Notre-Dame-des-Champs (ligne 12), Montparnasse-Bienvenüe (ligne 4-6-12-13)

Représentations du Mardi, auSamedi à 21 H 30 - Dimanche à 15 H 00.
Tarifs : 34,50 €
Réservations au 01 45 44 57 34 et sur www.lucernaire.fr

ALGER, 1955.
Chez les Chouraqui, on fête dans l’allégresse la naissance du petit Albert.
Autour du berceau, on écoute du jazz (Gaston, le père d’Albert, est tombé dedans quand
il était petit), on admire les robes des demoiselles, on parle football et mariage, on goûte aux
makrouds d’Aimée (la mère d’Albert), on attend le rabbin qui doit venir circoncire Albert…
La vie, quoi. La guerre vient de commencer. Une guerre qui ne dit pas encore son nom.
Sept années plus tard, les rêves seront balayés. Tout ce petit monde se verra contraint de s’inventer un avenir. Ailleurs.

CRÉTEIL, AUJOURD’HUI.
Cinquante ans ont passé. Albert enterre sa mère. Sa fille, Cécile, est avec lui. Il n’a pratiquement jamais vécu avec elle. Il la connaît à peine. Ensemble, ils videront l’appartement d’Aimée. Cet appartement où la famille a échoué après la débâcle. Ensemble, ils évoqueront cette Algérie, enfouie au fond de la mémoire d’Albert. Ils feront aussi le voyage l’un vers l’autre. Cécile aidant Albert à faire le deuil d’une enfance si longtemps prolongée, en devenant enfin père.

LES FILS DU PASSÉ S’ENTREMÊLERONT TOUT AU LONG DU RÉCIT.
Toujours guidés par Albert, nous nous arrêterons en plusieurs endroits du passé : le jour béni
de sa circoncision, différents épisodes familiaux où durant cette drôle de guerre la vie continue presque comme avant, l’arrachement à cette Algérie tant aimée, l’installation chaotique en France, le départ de Brigitte (la soeur d’Albert) en Israël, la mort de Gaston.
Bref, comment en une cinquantaine d’années, la fière tribu des Chouraqui s’est dispersée.
Et comment les rescapés (Albert et Cécile) pourront continuer à en écrire l’histoire.

The Housemaid, à Cannes

CANNES2010.jpgDeuxième jour à Cannes, et mon premier coup de cœur revient très nettement au sixième film du coréen Im Sang-Soo, The Housemaid. Œuvre ô combien superbe, tant par sa mise en scène que par le jeu de ses comédiens. L'histoire se résume à celle de Lee Euny qui vient d'être engagée comme seconde gouvernante au sein d'une riche famille bourgeoise où la maitresse de maison est sur le point d'accoucher des jumeaux d'un moment à l'autre.

Tout parait plus ou moins paisible le jour où, le mari, puissant homme d’affaires et méfié des siens, prend pour maîtresse la nouvelle servante. Mais, lorsque la nouvelle éclate, la vie de la maison, jusqu’alors paisible, se verra bousculée. Alors que la première partie de The Housemaid déborde d’érotisme et de sensualité (sans tomber dans le vulgaire), la deuxième moitié du film vire plutôt dans la cruauté, où les codes de l’Honneur sont tous renversés. Malgré sa violence morale et physique, ce superbe film détient les thèmes majeurs du cinéma asiatique: la famille et le respect où les hommes paraissent dominer cette société dans les deux cas, mais s'ils sont les détonateurs des événements, ce sont les femmes qui se chargent d'en subir les conséquences, et de manière brutale. Ici, viennent s’ajouter férocité et voyeurisme.

Une fois de plus Im Sang-Soo, nous prouve qu’il est un réalisateur de génie et que sa mise en scène est lisse et bien soignée; tout comme ses travellings d’une rare beauté. La photographie est tout simplement exceptionnelle: l’omniprésence de couleurs froides rend le film glaçant. La seule couleur chaude, rouge en l’occurrence demeure être celle du vin que boit régulièrement le chef de famille. Entre l’époux et la jeune gouvernante se liera un jeu sado/maso, un peu à la manière du chef d’œuvre de Joseph Losey The Servant, où le dominant prend un plaisir à être dominé.

The Housemaid sortira sur les écrans français le 15 septembre prochain.


Laurent Bartoleschi

Amos Gitaï entre Terre et Exil dirigé par Lucie Dugas

livregitai.gifLe nom et l'œuvre d'Amos Gitaï ont pris forme (qu') en 1999 avec la sortie de Kadosh- film ô combien controversé, on s'en souvient. Et pourtant, il s'agit là du dernier volet d'une trilogie urbaine auquel le réalisateur s'est confronté, où chaque film se déroulait dans une ville différente: Devarim en 1995 à Tel Aviv, Yom Yom en 1998 à Haïfa et Kadosh à Jérusalem. Aussi, grâce à ces trois films, il nous offre à nous spectateur/témoin, une large vision de la réalité israélienne de la fin du XXème siècle, un pas avant l'Intifada 2.

D'ailleurs, un passionnant chapitre y est largement consacré. Bref, dans Kadosh, on retrouve cette démonstration du fanatisme religieux qui étouffe les êtres et plus particulièrement les femmes. Par sa langueur et par sa rigueur, le film est à la fois beau et puissant. La marque de fabrique d'Amos Gitaï est désormais lancée: des personnages face à leur destin. En témoigne son film suivant, Kippour sorti en 2000, où il arrive à nous faire éprouver jusqu'à l'extrême l'impact de la guerre (le film évoquant sa propre expérience de soldat durant la guerre de 1973).

Il n'est pas un film de guerre conventionnel. Non, il a pour particularité de se détacher du film de genre en choisissant de filmer la Guerre après la Guerre; pendant plus de deux heures, le spectateur ne verra ni chars, ni ennemis, ni combats. Le seul matériel de guerre que l'on rencontrera sur l'écran, ne sera que décor. Les personnages rien que les personnages, durant degitaiamos.jpg longs plans séquences demeure l'un des fidèles aspects techniques du réalisateur. Comment oublier la scène d'ouverture de Free Zone, où les pleurs interminables de Natalie Portman se confondent aux textes de Pessah, pendant plus de neuf minutes! C'est éprouvant, mais ça marche.

Utilisation des Textes Sacrés chez Gitaï, une première? Pas du tout, comme nous le rappelle le livre Amos Gitaï entre Terre et Exil, dirigé par Lucie Dugas (édité chez Corlet Publications), la toute première fiction du réalisateur israélien n'est autre qu'une allégorie sur le Récit de la fête de Pourim au titre révélateur Esther. Amateurs d'Amos Gitaï vous savourerez ce livre si profond dans ses analyses; novices, vous découvririez que se cache derrière ce  réalisateur pas comme les autres, qui représentait à lui seul le cinéma israélien jusqu'en 2000.     

Laurent Bartoleschi

Arpaillargues : Discrimination ? Le conflit s'éternise

vinca.jpgArticle paru dans "Midi Libre"

RAPPEL : Depuis trois ans, un conflit oppose le maire à un producteur de vin casher. Qui l'accuse de discrimination en raison de la religion .

Le conflit entre Alain Valantin, le maire d'Arpaillargues, et l'un de ses administrés, Alexandre Sartène, s'éternise. Trois ans maintenant que ces deux hommes s'affrontent via les tribunaux. Alexandre Sartène, producteur de vin casher représenté par M e Laurent Tricot, accuse le maire d'avoir tenu des propos antisémites à son égard et de tout faire pour l'empêcher d'exercer son activité. Des accusations qu'Alain Valantin récuse. Il a porté plainte pour diffamation.
C'est une histoire de panneau qui fait aujourd'hui l'actualité. Là encore, le vigneron accuse le maire d'avoir voulu pénaliser son activité et pris un arrêté municipal interdisant la circulation des poids lourds de plus de 3,5 tonnes sur « le seul chemin d'accès » à sa propriété. Conséquence, relate Alexandre
Sartène, des transitaires auraient fait demi-tour. En février dernier, le tribunal administratif a annulé cet arrêté municipal et ordonné l'exécution de cette décision. Depuis, rien ne bouge à Arpaillargues, malgré une dernière mise en demeure. Le panneau interdisant la circulation des poids lourds sur le chemin est toujours en place. « Je ne vois pas pourquoi ce panneau serait retiré, déclare le maire, qui a fait appel de la décision du tribunal administratif avec son avocat M e Jean-Marc Gros. Je rappelle que, dans un autre dossier, monsieur Sartène a perdu devant le tribunal administratif. Son permis de construire a été refusé. Il aurait dû détruire le bâtiment visé par ce refus de permis. » (1) Le vigneron a donc alerté le préfet qui, il y a quelques jours, a « rappelé au maire ses obligations », ajoute son avocat.
Alexandre Sartène exploite aujourd'hui 9,5 hectares de vignes à Arpaillargues. 60 000 bouteilles de vin casher sortent chaque année de son domaine.

Bollywood, L'art de l'affiche aux éditions Taschen

bollywoodlartdelaffiche.jpgLa mouvance Bollywood brasse, mélange, rapproche, séduit…Le phénomène déferle parce que Bollywood est tout de même le plus grand centre de productions de films, mais aussi parce que derrière il y a tout un peuple qui palpite, qui se reconnaît dans cette création de fictions, d'images et de musiques en affinités avec ses cultures et ses traditions. 

Bollywood: l’art de l’affiche de Paul Duncan et de Rajesh Devraj retrace l’histoire de cet art et en présente les images dans leur splendeur originelle. Il s'agit là du premier panorama complet d’un genre artistique jusqu’ici négligé et sous-estimé.

Le cinéma populaire indien est souvent assimilé par ses comédies musicales ou ses drames hors du commun. Contrairement aux affiches occidentales, qui ont pour but de faire trainer quiconque dans la salle obscure, celles-ci ont pour particularité de ne pas tomber dans le revers de la mode. Elles représentent à elles seules une histoire, une œuvre à part entière; elles attirent par leur beauté plastique l'œil bollywoodlartdelaffiche2.jpgdu promeneur. Du drame à la comédie en passant par la comédie musicale, le péplum et même le thriller, ce sont de vraies mises en scène colorées.

Souvent proches du néoréalisme mais aussi, parfois, teintées de gothique: admirez ces surimpressions, ses perspectives chamboulées et ses cadrages bizarres. En fait ces affiches pourraient être une sorte de miroir de la Vie et de l'Amour du pays et de ses habitants. En ces temps d'altermondialisation, constaté qu'un peuple ne fait pas allégeance à la machine à rêver américaine et préfère inventer ses propres histoires et ses propres paillettes, ça interpelle forcément. Hautement coloré, ce passionnant ouvrage paru aux éditions Taschen se dévore comme une superproduction historique accompagnés évidemment de poulet tandoori, Naans et de Biryanis.

Laurent Bartoleschi

(500) jours ensemble en dvd!

500-jours-ensemble.jpgVéritable coup de cœur du dernier Festival de Deauville, (500) jours ensemble(Fox) est une comédie romantique pas comme les autres. Une comédie romantique nouvelle génération, dira-t-on. Une love story entre un idéaliste sentimental (si, si, ça existe!) et une fille qui ne croit pas en l'Amour durable (ça existe aussi, la preuve).

L'originalité de ce premier film habilement mis en scène par Marc Webb (un habitué de la réalisation de clips vidéo) provient du décorticage des moments cruciaux de ce couple en déséquilibre finalement: du coup de foudre au premier verre, de la première nuit à la rupture, voire plus... Bref, un résumé de ces 500 jours passés ensembles à la fois magiques, drôles, complexes, déprimants. Troublé par la pétillante ZOOEY DESCHANEL (vue aux côtés de Jim Carrey dans Yes Man), JOSEPH GORDON-LEVITT (que l'on retrouvera prochainement dans Inception de  Chistopher Nolan,) tombe littéralement des nus. Il croit vivre dans un conte de fée; mais la vie serait trop belle cher monsieur!

Autre rôle tout aussi important, reste la bande originale du film explosive où se mélangent 500DVD2.jpgmusiques pop des années 80 aux ballades de Carla Bruni, Regina Spektor, Art  Gartfunkel. Mais ce que l'on aime aussi dans (500) jours ensemble sont ses références cinéphiliques, un véritable hommage aux films de la Nouvelle Vague, que ce soit du Lauréat ou aux films de Truffaut. Comme l'avait souligné Marc Webb lors de sa conférence de presse à Deauville: "je suis très fier de présenter mon film dans la ville du réalisateur (C.Lelouch) qui a inspiré mon cinéma".

Malheureusement, cela ne fait pas partie d'un commentaire audio dans le dvd. Par contre, neuf scènes inédites sont présentées pour notre plus grand plaisir. (500) jours ensemble(Fox) est un vrai régal et qui est désormais à savourer sans modération par sa sortie en dvd ! 

Laurent Bartoleschi

Les rouleaux de la mer Morte à Paris

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RESERVEZ VOS PLACES :
» Qumrân, Le secret des manuscrits de la mer Morte, à la Bibliothèque Nationale de France, 8,60€ sur Fnac Spectacles

Une partie des manuscrits de Qumran sont exposés à la BNF. Ils montrent que la Bible ne s'est pas écrite en un jour.

C'est l'une des plus grandes découvertes archéologiques du XXe siècle, qui a déclenché espoirs et polémiques parmi les juifs et chrétiens, ainsi qu'une incroyable course au trésor. Les manuscrits de la mer Morte, qui font l'objet d'une exposition à la BNF, jusqu'au 11 juillet, drainent encore un parfum de mystère. «Ces textes nous rapprochent du big bang de la Bible, livre fondateur des trois religions monothéistes, explique Laurent Héricher, spécialiste des manuscrits hébreux à la BNF. Avec cette découverte, on a gagné mille ans de connaissances.»

Avec près de 900 manuscrits, c'est toute une bibliothèque spécialisée dans la spiritualité juive qui a reposé pendant près de vingt siècles dans onze grottes. L'ensemble de Qumran présente les écrits juifs les plus anciens jamais rassemblés, mais aussi un témoignage qui éclaire la vie religieuse au temps de la naissance du christianisme. La France, qui a largement participé aux fouilles par l'entremise du père de Vaux, a acquis «en toute légalité» 351 fragments de ces précieux écrits, actuellement exposés. Elle a également bénéficié d'un prêt du Musée de Jérusalem, qui pos­sède huit grands rouleaux, les mieux conservés, dans le Sanctuaire du Livre - sorte de dôme plongé dans l'obscurité, rappelant l'atmosphère de ces grottes découvertes à partir de 1947.

Cette année-là, des Bédouins découvrent, dans ce qui est encore la Jordanie, des rouleaux de cuir. Semi-nomades, ils connaissent depuis longtemps l'appétence des Occidentaux pour les antiquités. Louant leurs services aux archéologues, ils vont à la fois les aider et les concurrencer pour découvrir les dix autres grottes. Sur fond politico-diplomatique (création de l'État d'Israël, crise du canal de Suez, guerre des Six-Jours en 1967, etc.), les chercheurs organisent les fouilles tandis que les Bédouins organisent, de leur côté, le recel d'une partie des manuscrits.

Le jeune État d'Israël, en quête d'identité nationale et s'estimant le dépositaire unique de patrimoine juif de l'Antiquité, mènera une véritable chasse pendant près de vingt ans pour rapatrier et racheter les rouleaux.

En 1951, la découverte de textes concernant un groupe religieux - sans doute les Esséniens- fait sensation chez les chrétiens. Un historien, André Dupont-Sommer, dresse un parallèle entre cette mouvance juive (très pieuse, chaste, attendant le messie), et les premiers chrétiens, voyant dans ces grottes l'ancêtre des monastères. Certains biblistes américains affirment même que Jean le Baptiste était membre de la secte de Qumran.

Contexte historique

«Dans les années 1950, les millions de visiteurs qui affluent dans les expositions organisées à Londres ou à Paris ressemblent plus à des pèlerins adorant des reliques qu'à des touristes », raconte Laurent Héricher.

Depuis, la sécularisation a largement gagné les esprits, du moins en France. Mais l'exposition des manuscrits, mise en scène dans un contexte historique, mérite le détour. Si ce n'est pour des raisons religieuses, du moins pour des raisons esthétiques: la scénographie de Philippe Maffre, ocre et noir, appuyée par d'immenses fragments en Plexiglas suspendus au plafond, permet de ressentir une partie de l'émoi ressenti par les archéologues, il y a soixante ans.

RESERVEZ VOS PLACES :
» Qumrân, Le secret des manuscrits de la mer Morte, à la Bibliothèque Nationale de France, 8,60€ sur Fnac Spectacles

Les dvd pour nos petits sont arrivés

Les-zintrus.jpgIls sont là, arrivés en DVD, bien décidés à envahir notre monde et ils en ont les moyens. Ce sont les Zintrus (FPE) avec à leur tête Skip et Sparks. Ce divertissement familial est à la fois un mélange d'action, d'humour et d'extraterrestres ! Si le scénario est quant à lui classique et sans surprise (un groupe d'enfants tente de défendre leur maison de vacances dans le Maine contre une invasion extraterrestre), le film réussit à générer une ambiance plutôt sympathique. Pour l'anecdote, il faut signaler que l'histoire est sortie tout droit de l'imagination du scénariste Mark Burton; il a trouvé le concept du film en s'inspirant du monde réel. Il raconte, en effet, que lorsque ses enfants étaient plus jeunes, ils jouaient souvent dans la maison avec leurs amis. Ils étaient surexcités, couraient dans tous les sens en se tirant dessus avec des jouets. Comme quoi. Aussi, ce n'est pas la première fois qu'il s'attaque à une comédie d'aventure, puisqu'il a notamment participé à l'écriture de Madagascar et a même reçu un Award pour le scénario de Wallace et Gromit le mystère du lapin-garou. Extraterrestres remontés à bloc contre gamins déchaînés: qui l'emportera? Résultats garantis dans les Zintrus (disponible chez FPE).Un film à voir en famille, où chacun y trouvera son compte: des enfants qui se prendront rapidement au jeu, tandis que nous parents nostalgiques, on ne pourra pas s'empêcher de penser à l'univers des Thomas.jpgfameux Gremlins, de Joe Dante.

A présent, une autre ambiance un peu moins agitée du bocal puisqu'il s'agit d'un des personnages les plus connus de vos enfants, Thomas le petit train (disponible chez France Télévisions distributions). Comme son titre l'indique, il est question d'une locomotive accompagnée de ses amis où de grandes aventures les attendent au tournant. Entraînés par le petit train et la musique des mots, les enfants pénètrent dans le monde imaginaire de Thomas. Plus qu’une série distractive et originale Thomas le petit train a une vocation éducative et pédagogique en évoquant des thèmes comme l’amitié, l’entraide et la découverte. Une série d’animation qui mêle fond et forme avec des images 3D, qui permet de baigner l’enfant dans un univers entre imaginaire et réalité. Saviez vous que cette petite locomotive si malicieuse est âgée de 65ans, qui connait à l'heure actuelle un succès énorme en Angleterre, est traduite dans 45 langues et est diffusée dans pas moins de 185 pays!

Cajou2.jpgDepuis les Indestructibles, sauver le monde en famille, c'est vraiment cool. En témoigne la famille du petit mignon Sam Sam (chez Universal Vidéo) qui fera bon usage de leurs supers pouvoirs, tout en s'amusant avec le volume 5 L’espace n’est pas une poubelle. Je vous rappelle que ce petit homme déguisé en costume rouge deux pièces est une version bout'chou du film de super héros. Pour faire le plein d'aventures fantastiques, votre enfant devient grâce à lui, le temps d'un épisode, ce superoui_oui.gif héros cosmique ! Rien ne vous empêche de l'accompagner…Et comme tout le monde extraordinaire de Sam Sam, les moments de la vie se transformeront en aventures intersidérales abracadabrantesques cosmiques. Génial, n'est ce pas? Destinée aux enfants, cette série (comme la précédente d'ailleurs) est à la fois ludique et éducative. Elles visent à apprendre aux plus jeunes (à partir de 4ans dira-t-on)  la tolérance et le partage et le respect d'autrui.
D'autres titres sont également disponibles chez Universal vidéo: CAJOU « L’amie de la forêt »  (vol. 1), « Je parle anglais avec OUI-OUI » (volume 3), PETITE PRINCESSE « Je veux cuisiner » (volume5)…

Laurent Bartoleschi