Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Une frappe d'Israël contre l'Iran desservirait Tel-Aviv (le chef de la diplomatie française)

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a estimé lundi qu'une éventuelle frappe israélienne contre l'Iran desservirait Tel-Aviv, préconisant le renforcement des sanctions internationales pesant sur Téhéran.

« Je suis absolument hostile au fait que l'Iran ait l'arme nucléaire mais je pense que s'il y avait une attaque israélienne, malheureusement ça se retournerait contre Israël et (placerait) l' Iran en situation de victime », a affirmé M. Fabius dans une interview conjointe à la radio RMC et à la chaîne BFM-TV.

« Nous prenons les choses d'une autre façon. Nous disons qu'il faut augmenter les sanctions et, en même temps, continuer à discuter avec l'Iran pour arriver à le faire plier », a-t-il poursuivi.

Le chef de la diplomatie française a déclaré craindre qu'en cas de frappe préventive contre l'Iran, les Iraniens se victimisent et récupèrent « une légitimité auprès des populations de là-bas ».

« Il faut empêcher l'Iran d'avoir l'arme nucléaire, parce que ce serait extrêmement dangereux », a néanmoins souligné M. Fabius, appelant à poursuivre à la fois les sanctions et le dialogue vis-à- vis des autorités iraniennes.

Concernant le renforcement des sanctions qu'il défend, le ministre français a indiqué « étudier tous les schémas », sans donner plus de précisions.

Selon le dernier rapport de l'Agence internationale à l'Énergie atomique (AIEA) publié il y a quelques jours, « les Iraniens sont en train de développer les centrifugeuses (d' enrichissement de l'uranium) d'une façon qui n'a aucune raison d' être s'ils n'ont pas un but militaire », a regretté M. Fabius. « Le risque est réel », a-t-il conclu.

"Les pieds dans le plat"mardi 24 juillet sur France 3. Entretien avec Fanny Cottençon pour Alliance.

PHOTOB.jpgMardi 24 juillet, France3 diffusera la comédie dite de l'été," les pieds dans le plat", un film de Simon Astier.

A la veille de son mariage, Anouchka découvre que son père n'est pas… son vrai père. Elle décide en un rien de temps de se lancer sur les traces de ce dernier. Entre un futur mari hyper angoissé et une belle mère plus qu'envahissante, ne cherche t-elle pas finalement à fuir son avenir pour connaitre son passé, voire celui de sa mère?

Les éléments typiques du Vaudeville y sont traités avec un certain humour verbal, juif par moment (cela tombe bien!). Sépharades contre Ashkénazes. Mais l'autre grande affaire de ces pieds dans le plat servi par Simon Astier reste la belle brochette de comédiens: Jonathan Cohen (un des protagonistes de la série culte Bref), Max Boublil, Michel Jonasz, Marie-Julie Baup, Lorella Cravotta, la récemment disparue Tsilla Chelton et Fanny Cottençon. Nous avons rencontré cette dernière:
 
Laurent Bartoleschi: Fanny Cottençon décrivez nous votre personnage Judith Alban Stern et le pitch

Fanny Cottençon: Judith  juive ashkénaze, la cinquantaine, est une comédienne qui a connu son heure de gloire. Elle fait aussi partie de la génération Rock n roll des années 70/80, c'est-à-dire la liberté sexuelle et de tout ce qui s'en suit. De là, sa fille naitra Anouchka. L'identité juive de Judith n'est pas tout à fait revendiquée, contrairement à son égo qui lui est beaucoup plus influent. Quant à Anouchka, à la veille de son mariage avec Samuel Benhaim, elle apprend de manière hasardeuse que son père biologique n'est pas celui qu'elle croyait être et encore moins juif, mais breton.

L.B: Samuel, interprété par Jonathan Cohen, prononce cette phrase devant un miroir … "c'était marrant au début, mais pathétique à la fin…". Cela ne ressemble pas aux allures du film?

F.C: Bien évidemment. Mais tout est à prendre au premier degré! Je le répète que le film de Simon Astier reste une pure comédie. Où il faut le reconnaitre que tous les protagonistes de Jonathan Cohen à Michel Jonasz en passant par Lorella Cravotta à moi-même, tous sont pathétiques. Mais sans trop dévoiler quoi que ce soit l'Amour vaincra! Heureusement. 
 
L.B: On vous voit peu au cinéma, contrairement durant les années 80; serait-ce un choix?

F.C: Non ce n'est pas vraiment un choix. C'est malheureusement la vie qui veut cela. Mais le cinéma me manque beaucoup en effet; ceci dit, je préfère plus jouer dans un très bon téléfilm que dans un mauvais au cinéma. Mais, je ne désespère pas d'autant plus que je serai aux côtés de Joséphine de Meaux dans le Jour de la Grenouille de Béatrice Pollet au mois de septembre; et surtout, suivra un film de Marion Vernoux, que j'aime beaucoup.

L.B: Et puis, il y a là le dernier rôle de la regrettée Tsilla Chelton récemment disparue, qui joue le rôle de votre maman. Aviez-vous déjà partagé un film ou la scène?

F.C: J'avais joué à ces cotés en 1975, j'étais alors toute jeune comédienne, dans une pièce de théâtre de Ionesco, l'Homme aux valises au théâtre de l'Atelier, (où une autre actrice y faisait ses débuts elle aussi, Catherine Frot). C'était une femme formidable, une grande dame. A l'époque, elle était professeur. Tsilla avait créé son propre cours de théâtre où elle avait donné des cours aux futurs acteurs de la troupe du Splendid: Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, ou encore Michel Blanc et Christian Clavier. Et encore sur le tournage des pieds dans le plat, elle demeurait accompagnatrice. Une vraie professionnelle de la profession!
 
L.B: C'est la deuxième fois que vous interprétée le rôle d'une mère/belle mère juive à l'écran. On se souvient de vous dans Mariage mixte d'Alexandre Arcady où vous vous campiez en mère sépharade. Quelle différence faîtes vous justement entre ces deux communautés?  

F.C: Il y a un proverbe qui affirme qu'il n'y a pas pire ennemi pour un ashkénaze qu'un sépharade. Et vice versa.  Mais, si je peux me permettre, il y a une petite erreur dans votre question dans le film d'Alexandre Arcady, je suis ashkénaze et non sépharade. Regardez bien: ai-je le type séph? (Rires)

L.B: Non, en effet…

F.C: Maintenant, ce qu'il y a de juive en moi pourrait provenir de mes origines pieds noir de par ma mère ou bien de l'homme qui m'entoure aujourd'hui? Aussi, peut être bien que dans une vie antérieure, j'appartenais à la communauté juive, allez savoir! Mais pour la petite histoire, je côtoie beaucoup de familles ashkénazes de part mon entourage.
 

Propos recueillis par Laurent Bartoleschi

Un Bonheur n'arrive jamais seul de James Huth

unbonheur.jpgAu cinéma le 27 juin

Après avoir exploré les surfeurs de Nice et les plaines du Far West avec Jean Dujardin dans les rôles titres, le réalisateur James Huth réunit les acteurs les plus populaires du cinéma français du moment dans une comédie romantique à l'américaine. Un bonheur n'arrive jamais seul où la rencontre d'un duo complètement inattendu, Sophie Marceau et Gad Elmaleh.

Deux êtres que tout oppose vraisemblablement vont être amenés à se rencontrer. Sacha, la quarantaine consommée ne pense qu'à ses amis et faire la fête.

Pianiste le soir, non sans talent bien au contraire, dans une boite de jazz, il fini ses nuits chez lui avec l'une de ses groupies qu'il aura séduit avec brio au club. En somme, il vit l'instant présent sans regarder ni dèrriere, ni devant au grand regret de sa mère (interprétée par Macha Méril) et de sa Mamie Matzü.

Tandis que Charlotte, elle, jongle entre ses trois enfants, ses deux ex-maris et sa carrière professionnelle. Pas le temps donc de s'octroyer une nouvelle histoire d'amour. Sauf qu'un jour,Un-bonheur-n-arrive-jamais-seul-photo-2.jpg par un vilain temps de pluie, elle tombe sur Sacha, mais au vrai sens du terme. Ainsi née la rencontre de "Sacharlotte".  Gags et chutes en tout genre au programme! Sans temps mort, les aventures colorées de ce couple qui brille rafraichira la grisaille française.

Le film apparait comme une comédie fantaisiste pleine d'observations incisives sur l'amour et le sexe. L'excellence du badinage fait ressortir l'apport du couple quatre étoiles. Sophie Marceau aussi maladroite qu'élégante comme jamais et Gad Elmaleh aux yeux révolver qui pour une fois ne se croit pas sur scène lorsqu'il joue, accompagné d'une bande originale digne des comédies new yorkaises;  Un bonheur n'arrive jamais seul prouve que les français sont aussi capables de réaliser des comédies délicieuses romantiques. Et ne pas oublier que lorsque l'on est amoureux,  tout devient possible!
 
Laurent Bartoleschi

Syrie: "une intervention massive" (Israël)

Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a estimé aujourd'hui à Paris que la communauté internationale devait préparer "une intervention massive" en Syrie, pour éviter "une extension du conflit au Liban et en Irak". "Plus on attend, plus il y aura de chaos et de victimes. Il n'y a pas grand chose qu'Israël puisse faire, c'est au peuple syrien, à l'Occident et à la Russie de trouver une solution pour arrêter les massacres", a dit à quelques journalistes Danny Ayalon, lors d'une visite en France.

"La solution la plus efficace serait une intervention massive de la communauté internationale, sur le modèle de ce qui s'est passé en Bosnie", a-t-il poursuivi, évoquant le déploiement d'une force armée d'interposition. "Il est nécessaire d'y associer tous les pays concernés, y compris et surtout la Russie. Il faudra certainement trouver une solution pour (le président) Bachar el-Assad et sa famille", a souligné Ayalon.

"Si rien ne se passe, il y a un grand risque d'une extension du conflit au Liban et en Irak, deux pays qui partagent de nombreuses similitudes avec la Syrie", a mis en garde le ministre, qui devait s'entretenir dans la journée avec le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. Le président israélien Shimon Peres avait déclaré le 10 juin qu'il souhaitait la victoire des rebelles en Syrie. Israël est formellement en état de guerre avec la Syrie, son voisin au nord, mais la frontière entre les deux pays n'a connu aucun incident notable depuis la fin de la guerre israélo-arabe en octobre 1973.

La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte sans précédent contre le régime de Bachar el-Assad. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la répression et les combats entre armée et rebelles ont déjà fait plus de 15.000 morts, en majorité des civils.

DVD : La vérité si je mens 3 enfin chez vous ! Gagnez avec Alliance le DVD du film déjà culte

Vous avez aimé, vous n'avez pas eu la chance d'aller le voir au Cinéma, et bien ne manquez pas l'occasion de l'avoir chez vous de le regarder en famille la vérité si je mens 3, le DVD culte, une bonne dose de bonne humeur pour tous !

Alors jouez et gagnez avec Alliance le DVD de La vérité si je mens 3.
Remercions Laurent Bartoleschi notre chroniqueur de cinéma pour Allianceverite_si_je_mens_3.jpg

1,8 M€ pour la vente d’un manuscrit hébraïque chez Christie’s

Mahzor, Toscane, années 1490, livre hébraïque de prières pour les fêtes de l'année liturgique, manuscrit enluminé sur vélin, 168 x 125 mm, 442 feuillets, estimé 400 000-600 000 € et vendu 1 857 000 € (©Christie’s).

Un Mahzor, livre de prières juives destinées aux fêtes de l’année liturgique, a été vendu par Christie’s le 11 mai à Paris pour près de 1,8 M€.
 
Estimé entre 400 000 et 600 000 EUR, ce manuscrit, réalisé en Toscane vers 1490, avait été enluminé dans l'atelier florentin de Boccardino l'Ancien, célèbre pour avoir travaillé au service de plusieurs cours européennes dont celle de Laurent le Magnifique.

Ce Mahzor, constitué de 442 feuillets, comprend également un ensemble d'ornements et d'illustrations réalisé après le XVe siècle par un artiste juif anonyme. La reliure en maroquin brun peinte à la cire avait été commandée au cours du XVIe siècle par un des propriétaires ultérieurs.

Ce que Sarkozy percevra après son départ de l'Elysée. Et si c'était encore mieux après ?

sarkozy-bilan-taxes.jpgNicolas Sarkozy ne sera pas dans le besoin. Quelle que soit sa décision sur la suite de sa carrière politique, il va bénéficier des avantages octroyés par la République aux anciens chefs d'Etat.

D’abord, il percevra une indemnité de 6.000 euros brut, accordée à tous les "ex", quelle que soit la durée de leur séjour à l’Elysée.

Ensuite, il pourra siéger au Conseil constitutionnel, en tant qu’ancien Président et percevoir, à ce titre, une indemnité de 11.500 euros net par mois.

François Hollande a certes promis de supprimer cette disposition qui permet aux anciens Présidents d’être nommés à vie dans cette institution, mais si elle est approuvée par le Parlement, cette remise en cause ne devrait pas avoir de caractère rétroactif.

Par ailleurs, l’Etat accorde à ses anciens présidents des primes de "sujétion spéciale", pour "compenser les contraintes subies dans l'exercice des fonctions (sic)" dont on ne connaît pas le montant. Voyages gratuits et illimités en classe affaires sur Air France.

Surtout, il leur offre toute une série d’avantages matériels, détaillés dans une "décision" signée par Laurent Fabius, en 1985, lorsqu’il était Premier ministre de François Mitterrand.

Un appartement de fonction "meublé et équipé", deux fonctionnaires de la police nationale pour assurer leur protection rapprochée, une voiture de fonction avec deux chauffeurs et pas moins de sept collaborateurs (un chef de cabinet, deux assistants, un fonctionnaire des archives nationales et trois secrétaires).

En plus, Nicolas Sarkozy pourra voyager gratuitement, grâce à deux cartes de circulation illimitées, l'une sur Air France, en classe affaires, l'autre à la SNCF première classe.

Enfin, lorsqu’ils se déplacent à l’étranger, les anciens chefs de l’Etat sont accueillis par l’ambassadeur de France, qui doit faciliter leur séjour et assurer "leur hébergement dans les résidences de l’ambassadeur ou des consuls".

Pour l'Etat, la facture de ces nombreux avantages est salée : La charge financière -que personne ne connaît compte tenu de la dispersion des financements- peut être estimée à 1,5 million par an et par ancien président, souligne le député René Dosière dans son livre "L’argent de l’Etat" (Seuil).

AFP

La France se réveille avec un nouveau président élu, François Hollande

François Hollande est devenu dimanche le deuxième socialiste à accéder à l'Elysée sous la Ve République en battant Nicolas Sarkozy, mais, souligne lundi la presse, "le plus dur commence" pour le nouvel élu qui promet d'être "le président de la justice" et non celui de l'austérité.

Trente et un ans après la victoire de François Mitterrand, le candidat socialiste, grand favori du scrutin depuis des mois, obtient 51,67%, selon des résultats quasi définitifs (seules manquent les voix du million de Français de l'étranger). M. Sarkozy, avec 48,33%, échoue à décrocher un second mandat.

La passation de pouvoirs devrait avoir lieu vers le 14 mai.

La participation s'établit à 81,03%, taux inférieur au second tour de la présidentielle de 2007 (83,9%) mais supérieur à celui du 22 avril (79,5%).

A Solférino, au siège du PS, les milliers de sympathisants présents ont exulté dès le début de soirée. La clameur a été immense à la Bastille à 20H00. M. Hollande a notamment réalisé un résultat historique à Paris avec 55,60%. Dans son fief rural de Tulle, il obtient plus de 75% des voix.

Le nombre des bulletins blancs et nuls a par ailleurs dépassé 2 millions, soit environ 6% des votants, un des taux les plus élevés à une présidentielle sous la Ve.

A 57 ans, François Hollande, qui n'a jamais exercé de responsabilité ministérielle et qui était donné battu à la primaire PS jusqu'à la mise hors course de Dominique Strauss-Kahn, accède à l'Elysée avec un score quasiment identique à celui du 10 mai 1981 (51,76%). "Les Français viennent de choisir le changement en me portant à la présidence de la République", a lancé François Hollande devant environ 2.000 partisans réunis sur la place de la cathédrale de Tulle.

Après un "salut républicain" à son rival, M. Hollande, l'air grave, s'est dit fier d'avoir été "capable de redonner espoir". "Est-ce que j'ai fait avancer la cause de l'égalité?" sera la question à se poser à la fin de son mandat, a expliqué le président élu. "L'Europe nous regarde, l'austérité peut ne plus être une fatalité", a-t-il prévenu.

François Hollande a ensuite rejoint dans la nuit les ténors du Parti socialiste, place de la Bastille, là où avait été célébré il y a 31 ans l'élection du premier président socialiste français, François Mitterrand.

"Je vous ai entendu, j'ai entendu votre volonté de changement, votre force, votre espérance et je vous vous exprimer toute ma gratitude. Merci, merci merci de m'avoir permis d'être votre président de la République", a-t-il déclaré. "Je suis le président de la jeunesse de France!", a-t-il lancé aux dizaines de milliers de personnes présentes. "Je suis le président de toutes les fiertés de France, le président de la justice en France", a-t-il ajouté.

Vers 2H30, la plupart des partisans de François Hollande avaient quitté la Bastille et le président élu était rentré chez lui dans le quartier Beaugrenelle (XVe).

Premier à réagir, devant ses partisans de La Mutualité, Nicolas Sarkozy a indiqué dans un discours à la tonalité très personnelle avoir eu François Hollande "au téléphone" et lui avoir souhaité "bonne chance". "Je porte toute la responsabilité de cette défaite (...). Il me faut en tirer toutes les conséquences", a souligné le président sortant, suggérant qu'il se retirait de la vie politique: "Je resterai l'un des vôtres" "mais ma place ne pourra plus être la même (...), mon engagement sera désormais différent". "Je ne serai plus jamais candidat aux mêmes fonctions", avait-il annoncé plus tôt aux ténors de l'UMP réunis à l'Elysée, selon un ministre.

A l'UMP, qui va entrer dans une zone de turbulences avec la lutte annoncée entre Jean-François Copé et François Fillon, l'après-présidentielle semble avoir déjà commencé, malgré les appels à l'unité de M. Sarkozy.

"Il faudra une reconstruction en profondeur", a prévenu Laurent Wauquiez.

Alors que la gauche dispose quasiment de l'ensemble des pouvoirs (exécutif, Sénat, régions, départements...), Jean-François Copé a décrété la "mobilisation générale" pour les législatives.

Le PS et l'UMP sont au coude à coude pour le premier tour du 10 juin, selon divers sondages. La gauche est créditée de 26 à 35%, contre 30 à 33% pour l'UMP. Le FN est estimé à environ 18%. "Il faut donner une majorité au président de la République", a plaidé François Hollande à la Bastille.

Si les éditorialistes saluent la victoire du socialiste, ils relèvent qu'il va rapidement être rattrapé par de lourdes responsabilités. Son "travail ne fait que commencer et il sera rude, dès demain", écrit Nicolas Demorand dans Libération.

M. Hollande a cependant reçu de nombreux messages de félicitations de dirigeants à travers le monde et notamment d'Européens qui ont semblé soudain convertis à son appel à relancer la croissance dans l'Union européenne alors que la journée de dimanche a également été marquée par un vote sanction contre les drastiques politiques d'austérité imposées à la Grèce.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a ainsi assuré que Berlin et Paris allaient travailler "ensemble à un pacte de croissance pour l'Europe".

Le chef du gouvernement italien, Mario Monti, a aussi émis le souhait de "collaborer étroitement avec la France" avec pour "objectif une union toujours plus efficace et orientée vers la croissance".

Barack Obama a également félicité le nouveau président français mais a évoqué d'emblée des "dossiers difficiles" à gérer en commun avec M. Hollande, allusion évidente à l'Afghanistan et à la crise de la dette européenne.

Hollande , Sarkozy , l'un regrette sa douce Normandie, et l'autre fait la somme des humiliations de son enfance...

(sic)

Sarkozy et Hollande qu'on ils de semblable ? Le réalisme de ceux qui appartiennent à des partis de gouvernement. Une égale détermination d'animal politique. Un engagement européen qui leur a parfois valu des échecs. Une fois d'ailleurs, en 2005, ils affichèrent leur apparente complicité pour défendre le oui au référendum sur la Constitution européenne. Leur photo, côte à côte dans Paris Match, fit scandale et reste, depuis, leur agacement secret.

HOLLANDE PROVINCIAL DANS L'ÂME
Regardons-les un instant pour tenter de les comprendre. L'un a longtemps gardé la nostalgie de son enfance normande. Une vie calme et tranquille, dans les quartiers cossus de Bois-Guillaume, à quelques kilomètres de Rouen. François Hollande est un provincial dans l'âme, jusque dans ses goûts culinaires et son plaisir à discuter aujourd'hui dans les bistrots de Corrèze où il s'est implanté. Un père médecin ORL, une mère assistante sociale, un frère aîné. Une vie classique au sein de la petite bourgeoisie catholique, entre déjeuners du dimanche et scolarité en institution privée.
Même le déménagement de la famille à Neuilly, lorsqu'il avait 13 ans, ses études à Sciences Po puis à HEC, son diplôme de l'ENA n'ont jamais tout à fait brisé le rythme paisible de ceux qui ont vécu loin de Paris et cette apparence un peu fade qui l'a longtemps fait passer, en politique, pour un second couteau.

SARKOZY FAMILLE ARISTOCRATIQUE
L'autre porte un nom d'origine hongroise, legs d'une histoire familiale qui se confond avec les soubresauts tragiques de l'Europe d'après-guerre. Pal Nagy Bocsa y Sarközy, son père, était l'héritier d'une famille aristocratique de Budapest, mais il est arrivé en 1948 en France en apatride, sans argent et sans aucuns papiers, après avoir fui les occupants soviétiques qui enrôlaient de force les jeunes gens dans leur armée.
Nicolas Sarkozy ne connaît pas dix mots de la langue de ce père qui, à Paris, s'est reconverti dans la publicité. Il n'a jamais voulu la lui enseigner : "C'est un tout petit pays, cela n'aurait pas été très utile, disait-il au Monde il y a quelques années, et je voulais, de toute façon, que mes enfants soient entièrement français."
"HUMILIATIONS D'ENFANCE"
Le président sortant juge, pour sa part, que c'est surtout la marque de la négligence de son géniteur. Son enfance, au milieu de ses deux frères, dans un hôtel particulier du 17e arrondissement de Paris, n'a rien eu de misérable. Mais il a gardé la blessure des enfants de divorcés - il n'avait que 5 ans - à une époque et dans un milieu où les séparations étaient rares. "Ce qui m'a façonné, a-t-il lâché un jour dans un entretien, c'est la somme des humiliations d'enfance... Je n'ai pas la nostalgie de l'enfance parce qu'elle n'a pas été un moment particulièrement heureux."

L'un s'est construit sans rébellion apparente dans une famille de droite. Georges Hollande était un militant de l'Algérie française. Deux fois, il s'est présenté aux élections municipales - à Rouen en 1959, à Bois-Guillaume en 1965 -, sur des listes parrainées par l'extrême droite et l'avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour, défenseur de l'écrivain Louis-Ferdinand Céline puis du général putschiste Raoul Salan. En 1968, il croyait dur comme fer que les communistes allaient débarquer dans le port de Rouen...

HOLLANDE ESQUIVE SOURIANTE
Jamais le fils n'a épousé les idées du père. Jamais non plus il ne l'a vraiment affronté. Bien lui en a pris : son frère aîné, Philippe, plus contestataire, y a gagné d'être inscrit dans un sévère pensionnat religieux. Lui a appris l'art de l'esquive souriante, dissimulant ses désaccords derrière une jovialité et un humour à toute épreuve. Il a été aussi protégé par une mère affectueuse et charmante, Nicole, qui avait un petit faible pour François Mitterrand, originaire comme elle de Charente.

L'autre n'a cessé de se mesurer à ses proches. A ses deux frères, d'abord, Guillaume l'aîné, François le benjamin, plus grands, meilleurs élèves. Bagarreur, écorché vif, il répétait en serrant les poings face à la moindre velléité de le dominer : "Tu ne me fais pas peur !" A son père ensuite, remarié une fois, deux fois, trois fois et qu'il a longtemps refusé de revoir.

Le jour de son investiture à l'Elysée, Pal Sarkozy, qui s'était glissé dans les rangs des invités VIP, n'a eu droit qu'à une poignée de main rapide. La légende qui circule parmi les amis de son fils veut qu'il ait glissé d'un ton léger : "Evidemment, ce n'est pas comme être président des Etats-Unis..."
Le grand-père maternel, Bénédict Mallah, chez qui la famille a vécu, était un juif converti au catholicisme. Un gaulliste convaincu. Sa mère, Andrée, une figure assez moderne de femme émancipée. N'a-t-elle pas, après son divorce, repris des études de droit, passé son certificat pour devenir avocate ? "J'en ai tiré deux convictions fortes, a-t-elle souvent dit à son fils, devenu à son tour avocat. Tout le monde est récupérable et la peine de mort est une monstruosité."

JOYEUX DRILLES DU SPLENDID
François Hollande est un authentique social-démocrate. Un européen convaincu. Un modéré aussi. En classe, au lycée Pasteur de Neuilly, ses copains Christian Clavier, Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot et Michel Blanc, formaient un groupe de joyeux drilles qui bientôt fonderait la bande du Splendid. Lui était un bucheur.

Après Mai 68, à l'époque où les jeunes gens à cheveux longs se passionnaient pour le philosophe marxiste Herbert Marcuse et l'écrivain américain Jack Kerouac, il affichait déjà son admiration pour François Mitterrand. A l'ENA, au sein de la promotion Voltaire, avec ses copains Jean-Pierre Jouyet, Michel Sapin, Jean-Maurice Ripert et Bernard Cottin, il s'est opposé sans cris inutiles aux "bourgeois" Dominique de Villepin, Renaud Donnedieu de Vabres et Pierre Mongin en proposant la "péréquation salariale" entre stagiaires.

JOLIE FILLE MAL FAGOTÉE
La seule qui leur ait vraiment tenu tête, à l'époque, était une jolie fille mal fagotée, Ségolène Royal. C'est justement elle qu'il a séduite par son intelligence et ses plaisanteries. Ils ont formé, pendant plus de vingt- cinq ans, un de ces couples devenus légendaires parce que rarissimes dans les milieux du pouvoir.
"François et Ségolène" : elle, plusieurs fois ministre, lui patron de parti. Leur histoire s'est brisée en 2007 sur une trahison sentimentale et une rivalité politique. Elle aura été candidate à l'élection présidentielle avant lui. Il vit depuis avec une journaliste de Paris-Match, Valérie Trierweiler, passionnée depuis vingt ans par la politique.
Pour le reste, tout son parcours, des Clubs Témoins de Jacques Delors, aux "transcourants" du Parti socialiste, sa position de majoritaire au sein du PS, sa complicité avec le premier ministre Lionel Jospin, montre qu'il n'a jamais été un idéologue. C'est un pragmatique, un pondéré. Il pratique l'art de la synthèse et du rassemblement autant par conviction que par caractère. Que l'on ne s'y trompe pas, il a éliminé beaucoup de ses adversaires. Habilement, sans qu'on s'en aperçoive : en disant toujours oui, puis en vous étouffant doucement.

SOLITUDE ET AVANIES

François Hollande a aussi connu une traversée du désert, à partir de 2008. Quatre ans de quasi-solitude et d'avanies. Ses adversaires à gauche rivalisaient alors de vacheries pour décrire son centrisme bonhomme : "Il est mou" (Martine Aubry), "C'est Flamby !" (Arnaud Montebourg), "M. Petites Blagues..." (Laurent Fabius), "Un capitaine de pédalo" (Jean-Luc Mélenchon). Lorsqu'il a été candidat à la primaire, ses rivaux socialistes ont détourné le bon mot de celui qui est aujourd'hui son adversaire : "Hollande ? Il pense à la présidentielle en nous rasant..." Ils sont tous aujourd'hui derrière lui.

Nicolas Sarkozy, lui, a épousé à peu près toutes les tendances de la droite. En 1974, le premier meeting auquel il ait assisté était celui de Jacques Chaban-Delmas, que Jacques Chirac venait de trahir en faveur de Valéry Giscard d'Estaing. Deux ans plus tard, il s'engouffrait dans le RPR fondé... par Jacques Chirac.

Son premier vrai discours, aux assises du parti en juin 1975, stupéfia les barons : "Etre jeune gaulliste, c'est être révolutionnaire !" Il a ensuite été chiraquien de choc en 1988, libéral fervent et soutien de son rival Edouard Balladur en 1995, ministre de l'économie dirigiste, dans la meilleure tradition française en 2004, premier flic de France au ministère de l'intérieur jusqu'en 2007.
"IL VAUT MIEUX ÊTRE DEUX"
Pendant des années, lorsqu'il était encore maire de Neuilly, il a organisé des dîners mondains à la mairie, conviant à sa table ses riches et puissants administrés, Martin Bouygues, Jean Reno, Bernard Arnault, Jacques Attali, des grands patrons de la médecine, des dirigeants d'entreprise, des avocats.

Un jour, en mariant l'un d'eux, Jacques Martin, le plus célèbre animateur de télévision de France, il est tombé amoureux de la jeune épousée, Cécilia. Pendant plus de quinze ans, il n'a pas fait un pas sans elle. "La politique est un monde tellement violent, qu'il vaut mieux être deux", disait Cécilia Sarkozy en jouant ses conseillères. Pendant qu'il affrontait Ségolène Royal à l'élection présidentielle de 2007, Cécilia est pourtant partie. Le jour de son élection, elle n'est même pas allée voter, et cette unique voix manquera toujours à sa victoire.

Il s'est depuis remarié avec Carla Bruni, un ancien mannequin international, qui portait jusque-là quelques engagements à gauche comme un accessoire de mode un peu bobo. Il est à la fois père d'un bébé et grand-père.

"TOUT L'UN OU TOUT L'AUTRE"
Pour le reste, toute sa vie, on a dit de lui la même chose : "énergique", "volontaire", "inventif", "agressif", "excessif" et "brutal". En 1995, après son combat contre son ancien mentor, Jacques Chirac, on l'a qualifié de "traître". Dix ans plus tard, il faisait figure de "meilleur candidat de la droite". "C'est toujours tout l'un ou tout l'autre avec moi, s'agaçait-il déjà à l'époque. J'ai l'habitude. On dit : 'Il ne sera jamais aimé des Français', et le lendemain : 'Il pourrait devenir président de la République !'"

En 2007, il a siphonné les voix du Front national et nommé une jeune Française d'origine marocaine, Rachida Dati, à un ministère régalien, la justice. Il a pratiqué l'ouverture à gauche et débauché l'un des meilleurs amis de François Hollande, Jean-Pierre Jouyet. Puis, il a donné un coup de barre, à droite toute. Il a voulu tenir la presse qui l'a vilipendé. Son bilan de président est plein de ses contradictions et de ces ruptures. Et ses soutiens, à droite, pleins d'ambivalence.

Raphaëlle Bacqué cliquez-ici pour lire intégralement l'article source LeMonde

Israël :Emmanuel Pinto présente son dernier roman « Acouphène »

Acouphene-couv.jpgRENCONTRE LITTERAIRE Le lundi 7 mai à 19h30 A l’Institut français de Tel Aviv, Rothschild 7

La France célèbre la jeune génération des romanciers israéliens
L’écrivain israélien Emmanuel Pinto présente son dernier roman
« Acouphène » (Actes Sud 2012, dans une traduction de Laurent Cohen)
 Une rencontre présentée par son frère Goël Pinto Journaliste.

Emmanuel Pinto, écrivain, traducteur et metteur en scène, nous dévoile dans ce deuxième roman, « Acouphène », le premier traduit en français et publié chez Actes Sud cette année, la guerre à laquelle il a lui-même participé et sur laquelle il s’est senti l’irrépressible envie d’écrire. Il écrit sur cette mère d’origine algérienne, la mère de Pini, qui vit au loin et dans l’angoisse cette guerre qui a éloigné ses fils.

L’auteur d’ « Acouphène » propose une métaphore sensible de la guerre et dialogue avec l’écrivain et dramaturge français Jean Genet, troisième personnage fort de ce roman. Dans son dernier ouvrage, « Le captif amoureux », publié quelques mois après sa mort, Jean Genet écrit « je me rappelle de tout » en parlant des massacres de Chatila. Comment un témoin extérieur à ces événements peut-il se souvenir quand Pini, soldat et acteur, ne se souvient de rien, s’interroge Pinto ?

Au travers de ces trois personnages, Pini, sa mère et Jean Genet, Emmanuel Pinto tente d’apporter des éléments de réponse et laisse à penser sur ce qu’un individu peut porter en lui des séquelles d’une guerre.

« Pratiquant le brouillage des pistes, ces pages sont faites pour ébranler les certitudes. Ni apologie, ni demande de pardon, il ne plaide pas non plus pour une fraternisation sur le champ de bataille. Il ne plaide pour rien d’ailleurs, sinon pour une accolade dans ce que tous peuvent partager : la souffrance. » (Nicolas Weill, Le Monde, 2 mars 2012).

A l’occasion de la parution d’Acouphène aux éditions Actes Sud, dans une traduction de Laurent Cohen, Emmanuel Pinto présentera son roman à l’Institut français de Tel Aviv, le lundi 7 mai à 19h30 ; la rencontre sera animée par son frère, Goël Pinto, journaliste.